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    <title>LOW←TECH MAGAZINE Français</title>
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    <description>Ce site fonctionne à l’énergie solaire, et se retrouve parfois hors-ligne</description>
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    <item>
      <title>Et si nous remplacions les armes à feu et les balles par des arcs et des flèches ?</title>
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      <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 00:00:00 +0000</pubDate>
      
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      <description>&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/female-archers_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Des étudiantes de l’université de Chicago qui s’exercent au tir à l’arc. Photo : Emmet Bardon. Université de Chicago, Centre de recherche sur les collections spéciales.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Des étudiantes de l’université de Chicago qui s’exercent au tir à l’arc. Photo : Emmet Bardon. [Université de Chicago, Centre de recherche sur les collections spéciales](http://photoarchive.lib.uchicago.edu/db.xqy?one=apf4-00009.xml). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi les armes à feu et les balles ont-elles remplacé les arcs et les flèches ? Cette interrogation peut sembler dénuée de sens pour beaucoup tant la réponse est évidente : l’arme à feu a remplacé l’arc en raison de sa supériorité. Examinons cette idée de plus près.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;force-et-compétences&#34;&gt;Force et compétences&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les armes à feu de poing sont généralement évaluées ou comparées selon des caractéristiques de performance, telles que la létalité, la portée et la cadence de tir. En revanche, si l’on applique ces mêmes caractéristiques aux arcs, deux difficultés apparaissent rapidement. Premièrement, l’arc est une arme qui dépend de la force physique de l’archer. Plus l’archer est fort, plus l’arc est performant. Dans le cas d’une arme à feu, l’énergie provient directement de la charge propulsive de la munition. La force physique du tireur n’a donc plus d’importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force nécessaire pour bander un arc est généralement mesurée en livres (lbs) et est exprimée comme le « poids de traction » de l’arc. De nos jours, la plupart des archers amateurs et chasseurs à l’arc utilisent des arcs dont le poids de traction se situe entre 30 et 70 livres. L’effort nécessaire pour bander un arc de ce type équivaut à soulever un poids de 15 à 35 kg. &lt;sup id=&#34;fnref:1&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:1&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Des poids de traction similaires étaient largement répandus dans le passé proche et lointain, aussi bien pour la chasse que pour la guerre. Cependant, certains archers utilisaient des arcs avec des poids de traction beaucoup plus élevés. Par exemple, à l’apogée de l’arc long durant l’Angleterre médiévale, le poids de traction des arcs de guerre variait de 100 à 140 livres et atteignait même 200 livres pour certains archers. Les arcs composites avaient également des poids de traction plus élevés.&lt;sup id=&#34;fnref:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:5&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:5&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La puissance de l’arc dépend de la force physique de l’archer.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, la performance de l’arc repose grandement sur les compétences de l’archer.&lt;sup id=&#34;fnref1:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:7&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:7&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Que ce soit un arc ou une arme à feu, il est indispensable que le tireur affine sa précision. Cependant, l’archer doit d’abord apprendre à « appuyer sur la gâchette ». En effet, il ou elle doit réussir à exécuter parfaitement une séquence d’actions pour pouvoir tirer avec précision. La moindre variation de posture corporelle ou un relâchement brusque de la corde peut dévier la flèche de sa trajectoire prévue. En revanche, appuyer sur la gâchette d’une arme à feu demande moins d’entraînement. De même, il est beaucoup plus difficile de viser avec un arc qu’avec une arme à feu. À moins que la cible ne soit très proche, l’archer doit compenser la force de gravité et tirer la flèche en suivant une trajectoire en arc de cercle. C’est d’ailleurs pourquoi on parle de tir à l’arc.&lt;sup id=&#34;fnref:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; À l’inverse, la vitesse des balles étant bien supérieure à celles des flèches, le tireur peut simplement diriger son tir en ligne droite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;différence-entre-arc-de-lépoque-préindustrielle-et-arme-à-feu-moderne&#34;&gt;Différence entre arc de l’époque préindustrielle et arme à feu moderne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons qui deviendront par la suite évidentes, je compare l’arme à feu moderne à l’arc préindustriel, et non à l’arc moderne. Dans cette catégorie d’arc préindustriel, on retrouve les arcs monoblocs (fabriqués à partir d’une seule pièce de bois) ainsi que les arcs composites (constitués de différentes couches de matériaux, généralement du bois, de la corne et du tendon). Par ailleurs, je suppose que les arcs sont maniés par des archers robustes et compétents. Grâce à de nombreuses ressources écrites, preuves archéologiques ou autres expériences scientifiques menées avec des répliques d’armes préindustrielles, nous avons une idée plutôt précise des capacités des archers prémodernes et de leurs armes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;1-létalité&#34;&gt;1. Létalité&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La létalité d’une arme désigne sa capacité à engendrer la mort d’une personne ou des dommages corporels. Par définition, toutes les armes sont létales, mais certaines le sont plus que d’autres. Cette létalité est souvent définie en calculant la quantité de mouvement et l’énergie cinétique des balles. Ces deux notions de physique déterminent la capacité des balles à pénétrer une cible. Plus la vitesse et le poids du projectile sont élevés, plus la pénétration est importante. Les balles se déplacent très rapidement, contrairement aux flèches à cause de leurs poids. &lt;sup id=&#34;fnref:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, si l’on calcule la quantité de mouvement et l’énergie cinétique des flèches, même l’arc le plus puissant semble nettement moins meurtrier qu’une arme à feu. Lorsqu’elle est tirée par un arc de guerre de 170 livres, l’énergie cinétique d’une flèche n’est que de 96 pieds-livres contre 117 pieds-livres pour une balle tirée par un petit pistolet de calibre 0.22 LR. Elle atteint 383 pieds-livres pour une munition tirée par un pistolet de calibre 9 mm, et se situe entre 1 300 à 2 800 pieds-livres pour un projectile tiré par un fusil.&lt;sup id=&#34;fnref:10&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:10&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Bien que la disparité entre les niveaux de quantité de mouvement soit minime, les balles l’emportent dans les deux cas.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les flèches surpassent largement les balles en termes d’efficacité énergétique. La forme d’une flèche, contrairement à celle d’une balle, a un impact sur la pénétration.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Néanmoins, les flèches surpassent largement les balles en termes d’efficacité énergétique. La forme d’une flèche, contrairement à celle d’une balle, a un impact sur la pénétration. En raison de sa forme allongée, la masse par section transversale d’une flèche (la densité sectionnelle) est beaucoup plus élevée que celle d’une balle. &lt;sup id=&#34;fnref:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:13&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:13&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Par conséquent, une flèche nécessite beaucoup moins de quantité de mouvement et d’énergie cinétique pour pénétrer les tissus jusqu’à la même profondeur qu’une balle. Il n’est pas nécessaire d’avoir un arc de guerre de 170 livres pour tuer. Un arc de 45 livres suffit à éliminer presque n’importe quelle créature sur Terre. Les archers médiévaux qui maniaient l’arc long anglais utilisaient uniquement des poids de traction élevés car leurs flèches devaient percer les armures en acier épaisses, devenues courantes dans les années 1400.&lt;sup id=&#34;fnref2:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/arrows-efficiency_dithered.png&#34; alt=&#39;Image. En raison de sa forme allongée, la masse par section transversale d’une flèche (la densité sectionnelle) est beaucoup plus élevée que celle d’une balle. Crédit image : Tim Ormsby.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image. En raison de sa forme allongée, la masse par section transversale d’une flèche (la densité sectionnelle) est beaucoup plus élevée que celle d’une balle. Crédit image : [Tim Ormsby](https://www.facebook.com/photo/?fbid=10159086965037194&amp;amp;set=g.161983523940600). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les balles causent davantage de dommages lorsqu’elles atteignent leur cible. Les flèches traversent les tissus en les tranchant et produisent des dommages similaires à ceux causés par une dague ou un couteau. Par conséquent, les blessures se limitent au tissu incisé par le contact direct avec la pointe de la flèche. Quant aux balles, elles pénètrent les tissus par la force brute et peuvent causer des dommages significatifs aux tissus et organes qui ne sont pas directement touchés par le projectile. Ce phénomène s’accentue avec l’augmentation du calibre et de la vitesse des balles, en particulier avec les fusils. &lt;sup id=&#34;fnref1:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:14&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:14&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, si l’on se base uniquement sur les blessures occasionnées, on constate que les balles sont plus meurtrières que les flèches. Il est important de noter que si l’archer est assez précis pour atteindre des parties vitales du corps, une flèche peut être tout aussi létale. Contrairement à l’archer, le tireur n’a pas besoin d’être aussi précis dans son tir pour qu’il soit mortel. De plus, il peut être très difficile (voire impossible) de retirer les pointes de flèches du corps d’une victime, même au sein d’un établissement de soins moderne.&lt;sup id=&#34;fnref2:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En effet, elles ont tendance à se coincer dans les os. En temps de guerre, elles étaient souvent barbelées, ce qui les rendaient extrêmement délicates à retirer.&lt;sup id=&#34;fnref:16&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:16&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;2-portée&#34;&gt;2. Portée&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La portée distingue une arme à projectiles d’une arme de mêlée (utilisée au corps à corps). Celui qui possède l’arme avec la plus longue portée peut atteindre l’autre sans que ce dernier ne puisse riposter. Dans le cadre de la pratique de la chasse, la portée réduit la probabilité qu’un chasseur soit tué. La portée théorique d’une arme correspond à la distance maximale que peut atteindre un tir de projectile, tandis que la portée pratique indique à quelle distance un projectile peut être tiré avec suffisamment de précision et de puissance d’impact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, il était autrefois courant de mesurer une distance en tirant une flèche. En Angleterre, cette unité de mesure a même été standardisée à 204 yards (187 mètres).&lt;sup id=&#34;fnref3:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Même s’il s’agissait d’une norme, cette portée différait de celle obtenue par les archers les plus forts qui utilisaient des arcs avec des poids de traction beaucoup plus importants.&lt;sup id=&#34;fnref1:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Selon certaines sources historiques datant du Moyen Âge, la portée théorique d’un arc long de guerre se situait entre 200 et 400 yards (183-366 mètres).&lt;sup id=&#34;fnref3:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le record du monde, établi en 2017 avec un arc long anglais, s’élève à 412,82 m.&lt;sup id=&#34;fnref:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les arcs équestres composites avaient des portées plus longues, entre 300 et 530 mètres.&lt;sup id=&#34;fnref:18&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:18&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le record du monde, établi en 2019, s’élève à 566,83 mètres.&lt;sup id=&#34;fnref:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Contrairement à une balle, une flèche reste mortelle pendant toute la durée du tir.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les armes à feu modernes possèdent une portée théorique beaucoup plus longue que les arcs de l’époque préindustrielle. Toutefois, leur portée pratique est comparable, du moins pour les pistolets et les armes à feu de poing (contrairement aux fusils). Par exemple, la portée théorique d’une arme de poing Beretta M9 (un pistolet de l’armée américaine) est de 1800 mètres, mais sa portée pratique n’est que de 50 mètres. L’armée américaine définit la portée pratique d’une arme à feu comme la portée théorique qu’un soldat moyen peut atteindre en visant une cible statique de la taille d’un torse avec une précision de 51 %. Je n’ai pas trouvé de données similaires pour les archers, cependant les informations disponibles suggèrent que l’arc peut avoir une portée de précision équivalente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, l’analyse d’une compétition de tir à l’arc organisée en 1916 dans le New Jersey (époque où les archers utilisaient encore des arcs monoblocs en bois) a révélé le talent de précision des cinq meilleurs archers, chacun tirant un total de 90 flèches à trois distances différentes : 40, 50, et 60 yards (37, 46 et 55 mètres). Le diamètre de la cible était de 121 cm (typique d’une cible d’entraînement), soit une dimension comparable à celle d’un torse humain. Le pourcentage de flèches ayant atteint la cible était de 98 % à 37 m, 96 % à 46 m et 88 % à 55 m.&lt;sup id=&#34;fnref:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:22&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:22&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/BOW161.Sachers.04_ingo_simon_turkish_bow-e1658312034644_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Le chanteur, poète et archer anglais Ingo Simon tirant avec un arc composite turc. Via Bow International.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Le chanteur, poète et archer anglais Ingo Simon tirant avec un arc composite turc. Via [Bow International](https://www.bow-international.com/features/long-distance-shooting-a-brief-history/). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il est difficile de comparer la portée des arcs et des armes à feu. La vitesse initiale des balles est très élevée (près de 3000 km/h), mais elle diminue rapidement tout au long de leur trajectoire. À l’inverse, une flèche se déplace relativement lentement (150-250 km/h) mais perd très peu de vitesse.&lt;sup id=&#34;fnref:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les propriétés qui facilitent la pénétration d’une flèche dans une cible s’appliquent également à sa pénétration dans l’air. Par ailleurs, les flèches, contrairement aux balles, sont volantes. Elles figurent d’ailleurs parmi les premières applications de l’aéronautique, des milliers d’années avant l’invention de l’avion.&lt;sup id=&#34;fnref2:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:24&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:24&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par conséquent, une flèche reste mortelle pendant toute la durée du tir, même à distance théorique. Sa létalité augmente davantage si elle est décochée selon une inclinaison à 45 degrés, comparé à un tir à moyenne portée.&lt;sup id=&#34;fnref4:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref5:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La flèche prend alors de la vitesse, et donc de la quantité de mouvement et de l’énergie cinétique, dans sa descente. En revanche, si une balle est tirée selon une trajectoire en arc de cercle pour atteindre sa portée théorique, sa vitesse sera tellement réduite qu’il est peu probable qu’elle soit mortelle lorsqu’elle touchera le sol.&lt;sup id=&#34;fnref:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Une balle a besoin de plus de quantité de mouvement et d’énergie cinétique pour pénétrer dans une cible, mais également d’une vitesse plus élevée pour compenser son manque d’aérodynamisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la portée de précision des arcs soit inférieure à celle des fusils (qui peuvent être performants jusqu’à une distance de plusieurs centaines de mètres ou plus), la portée maximale des arcs puissants équivaut à la portée pratique de certains fusils. Comme nous le découvrirons ultérieurement, les archers préindustriels s’exerçaient régulièrement à atteindre la portée maximale de leurs arcs, contrairement aux archers amateurs occidentaux d’aujourd’hui.&lt;sup id=&#34;fnref:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;3-cadence-de-tir&#34;&gt;3. Cadence de tir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La cadence de tir détermine le nombre de projectiles qu’une arme peut tirer dans un intervalle de temps défini. Plus la cadence de tir est élevée, plus la probabilité qu’un des projectiles atteigne la cible est élevée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu’on visite un stand de tir à l’arc moderne, on a l’impression que les arcs ont une cadence de tir beaucoup plus lente que les armes à feu. Cependant, la pratique du tir à l’arc moderne est entièrement dédiée à une précision minutieuse, de l’ordre du millimètre. L’ajustement d’un tir est un processus plutôt lent, souvent accompagné de manipulations d’instruments et d’une observation à travers un viseur. Les arcs modernes peuvent, en quelque sorte, être assimilés au fusil sniper d’un tireur d’élite. Autrefois, les archers visaient de manière intuitive, avec les deux yeux ouverts et focalisés sur la cible. La visée intuitive demande plus de dextérité : elle repose sur la coordination entre l’œil et le corps, à l’instar d’un lancer de pierre. Toutefois, elle peut être tout aussi précise, et présente l’avantage évident de la rapidité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les archers anglais du Moyen Âge devaient être capables de tirer 10 à 12 flèches bien ciblées par minute, soit un tir toutes les 5 à 6 secondes.&lt;sup id=&#34;fnref6:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Les meilleurs archers à arc long pouvaient décocher jusqu’à 30 flèches par minute, soit une toutes les deux secondes.&lt;sup id=&#34;fnref:29&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:29&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cette cadence est comparable à celle des armes à feu semi-automatiques, comprise entre 12 et 15 tirs par minute.&lt;sup id=&#34;fnref:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Une cadence de tir soutenue comprend le temps nécessaire pour viser, recharger et prévenir la surchauffe et les dysfonctionnements de l’arme à feu. En ce qui concerne l’arc, tout dépend de la dextérité, de la force et de l’endurance de l’archer.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Avec les compétences et la force adéquates, les archers peuvent égaler voire surpasser la cadence de tir des armes semi-automatiques telles que les armes à feu de poing et les pistolets.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les armes à feu peuvent tout de même dépasser la cadence de tir soutenue d’un arc pendant une courte période, sans prendre en compte le temps de refroidissement de l’arme. La plupart des armes semi-automatiques, qui déclenchent un tir à chaque pression de la détente, atteignent une cadence de tir rapide d’environ 45 balles par minute. Si aucune recharge de munitions n’est requise, la cadence de tir peut s’intensifier davantage. Un tireur moyen peut décharger une arme de poing semi-automatique à une cadence d’environ 2 à 3 balles par seconde en visant une seule cible immobile. Néanmoins, pendant un entraînement militaire, l’objectif est d’effectuer un tir précis toutes les 1 ou 2 secondes.&lt;sup id=&#34;fnref1:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les archers utilisant des arcs composites ont développé des techniques de tir qui peuvent rivaliser avec la cadence de tir rapide des armes semi-automatiques. Les archers à cheval décochaient leurs flèches en tirant avec le pouce, à la différence de la traction méditerranéenne utilisée par les archers à l’arc monobloc (et moderne). Ces cavaliers-archers positionnaient la flèche de l’autre côté de l’arc (à droite s’ils étaient droitiers) et la maintenaient contre la corde à l’aide d’un anneau autour du pouce. Grâce au tirage au pouce, il est possible d’encocher et de décocher sans interruption avec un seul et même mouvement. Certains Amérindiens pratiquaient le tirage par pincement, présentant des avantages similaires.&lt;sup id=&#34;fnref:31&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:31&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/manchu-archer_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un archer mandchou bandant son arc en composite avec relâchement avec le pouce. Source : Klopsteg, Paul Ernest. « Turkish archery and the composite bow: a review of an old chapter in the chronicles of archery and a modern interpretation. » (Le tir à l’arc turc et l’arc composite : critique d’un ancien chapitre dans l’histoire du tir à l’arc et une interprétation moderne) (1947).