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    <title>LOW←TECH MAGAZINE Français</title>
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    <description>Ce site fonctionne à l’énergie solaire, et se retrouve parfois hors-ligne</description>
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    <lastBuildDate>Thu, 27 Feb 2025 00:00:00 +0000</lastBuildDate><atom:link href="https://qelnixcor.cloud/fr/tags/energy-demand/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml" />
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      <title>Comment construire une table chauffante électrique ?</title>
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      <pubDate>Thu, 27 Feb 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      
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      <description>&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/heated-table-intro-image_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : La table chauffante électrique réalisée dans ce manuel. Photo : Marina Kálcheva. Modèle : Anita Filippova.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : La table chauffante électrique réalisée dans ce manuel. Photo : Marina Kálcheva. Modèle : Anita Filippova. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#introduction&#34;&gt;Pourquoi construire une table chauffante électrique ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step1&#34;&gt;La table
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step1&#34;&gt;Étape 1 : Trouver une table&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step2&#34;&gt;Chauffer la table&lt;/a&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step2&#34;&gt;Étape 2 : Choisir une méthode de chauffage&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step3&#34;&gt;Étape 3 : Choisir un thermostat&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step4&#34;&gt;Étape 4 : Câbler l’ensemble&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step5&#34;&gt;Étape 5 : Programmer le thermostat&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#insulating&#34;&gt;Isoler la table&lt;/a&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step6&#34;&gt;Étape 6 : Isoler le film chauffant&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step7&#34;&gt;Étape 7 : Ajouter un tapis&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#step8&#34;&gt;Étape 8 : Trouver des couvertures&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#dressing&#34;&gt;Habiller et déshabiller la table&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;#safety&#34;&gt;Sécurité&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idintroductionpourquoi-construire-une-table-chauffante-électriquespan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;introduction&#34;&gt;Pourquoi construire une table chauffante électrique ?&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les tables chauffantes sont utilisées depuis des siècles dans de nombreuses cultures pour assurer le confort thermique en cas de froid. On peut citer, par exemple, le « kotatsu » au Japon, le « korsi » au Moyen-Orient, ou encore le « brasero de picón » en Espagne. Ces systèmes combinent une source de chaleur placée sous une table, une couverture qui recouvre l’ensemble, et des personnes qui glissent leurs jambes en dessous. Ce microclimat assure un confort optimal, même dans un environnement froid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La table chauffante est un excellent exemple de l’approche écoénergétique de nos ancêtres : &lt;a href=&#34;https://www.lulu.com/shop/kris-de-decker/chauffer-les-gens-et-non-les-espaces/paperback/product-45r6kjd.html?q=&amp;amp;page=1&amp;amp;pageSize=4&#34;&gt;chauffer les gens et non les espaces&lt;/a&gt;. Historiquement, des charbons incandescents issus de la cheminée étaient utilisés pour chauffer l’espace sous la table. Cette méthode, bien que suffisante en termes de chaleur, présentait des risques importants : incendies et intoxications au monoxyde de carbone. Nous pouvons désormais compter sur des technologies électriques. Par exemple, le kotatsu japonais est toujours utilisé, mais il fonctionne désormais avec un petit radiateur électrique fixé sous la surface de la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce manuel, je vais vous accompagner étape par étape pour fabriquer un bureau chauffant électrique conçu pour une personne. J’ai construit cette table pour mon usage personnel dans un espace de coworking à Barcelone où je travaille actuellement. Ce bâtiment, une ancienne usine industrielle, possède des plafonds très hauts, aucune isolation, et reçoit peu de soleil en hiver. Les températures peuvent être très basses, ce qui rend les systèmes de chauffage conventionnels inefficaces, mais ma table chauffante s’est révélée être une solution parfaite. Elle peut fonctionner grâce à un panneau solaire, une éolienne, un générateur de vélo, une batterie,  ou tout simplement en étant branchée au réseau électrique.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/author-at-heated-table_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : L&amp;amp;rsquo;auteur assis à la table chauffante de son espace de travail, là où se sont déroulées les expériences. La table est recouverte d&amp;amp;rsquo;une grande couverture en laine et d&amp;amp;rsquo;une couverture en coton de même taille. Photo : Marina Kálcheva.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : L&#39;auteur assis à la table chauffante de son espace de travail, là où se sont déroulées les expériences. La table est recouverte d&#39;une grande couverture en laine et d&#39;une couverture en coton de même taille. Photo : Marina Kálcheva. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une table chauffante offre un confort exceptionnel. La chaleur enveloppe le bas de votre corps, comme si vous profitiez du soleil ou vous immergiez dans un bain chaud. Cette chaleur se diffuse rapidement au reste du corps grâce à la circulation sanguine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours d&amp;rsquo;une semaine d&amp;rsquo;expérimentations en décembre 2024, avec des températures intérieures de 12-14 °C, j&amp;rsquo;ai constaté une très faible consommation d&amp;rsquo;énergie pour ma table chauffante nouvellement construite : entre 50 et 75 wattheures par heure. &lt;sup id=&#34;fnref:1&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:1&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Pour comparer, un radiateur électrique portable classique consomme facilement 1 500 wattheures par heure (sans garantir pour autant un confort thermique). Ma table chauffante consomme à peine autant d&amp;rsquo;énergie que la recharge d&amp;rsquo;un ordinateur portable ou le chauffage de deux litres d&amp;rsquo;eau pour une &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/01/the-revenge-of-the-hot-water-bottle/&#34;&gt;bouillotte&lt;/a&gt; (58 wattheures par heure, si l&amp;rsquo;on réchauffe l&amp;rsquo;eau toutes les deux heures).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut environ 15 minutes pour que l&amp;rsquo;effet thermique de la table devienne perceptible, une heure pour atteindre sa puissance maximale et deux heures pour atteindre son efficacité énergétique optimale. La consommation d&amp;rsquo;énergie passe de 75 wattheures durant la première heure à 50-60 wattheures à partir de la troisième heure, à mesure que le thermostat active les arrêts de chauffage plus fréquemment. Le système accumule la chaleur dans le tapis, les couvertures, la table et le corps humain. Si vous éteignez la table après trois heures, puis revenez 30 minutes plus tard et la rallumez, elle retrouve sa pleine capacité en 10 minutes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;le-manuel&#34;&gt;Le manuel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Construire une table chauffante électrique est un projet simple, qui ne requiert que peu de compétences techniques et de temps. Une fois toutes les pièces rassemblées, il suffit de quelques heures pour assembler la table. Le coût reste également abordable. &lt;sup id=&#34;fnref:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le processus de fabrication se divise en trois étapes principales : câbler le système électrique, programmer le thermostat et installer correctement les couches de textiles et d’isolation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matériel nécessaire :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Table&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Film carbone chauffant&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Thermostat&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Couvertures&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Tapis&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Isolant supplémentaire (j’ai utilisé du liège)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/HeatedTable-HOWTO-inverted_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Comment assembler une table chauffante électrique et isolée. 1. Attacher un film carbone chauffant à une planche de bois mince. 2. Fixer la planche de bois à la table 3. Ajouter un isolant de liège entre le panneau de bois et la table 4. Ajouter une couverture. Illustration : Marie Verdeil.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Comment assembler une table chauffante électrique et isolée. 1. Attacher un film carbone chauffant à une planche de bois mince. 2. Fixer la planche de bois à la table 3. Ajouter un isolant de liège entre le panneau de bois et la table 4. Ajouter une couverture. Illustration : Marie Verdeil. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/HeatedTable-LAYERS-inverted2_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Comment assembler une table chauffante électrique et isolée. Illustration : Marie Verdeil.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Comment assembler une table chauffante électrique et isolée. Illustration : Marie Verdeil. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/HeatedTable-KORSI-better_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Comment assembler une table chauffante électrique et isolée. Illustration : Marie Verdeil.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Comment assembler une table chauffante électrique et isolée. Illustration : Marie Verdeil. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idstep1étape-1-trouver-une-tablespan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;step1&#34;&gt;Étape 1 : Trouver une table&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce manuel concerne une table pour une seule personne - mon bureau. Contrairement aux modèles japonais ou moyen-orientaux, ma table est adaptée à une position assise de style occidental : sur une chaise, et non sur le sol. Vous pouvez transformer n’importe quelle table en source de chaleur personnelle, mais certaines conviennent mieux que d’autres. L’élément clé est la possibilité de fixer un film chauffant plat (étape 2) sous la table. Cependant, les éléments structurels peuvent compliquer cette tâche, comme ce fut le cas pour ma table (voir l’image ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/PC051753_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : La table avant transformation. Photo : Kris De Decker.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : La table avant transformation. Photo : Kris De Decker. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai résolu ce problème en installant le film chauffant sur une planche de bois mince que j&amp;rsquo;ai ensuite fixée aux éléments de support. Toutefois, cette solution pourrait ne pas convenir à toutes les tables. Optez pour une table en bois. Le bois est un bon isolant naturel, ce qui permet déjà de limiter les pertes de chaleur. Il est également facile de fixer des éléments sur une table en bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aussi possible de fabriquer une table chauffante plus grande pour plusieurs personnes. Dans ce cas, il faudra connecter plusieurs films chauffants (étape 2) et superposer plusieurs couvertures (étape 8). Low-tech Magazine construira une grande table chauffante pour plusieurs personnes &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/about/events/&#34;&gt;lors d’un atelier à Barcelone le 25 janvier 2025&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idstep2étape-2-choisissez-votre-élément-chauffantspan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;step2&#34;&gt;Étape 2 : Choisissez votre élément chauffant&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En théorie, tout appareil de chauffage électrique peut être utilisé pour chauffer une table. Cependant, comme une table chauffante isolée est extrêmement économe en énergie, il est préférable d’opter pour un radiateur électrique à très faible consommation. Un radiateur électrique portable classique est généralement trop puissant pour cet usage. Sa température de surface étant trop élevée, il pourrait provoquer des brûlures ou même un incendie s&amp;rsquo;il est placé sous une table.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;film-carbone-chauffant&#34;&gt;Film carbone chauffant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;élément chauffant idéal pour une table chauffante électrique - et celui utilisé dans ce manuel - est le film chauffant carbone ou infrarouge. Ces films chauffants très fins sont principalement destinés au chauffage électrique des sols et des murs dans les bâtiments et véhicules, à la protection des batteries ou des réservoirs d’eau contre le froid, ou encore au réchauffage des ruches et des terrariums. Les films chauffants infrarouges diffusent une chaleur douce et uniforme, éliminant ainsi tout risque de brûlure ou d’incendie en cas de contact avec la peau ou les vêtements. Ils sont conçus pour fonctionner à une température maximale de 40-45 °C.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/heat-foil_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Le film chauffant, vissé sur une fine planche de bois, prête à être fixée sous la surface de la table. Photo : Kris De Decker.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Le film chauffant, vissé sur une fine planche de bois, prête à être fixée sous la surface de la table. Photo : Kris De Decker. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h3 id=&#34;tension&#34;&gt;Tension&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les films carbone chauffants existent en différentes tensions : 12 V, 24 V et 110/220 V. J’ai opté pour un film chauffant 12 V afin qu’il soit compatible avec mes &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/12/how-to-build-a-small-solar-power-system/&#34;&gt;installations solaires 12V&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/03/how-to-build-a-practical-household-bike-generator/&#34;&gt;mon vélo générateur.&lt;/a&gt; Si vous avez un système d’énergie renouvelable 24 V, optez pour un film chauffant 24 V.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous voulez brancher la table sur une prise secteur, vous avez deux options. Premièrement, vous pouvez acheter un film chauffant 110 V/220 V, ajouter une prise compatible et le connecter directement à la prise électrique. Cependant, il est impératif de bien comprendre ce que vous faites, car ces tensions élevées comportent un risque d’électrocution. Pour un projet DIY plus sûr, mieux vaut utiliser un film chauffant 12 V ou 24 V, relié à un &lt;a href=&#34;https://meishile.co&#34;&gt;adaptateur universel&lt;/a&gt; qui convertit le 220 V en 12 V ou 24 V (comme un chargeur d’ordinateur portable). C’est ainsi que j’ai testé la table, car je n’ai pas encore de panneaux solaires dans mon nouveau bureau.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;taille&#34;&gt;Taille&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les films carbone chauffants existent en plusieurs largeurs, comme 20, 30 ou 50 cm. Ils sont vendus au mètre et assez flexibles pour être enroulés de façon compacte, ce qui facilite le transport et le stockage. Vous pouvez couper les films à la longueur souhaitée à des intervalles spécifiques. Ils sont équipés de câbles électriques soudés aux bornes positive et négative, prêts à être branchés à la source d’alimentation. En revanche, si vous les découpez, vous devrez souder des câbles sur chaque nouvelle section. Vous pouvez connecter plusieurs films en parallèle, et les faire fonctionner avec un seul thermostat (étape 3). Ma table ne possède qu’un seul film chauffant, coupé à la bonne taille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;consommation-dénergie&#34;&gt;Consommation d’énergie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La consommation d&amp;rsquo;énergie des films carbone chauffants, exprimée en watts par mètre carré (W/m²), varie en fonction de deux facteurs. D’abord, ils existent avec différentes puissances, généralement entre 100 et 250 W/m². Deuxièmement, la taille joue un rôle. Si un film chauffant de 1 m² affiche une puissance de 130 W/m² et que vous le coupez en deux, alors 0,5 m² de film chauffant demandera 65 watts. Le film chauffant que j’ai utilisé consomme 220 W/m². Initialement, j&amp;rsquo;ai utilisé 0,375 m² de film chauffant (50x70 cm), ce qui a entraîné une consommation d&amp;rsquo;environ 82,5 watts. J’ai ensuite retiré un centimètre pour qu’il s’adapte mieux sous la table, ce qui a ainsi réduit la consommation à environ 75 watts.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idstep3étape-3-choisir-votre-thermostatspan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;step3&#34;&gt;Étape 3 : Choisir votre thermostat&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’utilisation d’un thermostat est indispensable avec un film carbone chauffant. Sans thermostat, le film chauffant risque de surchauffer, de s’abîmer, voire de provoquer un incendie. Le thermostat permet aussi de garantir une température stable sous la table. Il éteint le chauffage lorsque la température atteint une valeur maximale préréglée, et le rallume lorsque la température chute de quelques degrés en dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tension du thermostat doit correspondre à celle du film chauffant : si vous avez un film chauffant de 12 V, il vous faut un thermostat 12 V. Si vous avez un film chauffant de 24 V, optez pour un thermostat 24 V. Le thermostat que j&amp;rsquo;utilise pour ma table est le W3230 DC 12 V. C&amp;rsquo;est un appareil largement commercialisé pour diverses applications. Il faudra le câbler et régler la température souhaitée.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idstep4étape-4-câbler-lensemblespan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;step4&#34;&gt;Étape 4 : Câbler l’ensemble&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le thermostat se place entre le film chauffant et la source d&amp;rsquo;alimentation, comme illustré ci-dessous. Le câblage peut varier selon le modèle du thermostat.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/WIRing-Themostat_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Comment raccorder le thermostat au film chauffant et à la source d&amp;amp;rsquo;alimentation. 1. Thermostat 2. Fusible 3. Capteur de température 4. Film carbone chauffant. Illustration par Marie Verdeil.