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Un archer mandchou bandant son arc en composite avec relâchement avec le pouce. Source : Klopsteg, Paul Ernest. « Turkish archery and the composite bow: a review of an old chapter in the chronicles of archery and a modern interpretation. » (Le tir à l’arc turc et l’arc composite : critique d’un ancien chapitre dans l’histoire du tir à l’arc et une interprétation moderne) (1947). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/thumb-release_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Le tirage au pouce Source : Klopsteg, Paul Ernest. « Turkish archery and the composite bow: a review of an old chapter in the chronicles of archery and a modern interpretation. » (Le tir à l’arc turc et l’arc composite : critique d’un ancien chapitre dans l’histoire du tir à l’arc et une interprétation moderne) (1947).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Le tirage au pouce Source : Klopsteg, Paul Ernest. « Turkish archery and the composite bow: a review of an old chapter in the chronicles of archery and a modern interpretation. » (Le tir à l’arc turc et l’arc composite : critique d’un ancien chapitre dans l’histoire du tir à l’arc et une interprétation moderne) (1947). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour réaliser des salves de tirs rapides, les archers maniant des arcs composites gardaient des flèches supplémentaires dans la main servant à bander l’arc. Cela leur permettait ainsi d’encocher plus rapidement que lorsqu’ils prélevaient des flèches dans leur carquois. La méthode de tir la plus rapide consistait à placer jusqu’à cinq flèches sur l’arc, les alignant parallèlement les unes aux autres, et les encochant l’une après l’autre. Lars Anderson, un archer danois ayant récemment ravivé l’intérêt pour le tir à l’arc asiatique en Occident, tire jusqu’à dix flèches bien ciblées en seulement 5 secondes, soit 2 par seconde. Il parvient également à décocher trois flèches en seulement 0,6 seconde après les avoir préalablement placées sur l’arc.&lt;sup id=&#34;fnref:32&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:32&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;4-approvisionnement-en-munitions&#34;&gt;4. Approvisionnement en munitions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec les compétences et la force adéquates, les archers peuvent ainsi égaler voire surpasser la cadence de tir des armes semi-automatiques telles que les armes à feu de poing et les pistolets. En revanche, ils ne peuvent rivaliser avec les armes à feu automatiques (mitrailleuses), qui tirent des balles tant que le tireur appuie et maintient la détente enfoncée. La mitrailleuse, apparue dans les années 1860, peut tirer 30 balles en seulement deux secondes.&lt;sup id=&#34;fnref2:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, la plupart des archers épuiseront leur stock de munitions plus rapidement que les artilleurs. Les archers anglais équipés d’un arc long ne transportaient généralement qu’un maximum de 25 à 50 flèches, toutes utilisées après quelques minutes de tir à une cadence maximale. À l’inverse, les soldats américains sont équipés de sept chargeurs, totalisant un stock de 200 balles. &lt;sup id=&#34;fnref3:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Pendant leur campagne en France, les archers anglais étaient suivis par des dizaines de chariots de ravitaillement remplis de flèches supplémentaires.&lt;sup id=&#34;fnref7:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les cavaliers-archers parthes se déplaçaient avec un convoi de plus de 1000 chameaux chargés de flèches supplémentaires.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les cavaliers-archers emportaient donc un stock de munitions plus conséquent : entre 60 et 80 flèches, allant même jusqu’à 400. Ces flèches étaient stockées dans des carquois attachés sur le côté de la selle. Leur stratégie était également conçue pour maintenir l’ennemi en mouvement, facilitant ainsi la collecte et la réutilisation de leurs flèches. Ils pouvaient ainsi rapidement rejoindre le convoi de ravitaillement et retourner sur le champ de bataille. Les cavaliers-archers parthes, célèbres pour leurs nombreuses victoires contre l’armée romaine, se déplaçaient avec un convoi de plus de 1000 chameaux chargés de flèches supplémentaires.&lt;sup id=&#34;fnref1:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;5-discrétion-et-maniabilité&#34;&gt;5. Discrétion et maniabilité&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les performances d’une arme dépendent également de sa taille et de l’espace nécessaire à son utilisation. Les arcs préindustriels étaient incroyablement légers (environ 500 g), mais de taille plus imposante que les armes à feu modernes. L’archer avait donc besoin de plus d’espace pour décocher une flèche. Un pistolet ou un fusil peut être utilisé dans presque toutes les positions, tandis qu’un arc monobloc est plus performant lorsque l’archer se tient debout. Cette contrainte complique la dissimulation de l’archer, et rend l’arme peu pratique dans certains environnements. Son poids léger et sa taille en font également une arme de mêlée moins efficace. Les archers portaient habituellement une épée pour le combat au corps à corps.&lt;sup id=&#34;fnref1:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En comparaison, l’arme à feu moderne fonctionne aussi bien à distance qu’en combat rapproché.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/Kringaudlik_shooting_arrow_with_bow_at_Cape_Wallaston_%2839039%29_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un archer s’apprête à décocher une flèche tout en étant accroupi sur le sol. Photo de Rudolph Martin Anderson, 1916, Musée canadien de l’histoire. CC BY-SA 4.0.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un archer s’apprête à décocher une flèche tout en étant accroupi sur le sol. Photo de Rudolph Martin Anderson, 1916, Musée canadien de l’histoire. CC BY-SA 4.0. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l’arc composite est bien plus court que l’arc monobloc. Le relâchement avec le pouce permet à l’archer de tirer dans n’importe quelle direction, quelle que soit la position corporelle. Il existe également des exemples historiques de petits « arcs de poche » avec de faibles allonges, mortels seulement à courte portée. &lt;sup id=&#34;fnref:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; De plus, même si certains de ces arcs sont plus difficiles à dissimuler en raison de leur taille, ils compensent en partie ce désavantage en étant silencieux. À l’inverse, le bruit d’un coup de feu révèle immédiatement la position du tireur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;le-règne-de-linfériorité-les-premières-armes-à-feu&#34;&gt;Le règne de l’infériorité : les premières armes à feu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l’on compare les caractéristiques de performance des arcs de l’époque préindustrielle et des armes à feu modernes, il est tentant de conclure que les armes à feu ont remplacé les arcs en raison de leur supériorité technologique. La différence n’est cependant pas aussi flagrante que beaucoup l’auraient soupçonnée. Toutefois, même les archers les plus doués du Moyen-Âge ne pourraient pas rivaliser avec tous les types d’armes à feu modernes, particulièrement avec les fusils et les mitrailleuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, les arcs sont devenus obsolètes des siècles avant l’apparition des armes à feu modernes. Sur le continent européen, les armes à feu (d’abord l’arquebuse, puis le mousquet) ont pris le statut d’arme portative dominante à partir des années 1500.&lt;sup id=&#34;fnref5:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Une meilleure performance technique ne pouvait pas en être la raison puisque les armes à feu préindustrielles étaient, sur presque tous les points, inférieures aux arcs. Ce n’est qu’entre les années 1850 et 1900 qu’elles ont égalé les arcs en termes de performances techniques, grâce aux méthodes de fabrication industrielles.&lt;sup id=&#34;fnref6:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/Redcoats_Fire_A_Musket_Volley_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Des hommes tirant au mousquet. Crédit : Edd Scorpio, Wikimedia commons. CC BY-SA 3.0.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Des hommes tirant au mousquet. Crédit : Edd Scorpio, Wikimedia commons. CC BY-SA 3.0. 
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La létalité constituait le seul avantage des premières armes à feu. Comme c’est toujours le cas de nos jours, une balle fait plus de dégâts qu’une flèche.&lt;sup id=&#34;fnref:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, contrairement à aujourd’hui, toucher la cible représentait un véritable défi. Comparées aux arcs, les premières armes à feu étaient imprécises, de courte portée, et disposaient d’une faible cadence de tir. De ce fait, même les artilleurs chevronnés ne recevaient aucune formation à ce sujet avant le XX&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle.&lt;sup id=&#34;fnref1:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Jusqu’en 1793, après environ 300 ans de bons et loyaux services sur le champ de bataille, une série de tests au Royaume-Uni a démontré que les mousquets étaient moins précis que les arcs.&lt;sup id=&#34;fnref1:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans le même temps, Benjamin Franklin envisageait d’armer les soldats de la Guerre d’Indépendance américaine d’arcs plutôt que de mousquets, qu’il jugeait plus efficaces.&lt;sup id=&#34;fnref5:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Jusqu’en 1793, après environ 300 ans de bons et loyaux services sur le champ de bataille, une série de tests au Royaume-Uni a démontré que les mousquets étaient moins précis que les arcs.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La principale faiblesse des premières armes à feu, et la dernière a avoir été corrigée, fut leur faible cadence de tir. Le mousquetaire devait suivre une série d’étapes à réaliser avant chaque tir.&lt;sup id=&#34;fnref2:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; À cette époque, un homme devait charger le mousquet et faire feu, laissant la possibilité pour un archer habile de lui lancer une douzaine de flèches. Pendant la Guerre civile des États-Unis (1861-1865), la portée des fusils valait celle des arcs de guerre (200-300 mètres). La cadence de tir, quant à elle, était toujours aussi faible que trois balles par minute.&lt;sup id=&#34;fnref7:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les armes à feu préindustrielles étaient tout aussi peu fiables, tandis que les arcs restaient une valeur sûre. À la fin des années 1700, près de 15 % des tirs de mousquets échouaient. Ce taux augmentait de 90 % en temps de vent et de pluie. De plus, un mousquet était aussi long qu’un arc et bien plus lourd (7-9 kg).&lt;sup id=&#34;fnref1:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/dutch-musket_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un mousquet néerlandais du XVIIe siècle. Source : Rijksmuseum, image du domaine public.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un mousquet néerlandais du XVII&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle. Source : [Rijksmuseum, image du domaine public](https://www.rijksmuseum.nl/nl/collectie/NG-NM-3546). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/Manual_of_the_Musketeer,_17th_Century_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un manuel de la New Model Army, armée de la Première Révolution anglaise, illustrant une partie des étapes requises pour charger et faire feu avec les premiers mousquets. Image relevant du domaine public.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un manuel de la New Model Army, armée de la Première Révolution anglaise, illustrant une partie des étapes requises pour charger et faire feu avec les premiers mousquets. [Image relevant du domaine public](https://en.wikipedia.org/wiki/Musket#/media/File:Manual_of_the_Musketeer,_17th_Century.jpg). 
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L’arme à feu présentait également des inconvénients stratégiques. Tout d’abord, si la trajectoire rectiligne des balles facilitait la visée, elle contrevenait également au volume de tirs qui se trouvait encore plus limité.&lt;sup id=&#34;fnref6:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref8:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les archers pouvaient se tenir en formation et tirer depuis différents rangs en même temps : les archers des lignes arrières tiraient au-dessus des lignes avants. Cette technique, appelée « tir de volée », est utilisée depuis l’Antiquité.&lt;sup id=&#34;fnref4:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En revanche, seulement deux rangs de mousquetaires pouvaient tirer simultanément (un rang à genoux et l’autre debout derrière lui). Du reste, les mousquetaires ne pouvaient viser que les premiers rangs d’une force ennemie. De plus, ils ne pouvaient pas lancer leurs projectiles au-dessus d’un mur de château.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les archers pouvaient tuer indirectement (et causer beaucoup de dégâts) avec leurs flèches enflammées. Il s’agissait de projectiles légèrement plus longs qui contenaient des matières combustibles. Certaines d’entre elles étaient à utilisation immédiate tandis que d’autres demandaient une certaine préparation sur le terrain.&lt;sup id=&#34;fnref7:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Leurs répercussions pouvaient être dévastatrices en des temps où les bâtiments et les bateaux étaient faits de matières inflammables. Les forces défensives pouvaient mettre le feu aux convois d’approvisionnement ou aux engins de siège des armées attaquantes.&lt;sup id=&#34;fnref9:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les archers à cheval enflammaient également les hautes herbes des grandes plaines pour repousser les troupes adverses.&lt;sup id=&#34;fnref1:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En soi, parce qu’ils lançaient des flèches enflammées, les arcs étaient, eux aussi, des « armes à feu ».&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;larbalète&#34;&gt;L’arbalète&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’arme à feu ne fut pas la première à remplacer l’arc. Sur le continent européen, l’arbalète est devenue l’arme de guerre dominante dès les années 1200. Puis, dans les années 1500, les premières armes à feu ont remplacé en grande partie les arbalètes.&lt;sup id=&#34;fnref8:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref10:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Apparue au cours de l’Antiquité, l’arbalète est une arme tributaire de l’énergie humaine, tout comme l’arc. Cependant, son fonctionnement ressemble fortement à celui d’une arme à feu. Le projectile est verrouillé dans son emplacement et le tireur doit simplement viser pour effectuer un tir précis. L’arbalétrier met l’arme sous tension à l’aide de différents mécanismes tels qu’un étrier, un treuil à double manivelle ou encore un système de poulies.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/1916.1758_full_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : arbalète avec des munitions. Allemagne, XVIe-XVIIe siècles. Bois, cuir, acier ; ensemble : 37,2 cm (14 5/8 in.). Source : Internet Archive.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : arbalète avec des munitions. Allemagne, XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;-XVII&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècles. Bois, cuir, acier ; ensemble : 37,2 cm (14 5/8 in.). Source : [Internet Archive](https://archive.org/details/clevelandart-1916.1758-crossbow-bolt). 
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L’arbalète est souvent considérée comme techniquement supérieure à l’arc. Le fait qu’elle ait en grande partie remplacé l’arc en Europe ne fait que confirmer cette idée. Cependant, une comparaison de leurs caractéristiques de performance démontre que ce sont deux armes tout aussi valables, chacune avec ses propres avantages et inconvénients. Le carreau d’arbalète était plus puissant qu’une flèche, incarnant ainsi l’outil parfait pour transpercer les armures.&lt;sup id=&#34;fnref:39&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:39&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;39&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; De plus, l’arme permettait à l’arbalétrier de moins bouger son coude et donc de porter une armure plus lourde qui aurait interféré avec l’utilisation d’un arc.&lt;sup id=&#34;fnref2:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, l’arbalète était bien plus lourde et sa cadence de tir était aussi faible que celle d’une arme à feu. De plus, les arbalètes n’étaient pas non plus adaptées aux tirs de missile en arc de cercle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l’on compare la performance de l’arbalète et celle de la première arme à feu, on observe un fait étrange : l’arbalète est manifestement la meilleure des deux. Elle partage la même cadence de tir que les premières armes à feu, mais elle possède tout de même une précision, une portée et une fiabilité proches de celles d’un arc. L’arbalète est également plutôt silencieuse et ne produit aucune fumée (contrairement à toutes les premières armes à feu). Pourtant, l’arbalète a fini par être remplacée par l’arme à feu, et non l’inverse. Par conséquent, et contrairement à l’opinion générale, l’arc et l’arbalète n’ont pas été remplacés par des armes supérieures en termes de performance technique,  et c’est plutôt le contraire qui s’est produit. Entre 1400 et 1900, les armées européennes ont donc remplacé leurs armes de première catégorie par des armes de qualité moindre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;tuer-aucune-compétence-ni-effort-requis&#34;&gt;Tuer : aucune compétence ni effort requis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si l’on tient compte uniquement des caractéristiques de performance, on peut remarquer que l’évolution des armes portables en Europe n’a pas vraiment de sens. Les différences en termes de techniques de production ne semblent pas l’expliquer pour autant. La production des balles était moins chère que celle des flèches, mais la fabrication des arcs automatiques était plus économique que celle des armes à feu. Le passage de l’arc à l’arbalète puis à l’arme à feu semble plus logique si on les compare en termes d’apprentissage. L’arbalétrier avait seulement besoin de bien viser et pouvait tirer tout droit et non en courbe, ce qui rendait l’arbalète plus facile d’utilisation que l’arc. L’arbalète sollicitait également moins les muscles que l’arc, tout en restant une arme tributaire de l’énergie humaine. L’arme à feu s’est émancipée de cette dépendance.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d’être des armes techniquement supérieures, les armes à feu ne nécessitaient aucune compétence ou effort musculaire pour tuer quelqu’un à distance.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d’être des armes techniquement supérieures, les armes à feu ne nécessitaient aucune compétence ou effort musculaire pour tuer quelqu’un à distance. La plupart des armées européennes ont remplacé les arcs par des arbalètes puis par des armes à feu pour la raison suivante : la rapidité de l’apprentissage. Les arbalétriers et les mousquetaires étaient peu formés, voire pas du tout, tandis que des années de pratique étaient nécessaires pour former un archer suffisamment habile et compétent pour être efficace sur un champ de bataille.&lt;sup id=&#34;fnref9:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref11:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:7&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:7&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:40&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:40&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;40&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:41&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:41&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;41&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’arbalète et l’arme à feu ont ainsi élargi le nombre de personnes susceptibles de devenir soldats dans une population donnée. Ce fut une bonne nouvelle pour les personnes au pouvoir parce qu’elles pouvaient désormais former une grande armée plus rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;la-pratique-du-tir-à-larc&#34;&gt;La pratique du tir à l’arc&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est aisé d’oublier l’importance de la facilité d’apprentissage de nos jours, car les armes à feu sont particulièrement simples d’utilisation. En effet, il n’est même pas nécessaire de bien viser avec une mitrailleuse. En revanche, former et entretenir une armée d’archers demande beaucoup d’efforts. L’entraînement au tir à l’arc faisait partie du quotidien sur les champs de bataille où l’arc était l’arme de prédilection. L’exemple de l’Angleterre est particulièrement parlant. L’arbalète n’y fut retirée du service militaire qu’en 1595, soit près de 400 ans après que la plupart des armées européennes aient remplacé les arcs par les arbalètes, donc un siècle après l’apparition des premières armes à feu.&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/1962_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Entraînement de tir à l’arc au lycée, 1962. Source : The Newark Public Library. Internet Archive.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Entraînement de tir à l’arc au lycée, 1962. Source : The Newark Public Library. [Internet Archive](https://archive.org/details/NewarkSchools1962). 