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Comment raccorder le thermostat au film chauffant et à la source d&#39;alimentation. 1\. Thermostat 2. Fusible 3. Capteur de température 4. Film carbone chauffant. Illustration par Marie Verdeil. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h3 id=&#34;taille-des-câbles&#34;&gt;Taille des câbles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les câbles doivent être assez épais pour supporter l’intensité du courant. Les films chauffants sont généralement livrés avec des câbles électriques épais, souvent bien plus longs que nécessaire. Vous pouvez les raccourcir si besoin et réutiliser les chutes pour le reste du câblage. Si vous utilisez d&amp;rsquo;autres câbles, mesurez le courant que le film chauffant consomme à l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;un multimètre. Par exemple, mon film chauffant 12 V nécessite 6,6 ampères, donc mes câbles - dans le circuit complet - doivent avoir une section d&amp;rsquo;au moins 2,63 mm2 (soit un calibre 13 AWG, &lt;a href=&#34;https://www.powerstream.com/Wire_Size.htm&#34;&gt;consultez ce tableau&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;fusible&#34;&gt;Fusible&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout système électrique nécessite des fusibles pour des raisons de sécurité. Une fois que vous avez coupé votre film chauffant à la taille souhaitée, mesurez le courant qu&amp;rsquo;il consomme. Puis, installez un fusible dont l’intensité nominale est légèrement supérieure. Ma table consomme 6,6 ampères et j&amp;rsquo;ai ajouté un fusible de 10 A. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/12/how-to-build-a-small-solar-power-system/#sizing-other&#34;&gt;Pour plus d&amp;rsquo;informations sur les fusibles, consultez notre manuel sur l&amp;rsquo;énergie solaire&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;interrupteur&#34;&gt;Interrupteur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/03/how-to-build-a-practical-household-bike-generator/#wires&#34;&gt;Un interrupteur peut être ajouté au circuit&lt;/a&gt; pour activer et désactiver la table chauffante. Utilisez un modèle avec un indicateur lumineux, de manière à ne pas oublier d&amp;rsquo;arrêter le système de chauffage lorsque vous partez. Vous pouvez également installer un capteur de mouvement sous la table. Cela dit, si le câblage est bien fait, avec des câbles adaptés et un fusible en place, oublier de l’éteindre ne présentera aucun risque.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;capteur-de-température&#34;&gt;Capteur de température&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le thermostat est livré avec un capteur de température que vous devez installer entre le film chauffant et la table (en contact avec le film chauffant). Fixez bien ce capteur, car il joue un rôle clé dans le bon fonctionnement et la sécurité du système.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;où-installer-le-thermostat&#34;&gt;Où installer le thermostat ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant de câbler le système, choisissez l’emplacement du thermostat, car cela influencera la longueur des câbles nécessaires. J’ai placé mon thermostat sous la table, dissimulé sous les couvertures. Une fois programmé, il ne nécessite plus d’être manipulé régulièrement (voir plus loin). Fixer le thermostat sur le dessus de la table implique de percer un trou dans la couverture pour faire passer les câbles. Cela rend aussi l’ajout ou le retrait des couvertures plus compliqué.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/thermostat-detail_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Le thermostat se trouve sur le côté de la table, relié au film chauffant et à la source d&amp;amp;rsquo;énergie. Photo : Marina Kálcheva.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Le thermostat se trouve sur le côté de la table, relié au film chauffant et à la source d&#39;énergie. Photo : Marina Kálcheva. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idstep5étape-5-programmer-le-thermostatspan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;step5&#34;&gt;Étape 5 : Programmer le thermostat&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Branchez d’abord le thermostat à la source d’alimentation pour le programmer. Commencez par activer la fonction « chauffage ». Par défaut, mon thermostat était réglé sur « refroidissement », ce qui m’a causé quelques difficultés au début. Voici les étapes à suivre :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Maintenez le bouton « set » enfoncé pour entrer dans le menu de réglage du code.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Appuyez sur haut ou bas pour sélectionner « P0 ».&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Appuyez à nouveau sur « set » pour accéder au réglage du code.