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&lt;p&gt;La couronne d’Angleterre obligeait toute la population masculine du pays à pratiquer le tir à l’arc. Les lois sont entrées en vigueur dans les années 1250 et sont devenues de plus en plus strictes au cours des siècles suivants.&lt;sup id=&#34;fnref10:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref12:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:42&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:42&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;42&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:43&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:43&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;43&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Tous les hommes entre 17 et 60 ans devaient posséder un arc et devaient s’entraîner les dimanches et les jours de fête. Les parents devaient fournir un arc et des flèches à leurs garçons d’ici l’âge de sept ans. Pour éviter toute distraction des entraînements de tir à l’arc, les autres sports comme le football, le tennis et le handball étaient interdits.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;L’entraînement au tir à l’arc faisait partie du quotidien sur les champs de bataille où l’arc était l’arme de prédilection.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La principale forme d’entraînement au tir à l’arc consistait à tirer sur des buttes. Il s’agissait de monticules de terre, de pierre et de tourbe situés sur des terres communales pouvant mesurer jusqu’à 200 mètres de long. Ces terrains d’entraînement (aussi connus sous le nom de blasons) pouvaient se trouver en pleine campagne, dans les villes et villages, ou sur des terres adjacentes des châteaux ou des forts.&lt;sup id=&#34;fnref11:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref13:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La pratique du tir à l’arc comprenait également le tir au piquet ou au clout : l’art de tirer une flèche à l’aide d’un grand arc dans une cible placée à une distance maximale. Cela permettait d’entraîner les archers au tir de volée. Il existait une autre forme d’entraînement qui consistait à tirer sur un papegault accroché en haut d’un mât. Cette technique entraînait les archers aux sièges et aux batailles navales, lors desquels ils étaient amenés à tirer sur des cibles en hauteur dans le gréement des navires ennemis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les cultures dont les armées étaient majoritairement composées d’archers à cheval les entraînements étaient différents, utilisant notamment des tactiques plus mobiles sur le champ de bataille.&lt;sup id=&#34;fnref5:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’entraînement militaire le plus typique avec des arcs composites se présentait sous forme de jeux, dans lesquels les archers galopaient à cheval sur des chemins spécialement tracés pour l’occasion, tirant sur les côtés, en arrière et dans les airs sur des cibles consécutives de part et d’autre de la piste. Un manuel équestre militaire ottoman sur le tir à l’arc du XVII&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle décrit notamment près de 20 exercices combinant l’arc et l’épée.&lt;sup id=&#34;fnref12:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Beaucoup de peuples nomades ont appris à leurs enfants à monter à cheval et à tirer à l’arc dès leur plus jeune âge.&lt;sup id=&#34;fnref2:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/mongolian-child-archer-Nasanbat_Nasaa_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un enfant archer mongol. Crédit : Nasanbat Nasaa. Via Traditional Manchu Archery.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Un enfant archer mongol. Crédit : [Nasanbat Nasaa](https://www.facebook.com/groups/123478431067128/user/100000273387588/). Via [Traditional Manchu Archery](https://www.facebook.com/groups/fedoro). 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/mongolian-horse-archer-Nasanbat%20Nasaa_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un archer mongol à cheval. Crédit : Nasanbat Nasaa. Via Traditional Manchu Archery.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Un archer mongol à cheval. Crédit : [Nasanbat Nasaa](https://www.facebook.com/groups/123478431067128/user/100000273387588/). Via [Traditional Manchu Archery](https://www.facebook.com/groups/fedoro). 
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&lt;p&gt;Pendant de nombreux siècles, le tir à l’arc était considéré comme un devoir religieux et une marque de statut social dans l’Islam, de la Turquie à l’Inde. Puis, il s’est développé sous forme d’un art martial et d’une pratique rituelle qui favorisait l’ordre social et le développement spirituel en Chine, au Japon, en Mongolie et en Corée.&lt;sup id=&#34;fnref:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:46&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:46&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;46&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’accent n’était pas seulement mis sur la précision et la portée, mais aussi sur la rapidité du tir, l’endurance, et sur le fait de tirer dans des positions inconfortables. Par exemple, une pratique particulière au Japon consistait à tirer des flèches sur une cible située sur un toit bas, d’une distance d’environ 120 mètres, tout en étant à genoux. Un autre défi consistait, quant à lui, à tirer sur une même cible de manière répétée pendant une longue durée. En 1686, un archer a tiré 13 053 flèches en 24 heures (9 par minute), dont 8 133 ont atteint à la cible (plus de 5 flèches par minute).&lt;sup id=&#34;fnref13:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arcs modernes ont supprimé le savoir-faire, ainsi qu’une grande partie du plaisir, propre au tir à l’arc en tant que sport.&lt;sup id=&#34;fnref:47&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:47&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;47&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En effet, un arc recurve contemporain à viseur est précis même dans les mains d’un parfait débutant. Lors de tirs sur des distances relativement grandes, des instruments aident l’archer à propulser la flèche avec la trajectoire balistique appropriée. Souvent, les doigts ne touchent même pas la corde d’arc. En effet, un déclenchement mécanique se trouve entre la corde et les doigts et il suffit à l’archer d’appuyer sur la gâchette. L’arc recurve olympique possède des stabilisateurs pour une meilleure visée. L’arc à poulies, le plus utilisé pour la chasse, comporte un système de cames permettant à la corde de se dérouler, réduisant ainsi la force dont l’archer a besoin pour tenir son arc en pleine allonge.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;le-canon&#34;&gt;Le canon&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les Anglais finirent par abandonner le tir à l’arc, mais seulement après de nombreux débats.&lt;sup id=&#34;fnref14:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref6:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, l’arme à feu portative n’était pas l’unique raison du remplacement de l’arc anglais, pourtant si polyvalent. Il est devenu obsolète avec l’apparition d’une nouvelle arme d’artillerie : le canon. Les grands groupes d’archers se tenant debout proches les uns des autres devinrent une cible facile à atteindre lorsque l’artillerie est devenue plus mobile et efficace.&lt;sup id=&#34;fnref14:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:43&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:43&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;43&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’arc composite (et l’arbalète) résistaient beaucoup plus longtemps à l’arme à feu et au canon.&lt;sup id=&#34;fnref3:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:48&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:48&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;48&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:49&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:49&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;49&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En Chine, le tir à l’arc ne disparut de la formation militaire qu’en 1901, au moment où les armes à feu atteignirent enfin le niveau de performance des arcs.&lt;sup id=&#34;fnref:50&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:50&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;50&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;En Chine, le tir à l’arc ne disparut de la formation militaire qu’en 1901, au moment où les armes à feu atteignirent enfin le niveau de performance des arcs&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Depuis le temps des Grecs et des Romains, les missiles ont peu de fois trouvé leur place lors des guerres européennes. Il s’agissait souvent de batailles au corps à corps : les hommes se battaient à l’aide d’épées, de lances, de haches, de piques, de hallebardes et de marteaux. Lorsque les arcs, et plus tard les armes à feu, ont fait leur apparition sur le champ de bataille, les hommes ont continué à se tenir en rangs pour se tirer les uns sur les autres.&lt;sup id=&#34;fnref7:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les guerriers à cheval portaient des épées et des lances, et non des arcs et des flèches. En revanche, à l’Est, les guerres s’articulaient autour d’un très grand nombre d’archers à cheval mobiles qui ne participaient jamais aux mêlées. Ces archers arrivaient au galop sur leur ennemi, lançant vers lui une salve de flèches à longue portée avant de rebrousser chemin et de disparaître au loin. Ces attaques éclairs aussi dispersées étaient difficiles à arrêter avec des canons.&lt;sup id=&#34;fnref8:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:49&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:49&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;49&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/Schlacht_von_Azincourt_dithered.png&#34; alt=&#39;Guerre en Europe : échanges de tirs d’hommes en rangs. L’image dépeint la bataille d’Azincourt (1415). Source : Antoine Leduc, Sylvie Leluc et Olivier Renaudeau (dir.), D’Azincourt à Marignan. Chevaliers et bombardes, 1415-1515, Paris, Gallimard / Musée de l’armée, 2015, p. 18-19, ISBN 978-2-07-014949-0&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Guerre en Europe : échanges de tirs d’hommes en rangs. L’image dépeint la bataille d’Azincourt (1415). Source : Antoine Leduc, Sylvie Leluc et Olivier Renaudeau (dir.), D’Azincourt à Marignan. Chevaliers et bombardes, 1415-1515, Paris, Gallimard / Musée de l’armée, 2015, p. 18-19, ISBN 978-2-07-014949-0 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/Mongolian-horse-archers-Credit-Nasanbat-Nasaa_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Archers mongols à cheval. Crédit : Nasanbat Nasaa. Via Traditional Manchu Archery.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Archers mongols à cheval. Crédit : [Nasanbat Nasaa](https://www.facebook.com/groups/123478431067128/user/100000273387588/). Via [Traditional Manchu Archery](https://www.facebook.com/groups/fedoro). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De plus, les armes à feu ou les arbalètes n’intéressaient pas les archers en selle, car leurs tactiques de combat dépendaient de la cadence de tir. Ces armes les auraient contraints à revoir complètement leurs stratégies, qui s’étaient montrées très efficaces, même contre la cavalerie européenne équipée des premières armes à feu.&lt;sup id=&#34;fnref2:49&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:49&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;49&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les archers cavaliers amérindiens ont ainsi tué des colons européens jusqu’au XIX&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle. Dans les mains des cavaliers, l’arc n’a connu la défaite que face au fusil à répétition.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;une-violence-viable&#34;&gt;Une violence viable ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Prôner le retour de l’arc et de la flèche au détriment de l’arme à feu semble absurde et irréaliste. Mais est-ce vraiment le cas ? Réutiliser l’arc nous serait profitable. Cette hypothèse s’inscrit dans la même logique que les stratégies à faible consommation d’énergie, telles que le remplacement des voitures par les vélos. Le vélo et l’arc sont tous deux des technologies très efficaces, faisant appel à la force physique de l’homme, qui seraient bénéfiques pour la santé humaine et l’environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d’abord, revenir à l’arc et à la flèche serait un geste pacificateur. Si former de plus grandes armées et mener des guerres plus vastes était possible avec les armes à feu, alors revenir aux arcs et aux flèches (et à d’autres missiles historiques, tels que les trébuchets, les catapultes et les balistes) rendrait les conflits moins importants. Le nombre de personnes d’une population donnée pouvant devenir de bons soldats diminuerait (à moins que la pratique du tir à l’arc ne réintègre les habitudes de la vie quotidienne). De la même manière, une société remplaçant les voitures par des vélos rendrait les distances de parcours plus courtes et favoriserait un mode de vie plus local (à moins que les gens ne s’entraînent à faire une douzaine de kilomètres par jour à vélo).&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de personnes d’une population donnée pouvant devenir de bons soldats diminuerait en revenant à l’arc et à la flèche.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les guerres auraient moins d’impact sur l’environnement si l’on réhabilitait les arcs et les flèches. Nous n’évaluons pas souvent des armes en termes d’efficacité énergétique et de durabilité. Cependant, la production d’armes à feu et de balles dépend d’une chaîne d’approvisionnement mondiale complexe, incluant des infrastructures, des usines, des mines et des combustibles fossiles. Comme toute autre technologie moderne, ces armes posent donc un problème à long terme, en plus de la souffrance humaine qu’elles causent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’un autre côté, les arcs et les flèches peuvent être fabriqués à la main, à partir de matériaux locaux naturels et artificiels (Voir “&lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/&#34;&gt;Les armes mortelles qui poussaient sur les arbres
&lt;/a&gt;”). En outre, la production artisanale possède un effet pacificateur supplémentaire. En effet, les premières armes à feu étaient faites manuellement, comme les arcs, et dans les deux cas, l’approvisionnement en armes était limité à la quantité que pouvaient produire les artisans. Avec des méthodes de fabrication industrielle, ces limites ont disparu, facilitant ainsi la formation de grandes armées et multipliant les combats.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/archery%20outdoors%20women_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Entraînement de tir à l’arc en extérieur au Palm Beach Junior College, années 1950. Source : Archives du Palm Beach State College - Harold C. Manor Library - campus Lake Worth. Trouvé sur Internet Archive.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Entraînement de tir à l’arc en extérieur au Palm Beach Junior College, années 1950. Source : Archives du Palm Beach State College - Harold C. Manor Library - campus Lake Worth. [Trouvé sur Internet Archive](https://archive.org/details/17-archery-outdoors-women). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Troisièmement, les méthodes de fabrication low-tech représentent une source d’autosuffisance militaire, c’est-à-dire la capacité des pays (ou de toute autre entité politique) de se procurer ou de produire localement en grande quantité du matériel militaire performant, des matières premières et de l’équipement. Ces ressources peuvent être nécessaires pour la survie de l’entité ou pour la poursuite de ses objectifs en termes d’affaires étrangères.&lt;sup id=&#34;fnref2:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La production de munitions modernes dépend par exemple des réserves d’antimoine principalement trouvées en Chine. C’est cet élément qui permet aux balles modernes d’atteindre des vitesses si élevées.&lt;sup id=&#34;fnref:51&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:51&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;51&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:52&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:52&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;52&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible de concevoir des armes à feu localement à l’aide de méthodes low-tech, mais elles ne seraient pas aussi performantes. Prenons comme exemple le Sten : pistolet-mitrailleur britannique emblématique de la Seconde Guerre mondiale. Sa production ne nécessite que peu d’usinage et de soudures, ce qui permet même sa fabrication dans des ateliers de cyclisme. Il est toutefois connu pour son manque de fiabilité et sa portée limitée à 100 mètres, une distance aisément surpassée par un archer suffisamment adroit.&lt;sup id=&#34;fnref:53&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:53&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;53&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/Stengun_verzet_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un pistolet-mitrailleur Sten. Source : Museum Rotterdam, via Wikimedia Commons. CC BY 3.0.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un pistolet-mitrailleur Sten. Source : Museum Rotterdam, via [Wikimedia Commons](https://en.wikipedia.org/wiki/Sten#/media/File:Stengun_verzet.jpg). CC BY 3.0\. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Enfin, remplacer les armes à feu par des arcs réduirait les dégâts causés en zone civile, comme lors de tueries de masse, d’accidents ou de suicides. Théoriquement, il est possible de commettre une tuerie de masse avec un arc et des flèches. Cependant, l’archer devrait passer des années à s’entraîner, tandis qu’avec une arme à feu, il suffit d’appuyer sur la gâchette. De plus, les arcs au repos ne représentent qu’un danger moindre. Contrairement aux armes à feu et aux arbalètes, les arcs ne peuvent pas être transportés et rangés avec une flèche encochée.&lt;sup id=&#34;fnref3:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Enfin, l’arc se prête difficilement aux tentatives de suicide : il faudrait l’armer avec ses orteils tout en parvenant à se viser.&lt;sup id=&#34;fnref4:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;le-domaine-militaire-un-exemple-technologique&#34;&gt;Le domaine militaire, un exemple technologique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Même en reconnaissant que revenir aux arcs serait avantageux, l’idée paraît sûrement irréaliste. C’est tout à fait possible, mais dans ce cas, la transition vers une société plus durable l’est également. Les modes de vie low-tech ne sont pas compatibles avec les armes ultramodernes, et ce pour plusieurs raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premièrement, les technologies militaires sont l’un des moteurs du progrès technologique. Un grand nombre de produits néfastes pour l’environnement ont d’abord été développés à des fins militaires. Deuxièmement, la chaîne de production mondiale d’armes à feu modernes est à l’épicentre de tous les enjeux environnementaux et de croissance économique. Il n’est pas envisageable de la maintenir en activité dans l’unique but de produire des armes, tout en renonçant aux autres objectifs. Troisièmement, le système capitaliste requiert des dépenses militaires croissantes pour évacuer le surplus de capital accumulé. L’économie mondiale ne cesse d’investir de larges sommes dans l’armement, les conflits et la répression : le marché des armes de pointes est florissant.&lt;sup id=&#34;fnref:54&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:54&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;54&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:55&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:55&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;55&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref:56&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:56&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;56&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/04/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows/images/dithers/1964_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Entraînement de tir à l’arc au lycée, 1962. Source : The Newark Public Library. Internet Archive.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Entraînement de tir à l’arc au lycée, 1962. Source : The Newark Public Library. [Internet Archive](https://archive.org/details/NewarkSchools1964). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi la question des armes devrait être au cœur des débats sur l’établissement d’une société durable. Comment pouvons-nous prétendre vouloir une société plus juste, durable et moins technologique si nous sommes incapables de concevoir des guerres low-tech ? La transition vers une industrie de l’armement low-tech paraît irréalisable, car elle nécessiterait une coopération mondiale, mais le même problème se pose pour la réduction des émissions liées aux combustibles fossiles. De plus, cette transition impliquerait une « désinvention » des choses, mais encore une fois, le même problème se pose pour de nombreux produits nocifs du quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, le domaine militaire est l’un des rares dans lesquels nous avons convenu de ne pas recourir à certaines technologies. L’humanité a interdit l’usage de nombreux types d’équipements, comme les armes biologiques ou chimiques, les armes à laser aveuglantes et les balles empoisonnées. En revanche, aucun pays n’est parvenu à interdire les SUV, malgré la menace qu’ils représentent pour les autres conducteurs et pour l’environnement. Aussi absurde que cela puisse paraître, le domaine militaire est un exemple à suivre en termes de gouvernance technologique.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;footnotes&#34; role=&#34;doc-endnotes&#34;&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id=&#34;fn:1&#34;&gt;
&lt;p&gt;La puissance d’un arc dépend également de la taille de l’archer et du style de tir, des facteurs déterminants aussi son allonge. Plus l’archer tire sur la corde, plus les branches de l’arme emmagasinent de l’énergie. On mesure généralement la puissance de l’arc pour une allonge de 28 pouces, mais un même arc sera plus puissant entre les mains d’un archer de grande taille. Il en va de même pour le style de tir. De nos jours, la majorité des archers tendent la corde jusqu’à leur menton, alors qu’historiquement, ils la tiraient jusqu’à leur oreille, leur épaule ou au-delà. L’allonge et la puissance étaient donc supérieures.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:1&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:2&#34;&gt;
&lt;p&gt;Randall, Karl Chandler. Origins and Comparative Performance of the Composite Bow. Diss. University of South Africa, 2016. &lt;a href=&#34;https://core.ac.uk/download/pdf/79170491.pdf&#34;&gt;https://core.ac.uk/download/pdf/79170491.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:3&#34;&gt;
&lt;p&gt;Pontzer, Herman, et al. « Mechanics of archery among Hadza hunter-gatherers. » Journal of Archaeological Science : Reports 16 (2017) : 57-64. &lt;a href=&#34;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2352409X17303309&#34;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2352409X17303309&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:4&#34;&gt;
&lt;p&gt;Loades, Mike. War Bows: Longbow, crossbow, composite bow and Japanese yumi. Bloomsbury Publishing, 2019.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref9:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref10:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref11:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref12:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref13:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref14:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref15:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref16:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref17:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:5&#34;&gt;
&lt;p&gt;Un arc de puissance inférieure à la moyenne indiquait généralement l’emploi de flèches empoisonnées.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:5&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:6&#34;&gt;
&lt;p&gt;Roth, Erik. With a Bended Bow: Archery in Mediaeval and Renaissance Europe. The History Press, 2011.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref9:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref10:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref11:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref12:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref13:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref14:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref15:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:7&#34;&gt;
&lt;p&gt;Nieminen, Timo A. &amp;ldquo;The Asian war bow.&amp;rdquo; arXiv preprint arXiv:1101.1677 (2011). &lt;a href=&#34;https://arxiv.org/pdf/1101.1677.pdf&#34;&gt;https://arxiv.org/pdf/1101.1677.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:7&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:7&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:8&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dougherty, Martin J. The Medieval Warrior: Weapons, Technology and Fighting Techniques: AD 1000-1500. Lyons Press, 2011.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:9&#34;&gt;
&lt;p&gt;Denny, Mark. Their arrows will darken the sun: the evolution and science of ballistics. JHU Press, 2011.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:10&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://military-history.fandom.com/wiki/Muzzle_energy&#34;&gt;https://military-history.fandom.com/wiki/Muzzle_energy&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:10&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:11&#34;&gt;
&lt;p&gt;Karger, Bernd, et al. « Experimental arrow wounds: ballistics and traumatology. » Journal of Trauma and Acute Care Surgery 45.3 (1998) : 495-501.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:12&#34;&gt;
&lt;p&gt;Madhok, Brijesh M., Dipesh D. Dutta Roy, et Sashidhar Yeluri. « Penetrating arrow injuries in Western India. » Injury 36.9 (2005) : 1045-1050.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:13&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ashby, Ed. « Momentum, kinetic energy, and arrow penetration (and what they mean for the bowhunter). » (2005) : 1564244295094. &lt;a href=&#34;https://www.arcieridelbernabo.it/wp-content/uploads/7-Ashby-Momentum-Kinetic-Energy-and-Arrow-Penetration.pdf&#34;&gt;https://www.arcieridelbernabo.it/wp-content/uploads/7-Ashby-Momentum-Kinetic-Energy-and-Arrow-Penetration.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:13&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:14&#34;&gt;
&lt;p&gt;MacPhee, Nichole, et al. « A comparison of penetration and damage caused by different types of arrowheads on loose and tight fit clothing. » Science &amp;amp; Justice 58.2 (2018) : 109-120.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:14&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:15&#34;&gt;
&lt;p&gt;Le type de balle ou de pointe de flèche affecte aussi la gravité des blessures. Certaines balles sont conçues pour s’élargir ou éclater à l’impact afin de causer plus de dégâts et d’augmenter la probabilité d’endommager un organe vital.&lt;sup id=&#34;fnref8:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; De même, les grandes pointes de flèches métalliques et bien affûtées provoquent des hémorragies.&lt;sup id=&#34;fnref5:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En revanche, les pointes field (utilisées pour le tir sur cible) n’entraînent des saignements que lors de l’extraction de la flèche : la plaie, relativement petite, étant obstruée par la hampe.&lt;sup id=&#34;fnref6:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:16&#34;&gt;
&lt;p&gt;L’extraction des flèches est une des rares procédures médicales que l’on maîtrisait mieux autrefois : de nos jours, très peu de chirurgiens ont eu l’occasion de traiter ce type de plaie. Le risque de blessure est important, y compris pour le chirurgien qui opère.&lt;sup id=&#34;fnref7:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Un instrument médical, la cyasthisque de Dioclès (&lt;i&gt;spoon of Diocles)&lt;/i&gt;, permettait autrefois d’extraire les flèches sans provoquer de lésions supplémentaires. Une fois la plaie élargie, on glissait l’instrument le long de la hampe de la flèche pour localiser la pointe. Les bords de la cyasthisque se fixaient sur la pointe, et permettaient de l’extraire. Cornelius Celsus, qui a conçu cet instrument, a également réservé un chapitre de son traité médical &lt;i&gt;De medicina&lt;/i&gt; à l’extraction des flèches. Il y présente deux méthodes : ôter la flèche depuis son point d’entrée (à l’aide de la cyasthisque) en la tirant, ou en la poussant à travers le corps après incision des tissus mous au point de sortie. La seconde méthode, préconisée par Celsus, impliquait d’attacher la pointe de la flèche à un cheval, un bâton ou encore une arbalète pour l’extraire. Sushruta, un chirurgien indien, fait état de méthodes similaires quatre millénaires avant Celsus. Voir : Karger, Bernd, Hubert Sudhues, et Bernd Brinkmann. « Arrow wounds: major stimulus in the history of surgery » World journal of surgery 25.12 (2001): 1550-1555 &amp;amp; Karger, Bernd, et al. « Experimental arrow wounds: ballistics and traumatology. » Journal of Trauma and Acute Care Surgery 45.3 (1998) : 495-501.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:16&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:17&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://www.bow-international.com/features/long-distance-shooting-a-brief-history/&#34;&gt;https://www.bow-international.com/features/long-distance-shooting-a-brief-history/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:18&#34;&gt;
&lt;p&gt;Chan, Hok-lam. « ’The Distance of a Bowshot’: Some Remarks on Measurement in the Altaic World. » Journal of Song-Yuan Studies 25 (1995) : 29-46.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:18&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:19&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://www.bow-international.com/features/long-distance-shooting-a-brief-history/&#34;&gt;https://www.bow-international.com/features/long-distance-shooting-a-brief-history/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:20&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ces distances correspondent à des arcs « normaux ». Les cultures utilisant l’arc composite pratiquent aussi souvent le « tir à longue portée » à l’aide d’arcs spéciaux et de flèches très légères qui peuvent être envoyées à plus de 1000 mètres.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:21&#34;&gt;
&lt;p&gt;Bettinger, Robert L. « Effects of the bow on social organization in Western North America. » Evolutionary Anthropology: Issues, News, and Reviews 22.3 (2013) : 118-123.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:22&#34;&gt;
&lt;p&gt;D’autres exemples témoignent de la précision des archers du passé, même si l’une ne fait mention que d&amp;rsquo;une distance de tir très courte de 10 mètres  : les archers turcs pouvaient entourer une cible de la taille d’une pièce de monnaie avec cinq ou six flèches, de sorte qu’elles touchent toutes l’extérieur de la cible sans l’endommager.&lt;sup id=&#34;fnref4:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Par ailleurs, une étude anthropologique des années 1920 rapporte que les meilleurs archers amérindiens parvenaient à toucher une minuscule cible (de la taille d’une pièce de 50 centimes) « fréquemment » à une distance entre 25 et 35 mètres. Enfin au début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, Ishi, le dernier des Yahi (peuple amérindien de Californie) a atteint d’une flèche la tête d’un écureuil à environ 40 mètres.&lt;sup id=&#34;fnref3:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:22&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:23&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les flèches conservent généralement 75 à 80 % de leur vitesse initiale à l&amp;rsquo;impact, et 60 à 65 % de leur énergie cinétique. Source : Gorman, Stuart. The Technological Development of the Bow and Crossbow in Later Middle Ages. Diss. Trinity College Dublin, 2016. Fait référence à : Strickland, Matthew J., et Robert Hardy. The great warbow: from Hastings to the Mary Rose. Sutton, 2005.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:24&#34;&gt;
&lt;p&gt;Le bâton de jet est un autre exemple d’aéronautique préhistorique : &lt;a href=&#34;https://www.throwsticks.com/history-science&#34;&gt;https://www.throwsticks.com/history-science&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:24&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:25&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hurley, Vic. Arrows against steel: the history of the bow and how it forever changed warfare. Cerberus Books, 2011.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:26&#34;&gt;
&lt;p&gt;La balle peut tout de même faire des dégâts, mais elle a peu de chances de pénétrer la cible. Tirer (presque) à la verticale est plus dangereux.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:27&#34;&gt;
&lt;p&gt;En Asie, les archers tirent encore sur de longues distances. Par exemple, la distance de cible moyenne est de 145 mètres en Corée, et de 160 à 190 mètres en Turquie.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:28&#34;&gt;
&lt;p&gt;Townsend, Joan B. « Firearms against native arms: a study in comparative efficiencies with an Alaskan example. » Arctic Anthropology (1983) : 1-33.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:29&#34;&gt;
&lt;p&gt;Redmond, Gerald. « Longbow: A Social and Military History. » (1977): 121-124.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:29&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:30&#34;&gt;
&lt;p&gt;Wallace, E. Gregory. « Assault weapon myths. » S. Ill. ULJ 43 (2018): 193.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:31&#34;&gt;
&lt;p&gt;La prise primaire consiste à saisir l&amp;rsquo;extrémité de la flèche entre le bout du pouce tendu et la première et la deuxième articulation de l&amp;rsquo;index plié. Les flèches alors utilisées disposaient d’une extrémité plus large au lieu d’encoches.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:31&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:32&#34;&gt;
&lt;p&gt;Lars Anderson est une figure controversée dans le milieu de l’archerie et ses exploits sont contestés. Vous trouverez sans doute des articles et vidéos rédigés ou publiés par des archers qui réfutent ses propos ou rejettent ses techniques. Cependant, bien que je soutienne les approches critiques, j’ai également remarqué que les archers traditionnels et modernes sont toujours en désaccord. De plus, le talent d’Anderson a été officiellement reconnu pour sa précision, si ce n’est pour sa cadence de tir : il est entré dans le livre Guinness des records après avoir tiré 7 flèches consécutives à travers une serrure.&lt;a href=&#34;https://www.odditycentral.com/news/archer-shoots-seven-arrows-through-10mm-keyhole-sets-world-record.html&#34;&gt;https://www.odditycentral.com/news/archer-shoots-seven-arrows-through-10mm-keyhole-sets-world-record.html&lt;/a&gt;. Enfin l’archerie montée est toujours pratiquée par des archers talentueux dans de nombreuses régions où l’arc composite avait autrefois une importance majeure. Ces archers semblent aussi doués que Lars Anderson. Voir par exemple cette vidéo : &lt;a href=&#34;https://www.youtube.com/watch?v=utNOiSfyOD8&#34;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=utNOiSfyOD8&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:32&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:33&#34;&gt;
&lt;p&gt;Voir page 139 de &lt;i&gt;The Bowyer’s Bible&lt;/i&gt;, Volume 4 et pages 250, 283 et 284 dans &lt;i&gt;War Bows&lt;/i&gt;, par Mike Loads.&lt;sup id=&#34;fnref15:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:34&#34;&gt;
&lt;p&gt;Esper, Thomas. « Military Self-Sufficiency and Weapons Technology in Muscovite Russia. » Slavic Review 28.2 (1969) : 185-208.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:35&#34;&gt;
&lt;p&gt;Lanan, Nathan. « The Ottoman Gunpowder Empire and the Composite Bow. » The Gettysburg Historical Journal 9.1 (2010) : 4.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:36&#34;&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, les flèches n’avaient pas à être mortelles pour être efficaces. Premièrement, même si la flèche (ou les premières armes à feu) ne tuait pas sur le coup, beaucoup de victimes succombaient de l’infection de leurs plaies.&lt;sup id=&#34;fnref4:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Deuxièmement, une telle blessure est handicapante, même si la plaie n’est pas mortelle ou grave. Troisièmement, chaque flèche n’avait pas besoin de tuer. Les chocs contre l’armure des ennemis les épuisaient. Mike Loads, auteur de nombreux ouvrages sur l’archerie ancienne, parlait des flèches comme des « poings bardés d’acier et à la portée considérable ».&lt;sup id=&#34;fnref16:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:37&#34;&gt;
&lt;p&gt;Davies, Jonathan. « ’A COMBERSOME TYING WEAPON IN A THRONG OF MEN&amp;rsquo;: THE DECLINE OF THE LONGBOW IN ELIZABETHAN ENGLAND. » Journal of the Society for Army Historical Research 80.321 (2002) : 16-31.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:38&#34;&gt;
&lt;p&gt;De nombreux types de flèches incendiaires existaient. Pour les flèches à « cage », une mèche de laine, de chanvre ou d’étoupe est imprégnée d’un mélange inflammable avant d’être introduite dans la pointe en forme de cage. Ces flèches pouvaient être fabriquées sur le terrain, dès que le besoin s’en faisait sentir. Les archers transportaient des pointes à cage amovibles, des mèches et des matériaux combustibles pour convertir en un instant les flèches en flèches incendiaires. En revanche, les flèches à sac devaient être fabriquées à l’avance, mais elles étaient plus fiables : elles s’éteignaient moins souvent en vol. Pour fabriquer ces flèches, on insérait une longue pointe dans un boudin rempli de substances inflammables, que l’on entourait d’un sac en lin. Voir &lt;sup id=&#34;fnref17:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; et &lt;sup id=&#34;fnref15:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:39&#34;&gt;
&lt;p&gt;Même si l’arbalète disposait d’une bien meilleure puissance que les arcs (jusqu’à 1000 livres), cet écart était en partie compensé par leur efficacité inférieure (environ 40 % de moins qu’un arc), et par leur allonge plus courte : les flèches sont beaucoup plus longues que les carreaux d’arbalète.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:39&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:40&#34;&gt;