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Appuyez sur haut ou bas pour sélectionner « H ».&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Après 3 secondes, le réglage s’enregistre automatiquement.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Réglez ensuite la température à partir de laquelle le thermostat coupe le film chauffant. Pour une utilisation prolongée, les fabricants recommandent une plage de 40 à 45 °C. Voici la procédure :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Appuyez brièvement sur « set » : le chiffre bleu commencera à clignoter.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ajustez la température maximale souhaitée à l’aide des boutons « haut » et « bas ».&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Attendez 3 secondes, le réglage sera automatiquement enregistré.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les autres paramètres du thermostat peuvent rester inchangés.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idinsulatingisolation-de-la-tablespan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;insulating&#34;&gt;Isolation de la table&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour construire une table chauffante confortable et efficiente énergétiquement, il faut comprendre que le film chauffant diffuse la chaleur des deux côtés. Fixé directement sous une table, il ne dépassera pas 30 °C, ce qui aura un impact limité sur le confort thermique. La chaleur ne sera perceptible qu’au-delà de la température de la peau (environ 35 °C) et du corps (37 °C).&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un matériau isolant doit recouvrir un côté du film chauffant pour atteindre une température adéquate.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un matériau isolant doit recouvrir un côté du film chauffant pour atteindre une température adéquate. Cela dirigera la chaleur vers l’autre côté, celui qui rayonne vers votre corps. Le film chauffant en carbone pour une table chauffante est placé sous le plateau, rayonnant la chaleur vers le bas, c&amp;rsquo;est pourquoi l&amp;rsquo;isolation se place au-dessus. &lt;sup id=&#34;fnref:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il se compose du plateau en bois, d&amp;rsquo;une ou plusieurs couvertures, et de tout autre matériau isolant que vous ajoutez à la surface de la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas d’un chauffage au sol, l’isolation est placée en dessous. Le dessus doit être recouvert d’un matériau robuste et bon conducteur thermique, comme le carrelage céramique. À l’inverse, pour une table chauffante diffusant vers le bas, il n’est pas nécessaire de protéger la face exposée. Il peut être touché en toute sécurité, et personne ne marche dessus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idstep6étape-6-isoler-le-film-chauffant-span&#34;&gt;&lt;span id=&#34;step6&#34;&gt;Étape 6 : Isoler le film chauffant &lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Afin d&amp;rsquo;optimiser la diffusion de chaleur du film chauffant, j’ai ajouté une couche de 3 cm de liège entre celui-ci et la table. Je n’ai pas testé sans le liège, mais je suis convaincu que son absence aurait réduit à la fois l’efficacité énergétique et le confort thermique de ma table. D’autres isolants naturels efficaces incluent la laine, la cellulose, les fibres de bois, le chanvre et le lin. Un film réfléchissant pour radiateurs peut également être une option.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idstep7étape-7-ajouter-un-tapisspan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;step7&#34;&gt;Étape 7 : Ajouter un tapis&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une table chauffante posée sur un sol froid ne sera pas confortable. Le sol froid absorbera la chaleur du film chauffant, et vos pieds en perdront également au contact du sol. D’où l’importance d’isoler le sol, par exemple avec un ou plusieurs tapis en laine superposés. Les tapis en laine sont coûteux, mais ils n’ont pas besoin d’être bien plus grands que la table, et il est possible d’en trouver d’occasion à prix abordable. J’ai déniché un grand tapis en laine de style persan pour 50 euros pour mon bureau, et je compte en superposer un deuxième pour renforcer l’isolation du sol.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idstep8étape-8-trouver-vos-couverturesspan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;step8&#34;&gt;Étape 8 : Trouver vos couvertures&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’efficacité énergétique et le confort thermique d’une table chauffante dépendent en grande partie du type et de la taille des couvertures utilisées. En plus d’agir comme une couche d’isolation pour le film chauffant, des couvertures suffisamment longues pour toucher le sol piègent l’air chaud sous la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chauffages rayonnants transmettent la chaleur aux surfaces - y compris à votre corps - &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2015/02/restoring-the-old-way-of-warming-heating-people-not-places/&#34;&gt;sans réchauffer directement l&amp;rsquo;air ambiant&lt;/a&gt;. Toutefois, l’air sous la table se réchauffera progressivement sous l’effet de la chaleur accumulée par les couvertures, la table, le tapis et même la personne assise. D’après mes tests, l’air sous ma table, mesuré à 25 cm du sol, a gagné environ 10 °C.