&lt;p&gt;Des études anthropologiques ont démontré que les performances des archers à la chasse atteignent leur maximum étonnamment tard, après leur apogée physique. Source : Edinborough, Kevan Stephen Anthony. Evolution of bow-arrow technology. University of London, University College London (United Kingdom), 2005.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:40&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:41&#34;&gt;
&lt;p&gt;Grund, Brigid Sky. « Behavioral ecology, technology, and the organization of labor: How a shift from spear thrower to self bow exacerbates social disparities. » American Anthropologist 119.1 (2017) : 104-119.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:41&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:42&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://www.longbow-archers.com/historylistdates.html&#34;&gt;https://www.longbow-archers.com/historylistdates.html&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:42&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:43&#34;&gt;
&lt;p&gt;Phillips, Gervase. « Longbow and hackbutt: weapons technology and technology transfer in early modern England. » Technology and Culture 40.3 (1999) : 576-593.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:43&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:43&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:44&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://web.archive.org/web/20060905114227/http://www.eng-h.gov.uk/mpp/mcd/butts.htm&#34;&gt;https://web.archive.org/web/20060905114227/http://www.eng-h.gov.uk/mpp/mcd/butts.htm&lt;/a&gt; MONUMENTS PROTECTION PROGRAMME, MONUMENT CLASS DESCRIPTION, ARCHERY BUTTS, JANUARY 1990&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:45&#34;&gt;
&lt;p&gt;Grayson, Charles E., Mary French, et Michael John O&amp;rsquo;Brien. Traditional archery from six continents: the Charles E. Grayson collection. University of Missouri Press, 2007.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:46&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://web.archive.org/web/20151012222623/http://www.atarn.org/training/chinese_archery_bckgrnd.htm&#34;&gt;https://web.archive.org/web/20151012222623/http://www.atarn.org/training/chinese_archery_bckgrnd.htm&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:46&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:47&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ceci est un thème récurrent dans &lt;i&gt;The Bowyer’s Bible.&lt;/i&gt; Hamm, Jim. « The Traditional Bowyer&amp;rsquo;s Bible, Volume One / Two / Three / Four. » (1992-2008).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:47&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:48&#34;&gt;
&lt;p&gt;Bien que l’Empire ottoman soit un des pionniers de l’emploi de la poudre à canon pour l’artillerie et l’infanterie, les archers montés ont largement perduré jusqu’aux années 1550, environ aussi longtemps que les Anglais ont conservé leurs archers.&lt;sup id=&#34;fnref5:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La Russie moscovite a continué d’employer des archers montés pour défendre ses frontières du Sud-est contre les Tartares jusqu’à la fin du XVII&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle.&lt;sup id=&#34;fnref3:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Au Moyen-Orient, l’archerie n’a entamé son déclin qu’au tournant du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, tandis que l’Asie de l’Est n’a effectué sa transition vers les armes à feu qu’au début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle.&lt;sup id=&#34;fnref2:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En Chine, la discipline est retirée des entraînements militaires en 1901, à la période où les performances des armes à feu ont enfin égalé celles des arcs.&lt;sup id=&#34;fnref1:50&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:50&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;50&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les arcs ont donc coexisté en Chine avec les armes à feu pendant presque un millénaire.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:48&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:49&#34;&gt;
&lt;p&gt;May, Timothy. « Nomadic Warfare before Firearms. » Oxford Research Encyclopedia of Asian History. 2018. &lt;a href=&#34;https://oxfordre.com/asianhistory/asianhistory/abstract/10.1093/acrefore/9780190277727.001.0001/acrefore-9780190277727-e-4&#34;&gt;https://oxfordre.com/asianhistory/asianhistory/abstract/10.1093/acrefore/9780190277727.001.0001/acrefore-9780190277727-e-4&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:49&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:49&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:49&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:50&#34;&gt;
&lt;p&gt;Selby, Stephen. Chinese archery. Vol. 1. Hong Kong University Press, 2000.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:50&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:50&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:51&#34;&gt;
&lt;p&gt;Leckie, Cameron. « Lasers or longbows?: a paradox of military technology. » Australian Defence Force Journal 182 (2010) : 44-56.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:51&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:52&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les États-Unis dépendent fortement de la Chine et de la Russie pour leur approvisionnement en munitions. Le Congrès souhaite y remédier. Defense News, 22 juin 2022. &lt;a href=&#34;https://www.defensenews.com/congress/budget/2022/06/08/the-us-is-heavily-reliant-on-china-and-russia-for-its-ammo-supply-chain-congress-wants-to-fix-that/&#34;&gt;https://www.defensenews.com/congress/budget/2022/06/08/the-us-is-heavily-reliant-on-china-and-russia-for-its-ammo-supply-chain-congress-wants-to-fix-that/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:52&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:53&#34;&gt;
&lt;p&gt;Thompson, Leroy. The sten gun. Bloomsbury Publishing, 2012.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:53&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:54&#34;&gt;
&lt;p&gt;Robinson, William I. The global police state. London : Pluto Press, 2020.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:54&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:55&#34;&gt;
&lt;p&gt;Phillips, Peter. Giants: The global power elite. Seven Stories Press, 2018.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:55&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:56&#34;&gt;
&lt;p&gt;Gregory, Anthony. « Rise of the warrior cop: The militarization of america&amp;rsquo;s police forces. » (2014) : 271-275.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:56&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;
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    </item>
    
    <item>
      <title>Low-tech Magazine : la BD</title>
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      <pubDate>Sun, 26 Mar 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
      
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      <description>&lt;p&gt;Au début de l&amp;rsquo;année 2022, j&amp;rsquo;ai reçu un courriel de &lt;a href=&#34;https://www.guillaumelion.be&#34; target=&#34;_blank&#34; &gt;Guillaume Lion&lt;/a&gt;, un jeune cinéaste basé à Bruxelles, en Belgique. Lecteur de Low-tech Magazine depuis plusieurs années, Guillaume &lt;a href=&#34;https://www.guillaumelion.be/bd/&#34; target=&#34;_blank&#34; &gt;s&amp;rsquo;est récemment lancé dans la réalisation de bandes dessinées&lt;/a&gt;, qu&amp;rsquo;il considère comme du cinéma low-tech. Il m&amp;rsquo;a proposé de me rendre visite à Barcelone et de faire mon portrait. Cette bande dessinée a été publiée en français dans le &lt;a href=&#34;https://medor.coop&#34; target=&#34;_blank&#34; &gt;magazine belge Médor&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-01.png&#34; alt=&#34;Page 1 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-02.png&#34; alt=&#34;Page 2 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-03.png&#34; alt=&#34;Page 3 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-04.png&#34; alt=&#34;Page 4 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-05.png&#34; alt=&#34;Page 5 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-06.png&#34; alt=&#34;Page 6 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-07.png&#34; alt=&#34;Page 7 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-08.png&#34; alt=&#34;Page 8 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-09.png&#34; alt=&#34;Page 9 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-10.png&#34; alt=&#34;Page 10 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-11.png&#34; alt=&#34;Page 11 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;
&lt;img class=&#34;uncompressed&#34; src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/03/low-tech-magazine-the-comic/images/retour-vers-le-futur-des-technologies-12.png&#34; alt=&#34;Page 12 de la bédé &amp;amp;ldquo;Retour vers le futur des technologies&amp;amp;rdquo; de Guillaume Lion&#34; /&gt;&lt;/p&gt;
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    </item>
    
    <item>
      <title>Les armes mortelles qui poussaient sur les arbres</title>
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      <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
      
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      <description>&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/long-arrows_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Habitant des îles Tanimbar muni d’un très grand arc et de flèches et portant une armure de cuir, Indes néerlandaises. Source inconnue.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Habitant des îles Tanimbar muni d’un très grand arc et de flèches et portant une armure de cuir, Indes néerlandaises. Source inconnue. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;à-lorigine-des-arcs-et-des-flèches&#34;&gt;À l’origine des arcs et des flèches&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’arc est l’une des technologies les plus essentielles et les plus intéressantes de l’humanité, détrônée peut-être par la maîtrise du feu. En dépit des innombrables théories académiques sur le sujet depuis près de 200 ans, nous ignorons à quelle époque le tir à l’arc a vu le jour. &lt;sup id=&#34;fnref:1&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:1&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Les premiers arcs et flèches étaient fabriqués à partir de matériaux organiques qui se préservent mal.Les plus anciennes découvertes archéologiques ont été faites dans des tourbières, des glaciers et des sédiments lacustres gorgés d’eau : des milieux dépourvus d’oxygène qui empêchent la décomposition de la matière organique. &lt;sup id=&#34;fnref:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans les années 1930, à Stellmoor, en Allemagne, des archéologues ont découvert une centaine de hampes de flèches dont la date de fabrication a été estimée entre 8 000 et 10 000 ans avant Jésus-Christ. &lt;sup id=&#34;fnref:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’arc le plus ancien a été découvert dans les années 1940 à Holmegaard, au Danemark. Les scientifiques ont estimé sa date de fabrication entre 6 500 et 7 000 av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’arc et la flèche ont été inventés longtemps avant ces découvertes. Nous le savons car les arcs préhistoriques étaient déjà très sophistiqués, nous reviendrons plus tard sur ce sujet. De plus, des pointes de flèches bien plus anciennes ont été découvertes par des archéologues. La pointe est la seule partie de la flèche fabriquée à partir de matière non-organique, ce qui fait qu’elle se préserve bien plus longtemps. Cependant les pointes de flèches peuvent être confondues avec les pointes de projectiles d’autres armes, en particulier les propulseurs, aussi appelés atlatl. &lt;sup id=&#34;fnref:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref:5&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:5&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Compte tenu de ces informations, certaines études ont reculé la date de création estimée des arcs et des flèches jusqu’à entre 35 000 et 70 000 ans avant aujourd’hui. &lt;sup id=&#34;fnref:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Mais nous ne connaissons pas toute l’histoire, des pointes de flèche en bois durcies au feu pourraient avoir été utilisées avant celles en pierre ou en os.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;des-ressorts-à-propulsion-humaine&#34;&gt;Des ressorts à propulsion humaine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mécaniquement, un arc est un ressort composé de deux parties souples et élastiques, tendues par une corde. Quand l’archer tire la corde vers lui, l’arc accumule de l’énergie. Puis quand il relâche la corde, l’énergie se transmet à la flèche, qui jaillit de l’arc. L’arc est une technologie très efficiente, l’énergie cinétique de la flèche (son énergie disponible) est proche du total d’énergie déployée.Les flèches le sont également, bien plus que les balles. Elles perdent peu de vitesse lors du vol et nécessitent peu d’énergie pour transpercer une cible. &lt;sup id=&#34;fnref:7&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:7&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;L’arc est une technologie très efficiente, l’énergie cinétique de la flèche est proche du total d’énergie déployée.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L’arc est une arme à projectiles (ou arme de trait) utilisée pour attaquer à distance. Les armes à projectiles simples sont utilisées avec une force physique non assistée, par exemple des pierres jetées, des boomerangs ou des lances projetées à la main (« javelots »). Les armes à projectiles complexes font intervenir un dispositif de lancement entre l’humain et le projectile. Ces types d’armes englobent notamment l’arc, la fronde, la sarbacane, le propulseur et l’arme à feu. &lt;sup id=&#34;fnref1:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Entre les mains d’un archer doué et puissant, l’arc (pré)historique était une arme précise et redoutable. Les armes à feu ont remplacé l’arc &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/2022/11/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows.html&#34;&gt;non pas à cause d’une supériorité technique mais en raison de leur facilité d’utilisation&lt;/a&gt;. &lt;sup id=&#34;fnref1:7&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:7&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-différents-modèles-darcs&#34;&gt;Les différents modèles d’arcs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nos ancêtres ont utilisé l’arc et les flèches sur chaque continent, à l’exception de l’Australie (où le boomerang et le propulseur étaient privilégiés) et de l’Antarctique. La diffusion géographique considérable et la longueur de l’histoire ont permis à une grande diversité de modèles d’arcs de se développer en fonction des situations locales : les matériaux et les outils disponibles, le terrain, le climat, l’utilisation de l’arme, le contexte social, etc. Tous les arcs étaient constitués d’une pièce en bois et d’une corde, mais les matériaux, les dimensions, les formes, les styles de tir et d’autres critères varient considérablement. &lt;sup id=&#34;fnref:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les armes à feu modernes, au contraire, sont les mêmes partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On distingue essentiellement deux types d’arcs, en opposition : l’arc simple et l’arc composite. Les arcs simples sont composés d’une seule pièce de bois alors que les arcs composites sont formés de plusieurs pièces de différents matériaux (en général du bois, de la corne et du tendon). D’autres modèles d’arcs se situent entre les deux. Par exemple, les arcs lamellés sont composés de plusieurs éléments d’un même matériau, et les arcs simples renforcés sont des hybrides entre les arcs simples et les arcs composites. Les arcs simples ont dominé les continents forestiers (Europe, Amériques et Afrique). Les arcs composites, eux, se sont imposés dans les régions plus arides (Moyen-Orient et Eurasie). Les contacts entre les différentes cultures ont probablement donné lieu à l’apparition de nombreux modèles intermédiaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-arcs-simples&#34;&gt;Les arcs simples&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un arc simple se caractérise par sa durabilité et sa simplicité de fabrication, d’entretien et de réparation. Il est constitué d’une seule pièce de bois, généralement droite. Le modèle le plus connu est l’arc long. Comme son nom le laisse entendre, il est connu pour sa longueur. Il était à peu près de la même taille (ou plus grand) que l’archer qui tirait avec.Ce type d’arc est souvent apparenté à l’arc long anglais, qui est devenu une arme très utilisée sur les champs de bataille pendant le bas Moyen Âge. La conception de l’arc long est cependant beaucoup plus ancienne, et son utilisation était répandue dans toute l’Europe et sur d’autres continents. La momie Ötzi, retrouvée dans les Alpes italiennes en 1991, possédait par exemple un arc long de 182 cm datant de 3 300 av. J.-C. &lt;sup id=&#34;fnref:10&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:10&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/longbow-archers_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Archers utilisant des arcs longs. Image de Peter Trimming. Source : Wikimedia Commons. CC BY SA 2.0.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Archers utilisant des arcs longs. Image de Peter Trimming. Source : [Wikimedia Commons](https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Archery_at_Appuldurcombe_(1)_-_geograph.org.uk_-_1983840.jpg). CC BY SA 2.0. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L’arc long ancien se distingue des arcs dits longs utilisés encore aujourd’hui dans les stands de tir à l’arc en Occident. La British Longbow Society, fondée en 1951, réserve le terme « longbow » (arc long) à sa version des époques victorienne et édouardienne, périodes auxquelles le tir à l’arc était devenu une activité de loisir. Ironiquement, leurs critères stricts excluent tous les arcs longs antérieurs, même les célèbres arcs de guerre anglais du Moyen-Âge. &lt;sup id=&#34;fnref1:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les arcs longs « modernes » sont généralement des arcs lamellés avec une section centrale rigide, alors que les arcs longs (pré)historiques étaient des arcs simples courbés sur toute leur longueur. Les arcs longs modernes ont un repose-flèche taillé dans la partie centrale de l’arc (à gauche ou à droite), mais dans les arcs longs anciens, c’est souvent sur la main de l’archer que reposait la flèche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxième type d’arc simple est l’arc plat. Il est à peine plus court que l’arc long, mais sa partie centrale est différente. L’arc long a une forme circulaire ou en D. L’arc long anglais, par exemple, a un « dos » plat et un « ventre » bombé - le ventre étant le côté de l’arc qui est tourné vers l’archer. L’arc plat, au contraire est plat des deux côtés. L’arc long a des branches étroites et a généralement une poignée plus large, alors que l’arc plat a des branches plus larges et une poignée étroite. &lt;sup id=&#34;fnref:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/flatbow2_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un arc plat en frêne, fabriqué par Sagittaria Handcrafts.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un arc plat en frêne, fabriqué par [Sagittaria Handcrafts](http://sagittaria-handcrafts.com/en/1-en-pokus/bows/detail_22/). 
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les années 1930, des chercheurs américains ont cherché à déterminer la forme optimale d’un arc. Ils ont découvert à leur grande surprise que la forme en D de l’arc long (le seul modèle occidental historique connu à l’époque) ne serait pas la plus performante. &lt;sup id=&#34;fnref1:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Au contraire, une partie centrale rectangulaire donne de meilleurs résultats en induisant une déformation plus uniforme sur toute la longueur de la branche,  ce qui rend l’arc moins susceptible de se casser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette découverte scientifique a conduit à la conception de l’arc plat américain (de loisir), que les scientifiques considéraient comme une nouveauté. &lt;sup id=&#34;fnref:13&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:13&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et pourtant, dans les années 1940, des archéologues ont découvert le plus ancien arc préhistorique. Il s’agissait d’un arc plat - le Holmegaard dont nous avons parlé plus tôt. On estime l’âge de l’arc Meare Heath, découvert en 1961 à près de 4 500 ans. Il s’agissait également d’un arc plat. &lt;sup id=&#34;fnref:14&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:14&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les chercheurs américains avaient également négligé le fait que leur innovation était utilisée depuis des siècles par les Amérindiens. &lt;sup id=&#34;fnref2:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, la puissance des arcs simples de grande taille a servi au combat et à la chasse aux gros gibiers. Pour la chasse au petit gibier à courte distance, on se contentait d’arcs plus courts (appelés « petits arcs » ou « arcs à oiseaux »). Ces armes étaient moins puissantes, utilisaient des flèches plus courtes et plus légères (souvent avec des pointes de flèches émoussées). On les utilisait en tirant la corde vers la poitrine plutôt que vers l’oreille.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/african-bows_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Arcs anciens du continent africain, montrant la grande variété de tailles. Source: Leakey, Louis Seymour Bazett. « A New Classification of the Bow and Arrow in Africa. » The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland 56 (1926) : 259-299&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Arcs anciens du continent africain, montrant la grande variété de tailles. Source: Leakey, Louis Seymour Bazett. « A New Classification of the Bow and Arrow in Africa. » The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland 56 (1926) : 259-299 
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&lt;h2 id=&#34;tension-et-compression&#34;&gt;Tension et compression&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour qu’une branche d’arc puisse emmagasiner de l’énergie, le bois doit être à la fois solide (pour résister à la tension) et souple (pour résister à la compression). Si on tend trop un arc, il peut se passer deux choses. Dans le cas où le bois est plus fort en tension qu’en compression, comme souvent, les fibres de bois dans le ventre de l’arc se compriment et l’arc ne retrouve pas complètement sa forme initiale. Le bois dépasse alors sa limite d’élasticité et la puissance de l’arc est définitivement réduite. Au contraire, si le bois est plus résistant à la compression qu’à la tension, le fait de trop tendre l’arc se traduira par un éclatement du dos ou une rupture. &lt;sup id=&#34;fnref:16&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:16&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains bois sont particulièrement bien adaptés à la fabrication d’arcs. Les fabricants d’arcs du passé considéraient l’if comme l’un des meilleurs matériaux. &lt;sup id=&#34;fnref1:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’if pousse (lentement) un peu partout dans le monde. Son aubier (le bois blanc à l’extérieur de l’arbre, juste en dessous de l’écorce) est très résistant à la tension. Son duramen (le bois rouge qui constitue le centre) supporte très bien la compression. Dans un arc en if, on utilise donc l’aubier pour le dos et le duramen pour le ventre. &lt;sup id=&#34;fnref:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Un autre excellent bois d’arc est l’oranger des osages, originaire d’Amérique du Nord, mais qui peut se développer dans de nombreux climats. Seul le duramen est utilisé - les orangers des Osages ont une forte résistance à la flexion et une grande élasticité. &lt;sup id=&#34;fnref:18&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:18&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ces deux types de bois résistent également très bien à la décomposition.&lt;/p&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/yew-selfbow-living-longbows-facebook_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un arc simple en if, laissant apparaître le duramen et l’aubier, fabriqué par le maître artisan Jack Pinson, Under Warden, Irlande. Source : Living Longbows.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Un arc simple en if, laissant apparaître le duramen et l’aubier, fabriqué par le maître artisan Jack Pinson, Under Warden, Irlande. Source : [Living Longbows](https://www.facebook.com/LivingLongbows). 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/osage-bloodwood-handle-2-von-18_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : un arc plat en oranger des Osages, fabriqué par le maître artisan Simon Sieß. Il est pratiquement impossible de trouver une pièce droite d’oranger des Osages suffisamment longue pour un arc, car le bois est très tordu, plein de nœuds et d’épines. Le fabricant d’arc contourne ces imperfections. Source : Stonehill Primitive Bows.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : un arc plat en oranger des Osages, fabriqué par le maître artisan Simon Sieß. Il est pratiquement impossible de trouver une pièce droite d’oranger des Osages suffisamment longue pour un arc, car le bois est très tordu, plein de nœuds et d’épines. Le fabricant d’arc contourne ces imperfections. Source : [Stonehill Primitive Bows](https://primitive-bows.com/category/bows/). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;p&gt;Cependant, l’if et l’oranger des Osages n’étaient pas les seuls bois utilisés, loin de là. On peut utiliser presque n’importe quel type de bois pour fabriquer un arc simple, même les bois les plus improbables. Plus que le choix du bois, il est important d’adapter la conception de l’arc aux capacités de compression et de tension de l’essence de bois en question. &lt;sup id=&#34;fnref:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Un arc fabriqué dans un bois de qualité inférieure peut être protégé contre la rupture ou le dépassement de sa limite d’élasticité en renforçant le bois sous la forme d’un arc plus long ou plus large. Les arcs fabriqués à partir de bois d’excellente qualité, tels que l’if et l’oranger des Osages, ont des branches très étroites, mais les arcs fabriqués à partir de bois plus faibles et moins élastiques peuvent fonctionner tout aussi bien avec des branches plus larges. Une section rectangulaire (en arc plat) est également préférable pour le bois moins adapté.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;comment-fabriquer-un-arc-simple&#34;&gt;Comment fabriquer un arc simple&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un arc simple peut être fabriqué en quelques heures, sans compter le temps de séchage du bois. Une arme d’excellente facture demande du talent, mais n’importe qui peut se fabriquer un arc rudimentaire. Avant l’apparition des outils en métal, le bois était plus facile à travailler lorsqu’il était encore frais et vert. On laissait donc le bois sécher après que l’arc ait été en partie façonné. Une fois le bois séché, les finitions étaient faites au grattoir en pierre. Les auteurs de The Bowyer’s Bible (une série de livres qui a fait renaître l’intérêt pour le tir à l’arc traditionnel dans les années 1990) racontent une expérience. Ils rentrent dans une forêt les mains vides et en ressortent avec un arc dont la fabrication ne leur a pris que six heures avec des outils de l’âge de pierre : une pierre, une hache à bois faite à la main et un feu. &lt;sup id=&#34;fnref3:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans outils en métal, abattre de grands arbres pour récupérer du bois demande beaucoup d’efforts. Certains Amérindiens ont mis au point une technique ingénieuse qui permettait de découper des arcs à partir de troncs et de branches d’arbres vivants. &lt;sup id=&#34;fnref:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Ils pratiquaient deux entailles en forme de V aux extrémités supérieure et inférieure de la pièce prévue, qui était ensuite laissée dans l’arbre pendant plusieurs années en attendant qu’elle sèche. Enfin, avec un levier, ils arrachaient la pièce de l’arbre, puis façonnaient l’arc. On trouve encore des arbres anciens qui conservent les séquelles de cette méthode. Les fabricants d’arcs pouvaient se servir du même arbre pour en fabriquer pendant plusieurs siècles.&lt;/p&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/juniper3_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Extraction d’arcs à partir d’arbres vivants. Source: Wilke, Philip J. « Bow staves harvested from Juniper trees by Indians of nevada. » Journal of California and Great Basin Anthropology 10.1 (1988) : 3-31&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Extraction d’arcs à partir d’arbres vivants. Source: Wilke, Philip J. « [Bow staves harvested from Juniper trees by Indians of nevada](https://escholarship.org/content/qt4v5249w9/qt4v5249w9.pdf%C2%A0). » Journal of California and Great Basin Anthropology 10.1 (1988) : 3-31 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je n’ai trouvé aucune source mentionnant cette méthode dans d’autres régions, mais [le taillis et l’émondage] (&lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/2020/09/how-to-make-biomass-energy-sustainable-again.html&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/2020/09/how-to-make-biomass-energy-sustainable-again.html&lt;/a&gt;) pourraient également fournir du bois d’arc sans nécessiter d’abattre des arbres entiers. Les ifs étaient souvent émondés. Une autre méthode consistait à les planter groupés de manière à ce qu’ils poussent droit pour que leur forme soit parfaite pour fabriquer des arcs. Avec l’apparition d’outils en métal, il est devenu plus facile de récolter le bois de l’arc et de le façonner. Par la suite, la plupart des arcs ont été fabriqués à partir de bois séché. Cependant, les outils essentiels des fabricants d’arcs traditionnels sont restés limités : une hache à main aiguisée, une râpe à bois et un grattoir. &lt;sup id=&#34;fnref2:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:22&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:22&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le modelage d’un arc simple consiste à suivre le grain et le comportement du bois. Si on utilise des rondins, la première étape consiste à les fendre en deux ou en quatre, en utilisant une cale de manière à ce que la fissure suive le sens du grain. Ce sont les bûches qui déterminent le style et la forme de chaque arc. Par exemple, si la pièce est tordue à un endroit, le modèle suivra cette torsion, ce qui donnera un arc partiellement torsadé. Le processus de fabrication d’un arc simple repose principalement sur le « tillering » : les branches de l’arc sont affinées de plus en plus en retirant du bois du côté du ventre, petit à petit, et en veillant à ne pas en retirer trop. Le dos de l’arc reste inchangé et suit l’anneau de croissance du bois. &lt;sup id=&#34;fnref3:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/Bow_staves_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bois fraîchement découpé en pièces d’arcs. Source : Wikimedia Commons. Image de MartinFields (CC BY-SA 3.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Bois fraîchement découpé en pièces d’arcs. Source : [Wikimedia Commons](https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bow_staves.JPG). Image de MartinFields (CC BY-SA 3.0). 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/bowyers-tools-2_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un arc simple pendant sa fabrication par le maître artisan Jack Pinson, Under Warden. Irlande. Source : Living Longbows.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Un arc simple pendant sa fabrication par le maître artisan Jack Pinson, Under Warden. Irlande. Source : [Living Longbows](https://www.facebook.com/LivingLongbows).  
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&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;larc-composite&#34;&gt;L’arc composite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’arc composite s’oppose presque en tous points à l’arc simple. L’arc composite est constitué de plusieurs couches de matériaux collées ensemble, généralement du bois, de la corne et du tendon ou ligament animal, contrairement à l’arc simple qui en utilise le moins possible. L’arc est recouvert d’écorce ou de cuir et protégé par de la laque. L’arc composite n’est pas long et droit, mais un arc court (110 cm en moyenne) et presque toujours « recurve », c’est-à-dire dont les branches se courbent en direction de l’archer (« deflex ») ou à son opposé (« reflex »). &lt;sup id=&#34;fnref:24&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:24&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:29&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:29&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:31&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:31&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un arc composite, le bois sert principalement de structure pour la mise en place des autres couches. Le ventre de l’arc était constitué de corne (qui supporte très bien la compression) et le dos de tendon (qui a une très grande résistance à la traction). La corne était généralement prélevée sur un buffle domestique, très répandu dans les régions où l’arc composite était utilisé. Les tendons provenaient du dos des cerfs, des antilopes ou du bétail (morceaux épais situés de part et d’autre de la colonne vertébrale) ou du talon d’Achille du bétail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La combinaison de ces matériaux offrant de meilleures performances que les meilleurs bois, un arc composite peut se courber davantage par rapport à sa longueur qu’un arc simple. C’est pour cette raison qu’on peut le fabriquer plus court qu’un arc simple à puissance égale,  ce qui le rendait idéal pour tirer à cheval, puisque l’archer pouvait facilement tirer d’un côté puis de l’autre. L’arc composite était majoritairement utilisé par les archers à cheval, et l’arme est également connue sous le nom de « horse bow » (arc à cheval). Elle était également l’arme de prédilection de l’archer sur char, antérieur à l’archer à cheval.&lt;/p&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/balfour-composite_dithered.png&#34; alt=&#39;Gauche : Arc composite tatare, montrant la forme avec et sans corde. Droite : Arc composite perse, présentant une courbure « reflex » extrême sans corde. Source: Balfour, Henry. « The Archer’s Bow in the Homeric Poems. » The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland 51 (1921) : 289-309&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Gauche : Arc composite tatare, montrant la forme avec et sans corde. Droite : Arc composite perse, présentant une courbure « reflex » extrême sans corde. Source: Balfour, Henry. « The Archer’s Bow in the Homeric Poems. » The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland 51 (1921) : 289-309 
&lt;/figcaption&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/comp-bow-2_dithered.png&#34; alt=&#39;&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/comp-bow_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Horse bow (avec et sans corde) fabriqué par le maître artisan Bjørn Schmidt. Source : Bjørn Schmidt.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Horse bow (avec et sans corde) fabriqué par le maître artisan Bjørn Schmidt. Source : [Bjørn Schmidt](https://www.facebook.com/groups/161983523940600/user/100026327045649/). 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/collection-of-composite-bows_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Une collection d’arcs composites de tailles variées. Source: Peter Dekker, Mandarin Mansion.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Une collection d’arcs composites de tailles variées. Source: Peter Dekker, [Mandarin Mansion](https://mandarinmansion.com). 
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il est probable que l’arc composite ait été inventé en Asie centrale, avant de se diffuser en Inde, en Afrique du nord, en Russie, en Europe de l’est, en Chine, en Corée et au Japon. La date d’invention de l’arc composite est inconnue. Les découvertes archéologiques les plus anciennes remontent à 3 000 av J.-C.,mais cette région offre des conditions de conservation moins favorables que l’Europe, où les archéologues ont trouvé les arcs simples les plus anciens. L’arc composite, contrairement à l’arc simple, qui est généralement une pièce droite dont seule la section centrale varie, existe dans une extraordinaire diversité de modèles. &lt;sup id=&#34;fnref1:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; De nombreux arcs composites étaient équipés de siyahs, des leviers inflexibles à l’extrémité des branches de l’arc, qui augmentaient davantage la longueur de traction et réduisaient la force musculaire nécessaire pour tirer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;comment-fabriquer-un-arc-composite&#34;&gt;Comment fabriquer un arc composite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’arc composite offre de meilleures performances que l’arc simple. Les flèches qu’il tirent vont plus vite, plus loin, avec un effort réduit. Cependant, son utilisation nécessite plus de maîtrise et son processus de fabrication est très élaboré. La fabrication d’un arc composite nécessite 50 à 100 heures, réparties sur plusieurs mois, voire plusieurs années. &lt;sup id=&#34;fnref1:16&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:16&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Plus l’arc est puissant, plus il faut de temps pour le fabriquer. Le fabricant d’arcs plonge les tendons dans de la colle chaude et les pose sur l’arc dans le sens de la longueur. Il faut attendre que chaque couche de tendon sèche avant de pouvoir poser la suivante. Le fabricant d’arc tend progressivement l’arc de plus en plus loin, quelques centimètres à la fois, jusqu’à ce que les pointes de l’arc se touchent ou se croisent. Une fois l’arc terminé, il est durci sur un feu léger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’arc composite est également moins durable et nécessite plus d’entretien que l’arc simple. En raison de sa vulnérabilité à l’humidité, l’arc composite nécessite un entretien continu : il doit être gardé au chaud et au sec. Dans les climats froids, les archers enveloppaient leurs arcs dans des vêtements et dormaient avec. Quand ils le pouvaient, ils réchauffaient l’arc avec un feu avant de l’utiliser. Les Chinois (qui fabriquaient les plus grands arcs composites) utilisaient des meubles chauffants spéciaux pour conserver ou restaurer la forme recourbée perdue au cours de l’utilisation. Il fallait également protéger les arcs composites contre les animaux, qui mangeaient les parties en tendon et des vers qui pouvaient manger la corne. &lt;sup id=&#34;fnref1:24&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:24&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref1:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref1:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref1:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref1:29&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:29&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref1:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref1:31&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:31&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref:32&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:32&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/making-compositebow_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : fabrication d’un arc composite. Source inconnue. Via Mihkel Tammet.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : fabrication d’un arc composite. Source inconnue. Via [Mihkel Tammet](https://www.facebook.com/photo/?fbid=294008220709631&amp;set=g.161983523940600). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/composite-bow-making_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un arc composite en cours de fabrication. Source : The modern reproduction of a Mongol era bow based on historical facts and ancient technology research. Jason Wayne Beever &amp;amp;amp; Zoran Pavlović, EXARC Journal Issue 2017/02.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Un arc composite en cours de fabrication. Source : [The modern reproduction of a Mongol era bow based on historical facts and ancient technology research](https://exarc.net/issue-2017-2/at/modern-reproduction-mongol-era-bow-based-historical-facts-and-ancient-technology-research). Jason Wayne Beever &amp; Zoran Pavlović, EXARC Journal Issue 2017/02. 
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&lt;h2 id=&#34;le-renforcement-entre-larc-simple-et-composite&#34;&gt;Le renforcement : entre l’arc simple et composite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une certaine mesure, un arc simple peut bénéficier des avantages de l’arc composite. Rallonger ou élargir un arc n’est pas la seule technique permettant de fabriquer une arme puissante à partir d’un bois de qualité inférieure. L’autre méthode est le « backing », ou renforcement de l’arc. &lt;sup id=&#34;fnref:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Elle consiste à coller un matériau très résistant à la traction sur le dos de l’arc, c’est-à-dire sur la face de l’arc orientée vers le côté opposé à l’archer. On peut utiliser, par exemple, du tendon comme dans l’arc composite. Cependant, d’autres matériaux fonctionnent aussi bien, voire mieux : le cuir brut, les intestins, la peau, la soie et de nombreuses fibres végétales telles que le lin, le chanvre ou le jute. Certains arcs renforcés étaient fabriqués en bois de cervidé renforcé par du tendon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement a permis de créer des modèles impossibles à réaliser uniquement en bois, tels que des arcs à la fois courts et puissants. Les peuples indigènes d’Amérique du Nord utilisaient souvent des arcs simples renforcés. &lt;sup id=&#34;fnref:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Lorsque les Espagnols ont amené les chevaux sur le continent, les Amérindiens ont vite compris les avantages du tir à cheval et ont adapté leurs arcs en les rendant plus courts, entre 90 et 110 cm. Les arcs renforcés par des tendons sont une forme simplifiée de la construction asiatique à trois couches et partagent certains de ses inconvénients. Le renforcement augmente le temps de production d’un arc simple de huit à vingt heures, réparties sur une période de deux semaines à un mois, et un arc renforcé doit être protégé contre l’humidité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut ajouter que la pose d’un renforcement était un moyen courant de réparer un arc simple. Si le dos d’un arc était abîmé, on pouvait y coller du cuir brut, du lin ou du tendon pour résoudre le problème. &lt;sup id=&#34;fnref1:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans le cas où l’arc avait subi trop de tension, c’est-à-dire s’il avait dépassé sa limite d’élasticité, une autre technique pouvait être utilisée. Le fabricant d’arc inversait l’arc, le dos devenant le ventre, et appliquait le renforcement sur le nouveau dos (qui était auparavant le ventre).&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/017.700x700_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un arc à branches larges renforcé par du tendon. Source : National Museum of the American Indian, Smithsonian.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Un arc à branches larges renforcé par du tendon. Source : [National Museum of the American Indian, Smithsonian](https://americanindian.si.edu/collections-search/search?page=26&amp;edan_q=BOW). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/juniper-bow_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : [arc en genévrier style west coast] (https://primitive-bows.com/juniper-west-coast-style-bow-hld-no-7/), fabriqué par le maître artisan archer Simon Sieß. Seules les extrémités sont renforcées par des tendons. Source : Stonehill Primitive Bows.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : [arc en genévrier style west coast] (https://primitive-bows.com/juniper-west-coast-style-bow-hld-no-7/), fabriqué par le maître artisan archer Simon Sieß. Seules les extrémités sont renforcées par des tendons. Source : [Stonehill Primitive Bows](https://primitive-bows.com/category/bows/).  
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/sinew-preparation_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : préparation des tendons Source : Making the sinew-backed bow, Jeff Martin, Primitive Lifeways.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : préparation des tendons Source : [Making the sinew-backed bow](https://primitivelifeways.com/2019/05/making-the-sinew-backed-bow/), Jeff Martin, Primitive Lifeways. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/detail-sinew-backing_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : renforcement au tendon. Source : Making the sinew-backed bow, Jeff Martin, Primitive Lifeways.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : renforcement au tendon. Source : [Making the sinew-backed bow](https://primitivelifeways.com/2019/05/making-the-sinew-backed-bow/), Jeff Martin, Primitive Lifeways.  
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&lt;h2 id=&#34;larc-renforcé-par-un-câble&#34;&gt;L’arc renforcé par un câble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Confrontés à deux problèmes, les inuits ont développé une méthode de fabrication d’arcs des plus inventives. Premièrement, leur choix de bois était limité. Il n’avaient accès qu’à du bois flotté, de l’épicéa ou du sapin, des bois très cassants et peu élastiques. &lt;sup id=&#34;fnref5:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Deuxièmement, la colle animale se solidifie très vite au contact de l’air froid, la rendant difficile à utiliser. Les Inuits ont résolu ce problème en fabriquant des arcs à partir de matériaux tels que la corne de mouton, les bois de caribou et les fanons de baleine, qu’ils renforçaient avec du câble. Cette technique visait à utiliser des câbles de tendon qui étaient fixés le long des branches à l’aide d’un système élaboré de nœuds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renfort était une corde épaisse et continue, faite de tendons, qui pouvait atteindre 45 mètres de long. Le fabricant d’arcs l’enroulait autour de l’une des pointes de l’arc, le passait le long du dos de l’arc, puis l’enroulait autour de l’autre pointe de l’arc, le passait à nouveau le long du dos, et ainsi de suite, jusqu’à ce que plusieurs dizaines de brins se trouvent sur l’arc. Les brins étaient ensuite tordus et fixés à l’arc par des nœuds parfois très complexes.  De petites tiges plates servaient à tordre les cordes. On les utilisait par deux, en en tenant un dans chaque main pour maintenir la même torsion dans les deux. &lt;sup id=&#34;fnref6:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout renforcement doit être proportionnel à la masse de la branche le long de l’arc, ce qui signifie qu’il doit être plus épais au niveau de la poignée et plus fin vers les pointes de l’arc. Avec un renforcement collé, c’est facile à réaliser : il faut ajouter de nouvelles couches au milieu de l’arc. Cependant, il est difficile de réduire le diamètre d’un câble entre la poignée et l’extrémité. Les Inuits ont résolu ce problème en faisant passer une partie des câbles sur seulement une section de la branche. Jusqu’à une douzaine de fils s’étendent le long de l’arc.. La plupart des arcs simples renforcés par du câble étaient des arcs plats courts, d’une longueur maximale de 125 cm. &lt;sup id=&#34;fnref7:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/03PLATE%20III_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Arcs renforcés par du câble. Source: Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Arcs renforcés par du câble. Source: Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/05PLATE%20V_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Arcs renforcés par du câble. Source: Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Arcs renforcés par du câble. Source: Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/06PLATE%20VI_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Arcs renforcés par du câble. Source: Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Arcs renforcés par du câble. Source: Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/09PLATE%20IX_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Arcs renforcés par du câble. Source: Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Arcs renforcés par du câble. Source: Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884. 
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&lt;h2 id=&#34;fixations-en-corde&#34;&gt;Fixations en corde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une autre méthode pour fabriquer un arc à partir de bois de qualité inférieure consistait à utiliser des cordes. La fixation en corde ne consiste pas à coller un support à l’arrière de l’arc ou à tendre des câbles d’un bout à l’autre, mais à enrouler le renforcement autour de l’arc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’arc Meare Heath en est un exemple connu. Découvert en 1961 dans les tourbières du Somerset, en Angleterre, il daterait de 2 690 av.J.-C. Cet arc plat de 6 cm de large et de 190 cm de long avait des attaches transversales et croisées en cuir et en tendon. Une réplique de l’arc réalisée avec des outils de l’âge de pierre a permis de constater qu’il s’agissait d’une excellente arme, surpassant les performances de l’arc long anglais apparu quelques milliers d’années plus tard. &lt;sup id=&#34;fnref1:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les fixations en corde ont continué à être utilisées au Moyen-Âge, également sur certains arcs composites. &lt;sup id=&#34;fnref4:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Par exemple, les Hunza, en Afghanistan, enveloppent leurs arcs entièrement avec du tendon. &lt;sup id=&#34;fnref2:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, il y a l’arc japonais, le yumi, qui constitue une catégorie à part entière. Le yumi est un arc lamellé (composé d’au moins sept couches de bambou et de bois), mais sa construction et sa conception sont clairement influencées par l’arc composite. Le yumi se distingue par sa longueur (il peut dépasser deux mètres) et son assymétrie : la branche supérieure couvre les deux tiers de la longueur totale. La branche la plus longue permet de tirer plus loin, tandis que la branche la plus courte permet de tirer à cheval ou à genoux. Dans la fabrication d’un yumi, le fabricant d’arcs devait utiliser ses mains et ses pieds, travailler rapidement avec des colles à séchage rapide qui pouvaient être ramollies à nouveau dans une étuve.  &lt;sup id=&#34;fnref3:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/01-meare-heath-neolithic-bow-illustration_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : dessin de l’arc Meare Heath. Source: Clark, J. G. D. « Neolithic bows from Somerset, England, and the prehistory of archery in north-western Europe. » Proceedings of the Prehistoric Society. Vol. 29. Cambridge University Press, 1963.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : dessin de l’arc Meare Heath. Source: Clark, J. G. D. « Neolithic bows from Somerset, England, and the prehistory of archery in north-western Europe. » Proceedings of the Prehistoric Society. Vol. 29. Cambridge University Press, 1963. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/meare-heath-bow-replica_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Une réplique de l’arc Meare Heath, fabriquée par le maître artisan Greg Anderson. Source : North Wood Traditional Archery.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Une réplique de l’arc Meare Heath, fabriquée par le maître artisan Greg Anderson. Source : [North Wood Traditional Archery](https://www.facebook.com/profile.php?id=100067570410615). 
&lt;/figcaption&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/penobscot-bow_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : L’arc Penobscot. Une autre méthode pour fabriquer un arc à partir de bois de qualité inférieure. On augmente la puissance de l’arc en ajoutant une deuxième branche. Source : National Museum of the American Indian, Smithsonian.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : L’arc Penobscot. Une autre méthode pour fabriquer un arc à partir de bois de qualité inférieure. On augmente la puissance de l’arc en ajoutant une deuxième branche. Source : [National Museum of the American Indian, Smithsonian](https://americanindian.si.edu/collections-search/objects/NMAI_27561). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;faire-pousser-des-flèches&#34;&gt;Faire pousser des flèches&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un arc seul n’est pas très utile en tant qu’arme. Il lui faut des munitions, qui prennent la forme de flèches. Le bois pour fabriquer des flèches était bien plus facile à trouver que celui des arcs. &lt;sup id=&#34;fnref5:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:39&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:39&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;39&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La plupart des epèces de bois font de bonnes flèches, et on peut utiliser du bois plus court. Les flèches mesuraient généralement moins d’un mètre de long, sauf dans les régions tropicales, où elles pouvaient être beaucoup plus longues. &lt;sup id=&#34;fnref:40&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:40&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;40&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Avant l’arrivée des outils métalliques, les hampes de flèches étaient fabriquées à partir de pousses et de jeunes arbres, ou de joncs, de bambou et de roseaux, en fonction de ce qu’on pouvait trouver localement. Ces matériaux ont déjà la forme de hampes de flèches et poussent en différentes longueurs et diamètres. &lt;sup id=&#34;fnref1:40&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:40&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;40&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pousses et les jeunes arbres étaient décortiqués, dégrossis sur le feu, façonnés, puis séchés pendant quelques semaines ou quelques mois. Ces flèches étaient solides et relativement lourdes, ce qui augmentait la puissance et la pénétration. Les joncs, le bambou et les roseaux ne nécessitaient pas d’écorçage et étaient imperméables à l’eau sans traitement particulier. En revanche, ils étaient creux et beaucoup plus légers que les hampes fabriquées à partir de pousses et de jeunes arbres. Pour leur donner une force et une masse suffisantes, on insérait dans la tige creuse un autre élément à l’avant, en bois ou en os. L’encoche était renforcée pour éviter que la corde de l’arc ne fende la hampe de la flèche. &lt;sup id=&#34;fnref1:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:39&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:39&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;39&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les outils de découpe en métal ont fait apparaître une nouvelle méthode, qui a permis de fabriquer des flèches à partir de bois scié. Des planches de bois sont découpées en petits carrés de la taille d’une flèche, puis leurs quatre coins sont rabotés, ce qui leur donne une forme octogonale. Ces hampes sont ensuite arrondies au papier de verre ou au grès. Le « Split Timber Shafting » a permis de réduire le temps de fabrication des hampes de flèches, de produire des flèches en grand nombre et d’améliorer leurs capacités balistiques. &lt;sup id=&#34;fnref2:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:39&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:39&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;39&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:41&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:41&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;41&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/011.700x700_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un jeu de flèches avec des pointes et des embouts en bois. Source : National Museum of the American Indian, Smithsonian&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Un jeu de flèches avec des pointes et des embouts en bois. Source : [National Museum of the American Indian, Smithsonian](https://americanindian.si.edu/collections-search/objects/NMAI_31682?destination=edan_searchtab%3Fpage%3D5%26edan_q%3DARROWS)  
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/arrowheads-black-white_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Répliques de flèches préhistoriques, fabriquées par le maître artisan Greg Anderson. Source : North Wood Traditional Archery.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Répliques de flèches préhistoriques, fabriquées par le maître artisan Greg Anderson. Source : [North Wood Traditional Archery](https://www.facebook.com/profile.php?id=100067570410615). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/medieval-arrows_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Répliques de flèches médiévales, fabriquées par Heritage Longbows. Source : Heritage Longbows.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Répliques de flèches médiévales, fabriquées par Heritage Longbows. Source : [Heritage Longbows](https://www.heritagelongbows.com). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/african-arrows-2_dithered.png&#34; alt=&#39;&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/african-arrows-3_dithered.png&#34; alt=&#39;&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/african-arrows-4_dithered.png&#34; alt=&#39;Arcs et flèches d’Afrique. Source: Leakey, Louis Seymour Bazett. « A New Classification of the Bow and Arrow in Africa. » The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland 56 (1926) : 259-299&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Arcs et flèches d’Afrique. Source: Leakey, Louis Seymour Bazett. « A New Classification of the Bow and Arrow in Africa. » The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland 56 (1926) : 259-299 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La hampe est l’élément structurant la flèche sur lequel sont attachés la pointe de la flèche, l’empennage et l’encoche. Historiquement, l’encoche était souvent taillée dans la hampe, parfois renforcée par de l’os, de la corne ou du bois dur. L’empennage se composait généralement de trois plumes, qui pouvaient provenir de plusieurs oiseaux (comme l’oie et la dinde). Elles étaient collées à la hampe et attachées avec un fil de tendon. &lt;sup id=&#34;fnref6:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pointes de flèche étaient fabriquées à partir de nombreux matériaux, notamment la pierre, l’os, le bois de cerf, les dents et le métal (bronze, fer forgé, acier). Les pointes de flèches en métal sont apparues le plus récemment mais n’ont pas affiché de meilleures performances que les pointes de flèches fabriquées à partir de matériaux primitifs. Cependant, leur fabrication était plus rapide et plus économique. Les pointes en bois sont restées utilisées à travers l’histoire, en même temps que des matériaux plus durables mais nécessitant plus de travail. &lt;sup id=&#34;fnref:42&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:42&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;42&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La forme des pointes de flèche varie en fonction de leur utilisation et il en a existé des centaines de types différents. Les pointes de flèche étaient fixées à la hampe avec de la colle et une fixation en tendon, ou insérées dans une hampe creuse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;réutilisation-et-réparation-de-flèches&#34;&gt;Réutilisation et réparation de flèches&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fabrication d’un jeu de flèches prend beaucoup plus de temps que la fabrication d’un arc simple. Cependant, il était courant que les archers réutilisent leurs projectiles. On ne peut pas tirer une balle avec une arme à feu, puis la remettre et la tirer une deuxième fois. Par contre, on peut tirer la même flèche indéfiniment. C’est évident pendant l’entraînement au tir, mais cela pouvait tout aussi bien arriver pendant la chasse et sur le champ de bataille. Une flèche pouvait être utilisée plusieurs fois par les deux camps au cours d’une bataille Elle pouvait être ramassée au sol ou extraite de corps d’ennemis ou de frères d’armes. &lt;sup id=&#34;fnref4:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:43&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:43&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;43&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de leur grande valeur, même les flèches abîmées étaient récupérées pour être ensuite réparées. Des réparations limitées étaient effectuées au cours de la chasse ou de la bataille, et des réparateurs de flèches pouvaient être affectés aux armées, ce qui permettait d’augmenter les réserves de munitions. Si la hampe d’une flèche se cassait près de la pointe (un problème courant), on pouvait rapidement fabriquer une nouvelle flèche, légèrement plus courte, en y attachant une nouvelle pointe. Même si le projectile devenait trop petit pour un archer, il pouvait toujours servir à un autre archer ayant un arc plus petit. La tribu des Hazda, en Afrique, utilisait des flèches plus longues que nécessaire, qui étaient raccourcies plusieurs fois après avoir été cassées. &lt;sup id=&#34;fnref1:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la hampe se cassait à un autre endroit, elle pouvait être réparée par une technique plus élaborée appelée « footing ». Cette technique, qui nécessitait des outils en métal, consistait à réaliser des jointures en queue de poisson. De plus, les pointes de flèches et les plumes pouvaient être réutilisées pour fabriquer de nouvelles flèches.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/tools-arrowmaker-horizontal_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Outils du fabricant de flèches. Source: Mason, Otis T. North American bows, arrows, and quivers. JM Carroll, 1893.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Outils du fabricant de flèches. Source: Mason, Otis T. North American bows, arrows, and quivers. JM Carroll, 1893. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;faire-pousser-de-la-corde-darc&#34;&gt;Faire pousser de la corde d’arc&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec un arc et des flèches, on n’a toujours pas une arme complète. Il manque la corde d’arc, qui fait le lien entre les deux. Comme pour les arcs et les flèches, il est possible de fabriquer des cordes à partir de nombreux matériaux différents, et il y a toujours une source de fibres adaptée à proximité. Historiquement, la plupart des cordes d’arc étaient fabriquées à partir de fibres végétales (chanvre, lin, asclépiade, ramie, ortie) ou animales (soie, tendon, cuir brut, boyau). On peut même en fabriquer à partir de cheveux humains. Les fabricants d’arcs peuvent faire pousser leur corde en cultivant du chanvre ou du lin, qui fournit également du matériel pour renforcer les arcs et pour produire de l’huile de lin - un produit de finition traditionnel pour les arcs et les flèches. &lt;sup id=&#34;fnref:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre The Bowyer’s Bible consacre un long chapitre à la fabrication de cordes parfaitement utilisables sur le terrain, même dans les conditions les plus rudimentaires : « Arrachez une plante fibreuse du sol, arrachez une brindille d’un arbre (qui servira de fuseau) et avec cet équipement d’homme des cavernes, vous pourrez filer un fil plus fin et plus solide que si il était filé à la machine. Avec un peu d’entraînement, il faut environ une heure et demie pour filer une corde d’arc à l’aide d’un fuseau. En utilisant un rouet, on peut le faire en vingt minutes. Une fois le filage terminé, vous êtes à un quart d’heure de disposer d’une corde d’arc impeccable de la meilleure qualité ». &lt;sup id=&#34;fnref1:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe plusieurs façons de transformer un fil en corde d’arc. Le « fil sans fin » est le plus facile à réaliser. Enfoncez deux clous dans une planche de bois, la distance entre eux étant égale à la longueur de corde souhaitée (un peu plus courte que l’arc lui-même). Le fil est enroulé d’avant en arrière autour des clous jusqu’à ce que vous atteigniez le nombre de brins désiré (généralement 12 à 16 brins). Les deux extrémités sont ensuite nouées ensemble, renforcées par un autre fil et formées en boucles qui peuvent être attachées aux extrémités de l’arc. Dans certaines régions, les archers utilisaient des nœuds plutôt que des boucles pour attacher la corde à l’arc, ce qui leur permettait d’ajuster la longueur de la corde. &lt;sup id=&#34;fnref2:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/bowstrings-nocks_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Cordes d’arcs fabriquées par le maître artisan Greg Anderson. Source : North Wood Traditional Archery.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Cordes d’arcs fabriquées par le maître artisan Greg Anderson. Source : [North Wood Traditional Archery](https://www.facebook.com/profile.php?id=100067570410615). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/11/when-lethal-weapons-grew-on-trees/images/dithers/bowstring-living-longbows-facebook_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Une corde d’arc fabriquée par le maître artisan Jack Pinson, Under Warden. Irlande. Source : Living Longbows.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Une corde d’arc fabriquée par le maître artisan Jack Pinson, Under Warden. Irlande. Source : [Living Longbows](https://www.facebook.com/LivingLongbows).  
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;faut-il-faire-des-armes-durables&#34;&gt;Faut-il faire des armes durables ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les arcs et flèches historiques et préhistoriques étaient entièrement fabriqués à partir de matériaux naturels et disponibles localement. Ceux-ci provenaient de plantes et d’arbres (bois, jonc, bambou, lin), d’animaux (tendons, os, plumes, colle) et de minéraux (pierres et pointes de métal). Aujourd’hui, comme il y a 10 000 ans, on peut se rendre les mains vides dans une forêt ou tout autre milieu naturel et en ressortir avec une arme opérationnelle. Même les outils nécessaires à sa fabrication se trouvent dans la nature. La fabrication est entièrement assurée par l’humain, avec l’aide occasionnelle d’un feu. Les munitions sont réutilisables, réparables et recyclables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc se poser des questions. D’abord, faut-il fabriquer des armes renouvelables ? L’utilisation des arcs et des flèches sont un exemple parfait de ce qu’on appelle aujourd’hui « &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/2018/11/how-circular-is-the-circular-economy.html&#34;&gt;l’économie circulaire&lt;/a&gt; ». Au contraire, la fabrication des armes à feu modernes dépend d’une chaîne d’approvisionnement extrêmement complexe, mondialement interconnectée et interdépendante, composée de mines, d’usines, de systèmes de transport et d’énergie, de combustibles fossiles et d’éléments de l’économie tels que la finance et les technologies de la communication. Les matériaux nécessaires à la fabrication des armes à feu modernes sont rarement disponibles localement ou naturellement, et la production génère des déchets et des émissions polluantes. Il en va de même pour les arcs et les flèches modernes fabriqués en métal, en plastique et en matériaux composites synthétiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, s’il est relativement facile de fabriquer des armes mortelles, en particulier des arcs simples, pourquoi ne sommes-nous pas confrontés à des vagues de violence à l’arc comparables à celles des armes à feu ? Les armes à feu imprimées en 3D et les « armes fantômes » (armes à feu non enregistrées fabriquées à partir de pièces détachées anonymes) suscitent beaucoup d’inquiétude, mais quelle est la différence avec le fait d’entrer dans une forêt les mains vides et d’en ressortir avec une arme capable de tuer un éléphant ? De nos jours, on choisit de plus en plus des matériaux locaux. On peut fabriquer un arc avec n’importe quel matériau flexible et des pointes de flèche à partir de verre de fenêtre ou de bouteille, de composants électroniques ou de vieilles lames de scie. &lt;sup id=&#34;fnref2:16&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:16&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’utilisateur d’une arme à feu ne pourras jamais d’atteindre l’autosuffisance d’un archer de l’ère préindustrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisièmement, si les armes à feu modernes dépendent des combustibles fossiles et d’une chaîne d’approvisionnement mondiale, que se passera-t-il si ces conditions disparaissent ? Les armes à feu artisanales et low-tech peuvent-elles rivaliser avec les arcs longs, les arcs plats et les arcs composites ? Dans l’article suivant, j’essaie de répondre à ces questions et de présenter une proposition : « Et si nous remplacions les fusils et les balles par des arcs et des flèches ?] (&lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/2022/11/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows.html&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/2022/11/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows.html&lt;/a&gt;) ».&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;footnotes&#34; role=&#34;doc-endnotes&#34;&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id=&#34;fn:1&#34;&gt;
&lt;p&gt;Bergman, Christopher A. « The development of the bow in Western Europe: a technological and functional perspective. » Archeological Papers of the American Anthropological Association 4.1 (1993) : 95-105. &lt;a href=&#34;https://anthrosource.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1525/ap3a.1993.4.1.95&#34;&gt;https://anthrosource.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1525/ap3a.1993.4.1.95&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:1&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:2&#34;&gt;
&lt;p&gt;Cattelain, Pierre. « Hunting during the Upper Paleolithic: bow, spearthrower, or both?. » Projectile technology. Springer, Boston, MA, 1997. 213-240.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:3&#34;&gt;
&lt;p&gt;Meadows, John, et al. « Dating the lost arrow shafts from Stellmoor (Schleswig-Holstein, Allemagne). » (2018) : 105-114. &lt;a href=&#34;https://quartaer.obermaier-gesellschaft.de/pdfs/2018/2018_05_meadows.pdf&#34;&gt;https://quartaer.obermaier-gesellschaft.de/pdfs/2018/2018_05_meadows.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:4&#34;&gt;
&lt;p&gt;Lombard, Marlize, et John J. Shea. « Did Pleistocene Africans use the spearthrower‐and‐dart?. » Evolutionary Anthropology : Issues, News, and Reviews 30.5 (2021) : 307-315&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:5&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://en.wikipedia.org/wiki/Spear-thrower&#34;&gt;https://en.wikipedia.org/wiki/Spear-thrower&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:5&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:6&#34;&gt;
&lt;p&gt;Grund, Brigid Sky. « Behavioral ecology, technology, and the organization of labor: How a shift from spear thrower to self bow exacerbates social disparities. » American Anthropologist 119.1 (2017) : 104-119. &lt;a href=&#34;https://anthrosource.onlinelibrary.wiley.com/doi/am-pdf/10.1111/aman.12820&#34;&gt;https://anthrosource.onlinelibrary.wiley.com/doi/am-pdf/10.1111/aman.12820&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:7&#34;&gt;
&lt;p&gt;Deuxième partie de cet article : « &lt;a href=&#34;qelnixcor.cloud/2022/11/what-if-we-replace-guns-and-bullets-with-bows-and-arrows.html&#34;&gt;What if we replace guns and bullets by bows and arrows?&lt;/a&gt; ».&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:7&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:7&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:8&#34;&gt;
&lt;p&gt;Loades, Mike. War Bows: Longbow, crossbow, composite bow and Japanese yumi. Bloomsbury Publishing, 2019.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:9&#34;&gt;
&lt;p&gt;Baker, Tim. « Bows of the world ». « The Traditional Bowyer’s Bible, Volume Three. » 1994. 43-98&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:10&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://www.primitiveways.com/Otzi%E2%80%99s_bow.html&#34;&gt;https://www.primitiveways.com/Otzi’s_bow.html&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:10&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:11&#34;&gt;
&lt;p&gt;Roth, Erik. With a Bended Bow: Archery in Mediaeval and Renaissance Europe. The History Press, 2011.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:12&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hamm, Jim. « The Traditional Bowyer’s Bible, Volume Three. » 1994.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:13&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Archery: The Technical Side »
Edited by C. N. Hickman, Forrest Nagler &amp;amp; Paul E. Klopsteg, 1939.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:13&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:14&#34;&gt;
&lt;p&gt;Clark, J. G. D. « Neolithic bows from Somerset, England, and the prehistory of archery in north-western Europe. » Proceedings of the Prehistoric Society. Vol. 29. Cambridge University Press, 1963. Voir aussi : Comstock, Paul. « Ancient European Bows ». The Traditional Bowyers Bible (1993) : 113-154.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:14&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:15&#34;&gt;
&lt;p&gt;Prior, Stuart. « The skill of the neolithic bowyers—reassessing the past through experimental archaeology. » Somerset archaeology. Papers to mark 150 (2000) : 19-24. &lt;a href=&#34;https://www.somersetheritage.org.uk/downloads/publications/150years/HES_150_Years_Chapter_4.pdf&#34;&gt;https://www.somersetheritage.org.uk/downloads/publications/150years/HES_150_Years_Chapter_4.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:16&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hamm, Jim. « The Traditional Bowyer’s Bible, Volume One. » (1992).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:16&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:16&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:16&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:17&#34;&gt;
&lt;p&gt;Strunk, John. « Yew Longbow. » The traditional bowyer’s bible, Volume One.(1992) : 117-130&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:18&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hardcastle, Ron. « Osage Flat Bow. » The traditional bowyer’s bible, Volume One. (1992) : 131-148&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:18&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:19&#34;&gt;
&lt;p&gt;Comstock, Paul. « Other Bow Woods ».  The traditional bowyer’s bible, Volume One. (1992) :149-164.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:20&#34;&gt;
&lt;p&gt;Wilke, Philip J. « Bow staves harvested from Juniper trees by Indians of nevada. » Journal of California and Great Basin Anthropology 10.1 (1988) : 3-31. &lt;a href=&#34;https://escholarship.org/content/qt4v5249w9/qt4v5249w9.pdf&#34;&gt;https://escholarship.org/content/qt4v5249w9/qt4v5249w9.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:21&#34;&gt;
&lt;p&gt;Clay Hayes, Traditional Bowyer’s Handbook: How to Build Wooden Bows and Arrows.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:22&#34;&gt;
&lt;p&gt;Comstock, Pail. « Tools ». The Traditional Bowyer’s Bible, Vol. 3. Globe Pequot, 1994 : 17-42&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:22&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:23&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hamm, Jim. « Tillering ». The traditional bowyer’s bible, Volume One. (1992) : 257-287&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:24&#34;&gt;
&lt;p&gt;Randall, Karl Chandler. Origins and Comparative Performance of the Composite Bow. Diss. University of South Africa, 2016. &lt;a href=&#34;https://core.ac.uk/download/pdf/79170491.pdf&#34;&gt;https://core.ac.uk/download/pdf/79170491.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:24&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:24&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:25&#34;&gt;
&lt;p&gt;Loades, Mike. The Composite Bow. Bloomsbury Publishing, 2016.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:26&#34;&gt;
&lt;p&gt;Balfour, Henry. « On the structure and affinities of the composite bow. » The Journal of the Anthropological Institute of Great Britain and Ireland 19 (1890) : 220-250&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:27&#34;&gt;
&lt;p&gt;Nieminen, Timo A. « The Asian war bow. » arXiv preprint arXiv:1101.1677 (2011).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:28&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hurley, Vic. Arrows against steel: the history of the bow and how it forever changed warfare. Cerberus Books, 2011.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:29&#34;&gt;
&lt;p&gt;Grayson, Bert. « Composite bows. » The Traditional Bowyers Bible, Volume Two (1993) : 113-154.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:29&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:29&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:30&#34;&gt;
&lt;p&gt;Schmidt, Jeff. « Korean archery ». The Traditional Bowyer’s Bible, Volume Three. 1994 : 99-114&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:31&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://www.mandarinmansion.com/article/qing-bow-glossary&#34;&gt;https://www.mandarinmansion.com/article/qing-bow-glossary&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:31&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:31&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:32&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;http://www.manchuarchery.org/content/composite-bow-care-and-maintenance&#34;&gt;http://www.manchuarchery.org/content/composite-bow-care-and-maintenance &lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:32&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:33&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hamm, Jim. « Sinew-backing ». The traditional bowyer’s bible (1992) : 213-232 Voir aussi : Comstock, Paul. « Other backings ». The traditional bowyer’s bible (1992) : 233-257&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:34&#34;&gt;
&lt;p&gt;Bergman, Christopher A., and Edward McEwen. « Sinew-reinforced and composite bows. » Projectile Technology. Springer, Boston, MA, 1997. 143-160.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:35&#34;&gt;
&lt;p&gt;Allely, Steve. « Eastern Indian Bows ». The traditional bowyer’s bible volume one (1992) : 165-194 Herrin, Al. « Eastern Woodland Bows ». The traditional bowyer’s bible volume two (1993) : 51-80 Hamm, Jim. « Plains Indian Bows ». The traditional bowyer’s bible volume 3 (1994) : 115-142&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:36&#34;&gt;
&lt;p&gt;Edinborough, Kevan Stephen Anthony. Evolution of bow-arrow technology. University of London, University College London (United Kingdom), 2005.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:37&#34;&gt;
&lt;p&gt;Murdoch, John. « A study of the Eskimo bows in the US National Museum. » Report of the United States National Museum for the year 1884 (Pt. 2 of the Annual Report of the Board of Regents of the Smitshonian Institution for the year 1884) (1884). &lt;a href=&#34;https://repository.si.edu/bitstream/handle/10088/29824/1884_Murdoch_307-316.pdf?sequence=1&amp;amp;isAllowed=y&#34;&gt;https://repository.si.edu/bitstream/handle/10088/29824/1884_Murdoch_307-316.pdf?sequence=1&amp;amp;isAllowed=y&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:38&#34;&gt;
&lt;p&gt;Massey, Jay. « Self arrows ». The traditional bowyer’s bible, volume one (1992) : 299-320&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:39&#34;&gt;
&lt;p&gt;Lotz, Mickey. « Arrows of the world ». The traditional bowyer’s bible, volume four (2008) : 213-254&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:39&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:39&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:39&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:40&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les flèches d’arc long pesaient généralement entre 70 et 90 grammes, tandis que les flèches d’arc composite pesaient entre 20 et 40 grammes. Les grands arcs composites, comme l’arc mandchou, tiraient des flèches de 100 g. &lt;sup id=&#34;fnref2:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les flèches mesuraient entre 45 et 150 cm selon la culture et les matériaux disponibles. Par exemple, les Sud-Américains utilisaient de longues flèches dans la jungle, afin de retrouver leurs flèches et de ne pas dévier la flèche dans les sous-bois. &lt;sup id=&#34;fnref8:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:40&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:40&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:41&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sadło, Maciej. « Experimental Studies in the Field of Ballistics on Different Types of Arrow Shafts. » Chronika, Volume XI (2021) : 76. &lt;a href=&#34;http://www.chronikajournal.com/resources/Chronika%20volume%2011.pdf#page=82&#34;&gt;http://www.chronikajournal.com/resources/Chronika%20volume%2011.pdf#page=82&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:41&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:42&#34;&gt;
&lt;p&gt;Waguespack, Nicole M., et al. « Making a point: wood-versus stone-tipped projectiles. » Antiquity 83.321 (2009) : 786-800&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:42&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:43&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dougherty, Martin J. The Medieval Warrior: Weapons, Technology and Fighting Techniques: AD 1000-1500. Lyons Press, 2011.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:43&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:44&#34;&gt;
&lt;p&gt;Baker, Tim. « Strings », The traditional bowyer’s bible volume two (1993) : 187-259&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;
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