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/nobody-at-table-edited_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : La table chauffante électrique est équipée d&amp;amp;rsquo;une couverture en laine des Abbruzzes de 240x240 cm. Photo : Marina Kálcheva.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : La table chauffante électrique est équipée d&#39;une couverture en laine des Abbruzzes de 240x240 cm. Photo : Marina Kálcheva. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h3 id=&#34;la-laine&#34;&gt;La laine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Privilégiez une couverture en laine. La laine retient très bien la chaleur, résiste bien mieux aux flammes que d’autres textiles, ne se salit pas facilement, n’absorbe pas les odeurs, régule l’humidité et purifie l’air. &lt;sup id=&#34;fnref:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Neuves, les couvertures en laine peuvent être assez coûteuses, parfois plusieurs centaines d’euros pour les dimensions requises. J’ai cependant trouvé quatre couvertures en laine d’occasion pour 90 euros, dont deux assez grandes pour toucher le sol. Si votre couverture en laine est tachée ou peu esthétique, superposez-la avec une couverture en coton plus jolie et moins chère.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;taille-de-la-couverture&#34;&gt;Taille de la couverture&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La taille de la couverture nécessaire dépend des dimensions de votre table (longueur, largeur, hauteur). La mienne mesure 80 cm de long, 56 cm de large et 75 cm de haut. Cela implique que ma couverture doit faire au minimum 230 cm (75 + 80 + 75) sur 206 cm (75 + 56 + 75) pour atteindre le sol. Impossible de trouver une couverture assez grande ? Vous pouvez abaisser la table pour vous asseoir au sol, ou assembler plusieurs petites couvertures. Les petites couvertures peuvent aussi compléter des plus grandes ou suffire seules lorsqu&amp;rsquo;il ne fait pas trop froid (voir plus loin).&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;plan-de-travail&#34;&gt;Plan de travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Travailler sur une surface en laine ou en coton est agréable en hiver, mais vous pouvez aussi poser une planche de bois découpée sur la couverture pour la protéger de l’usure et des salissures. Autre solution : recouvrir la couverture d’une nappe en coton, plus facile à laver que la laine.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/dressing-undressing-the-table_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : La table chauffante électrique, prête à être habillée de diverses couvertures. Photo : Marina Kálcheva.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : La table chauffante électrique, prête à être habillée de diverses couvertures. Photo : Marina Kálcheva. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-iddressinghabiller-et-déshabiller-la-tablespan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;dressing&#34;&gt;Habiller et déshabiller la table&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout système de chauffage doit pouvoir être réglé pour offrir un confort optimal. Avec un chauffage central, il suffit d’ajuster le thermostat. Cependant, ce n&amp;rsquo;est pas aussi simple pour une table chauffante, car la plage de température du film chauffant en carbone est limitée. En dessous de 38 °C, la chaleur devient insuffisante, tandis qu’au-delà de 45 °C, le film chauffant risque d’être endommagé et la surface de devenir trop chaude au toucher. Cependant, vous pouvez moduler le confort thermique en fonction de la température ambiante en « habillant » ou en « déshabillant » la table : ajoutez ou retirez des couches textiles, et variez leur disposition.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez moduler le confort thermique en fonction de la température ambiante en ajoutant ou en retirant des couches textiles, et en faisant varier leur disposition&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On peut sans exagérer considérer la couverture comme une extension de vos vêtements. S’asseoir à cette table, c’est un peu comme enfiler une immense robe chauffée de l’intérieur. Comme pour nos vêtements, on peut ajuster le nombre et la disposition des couvertures en fonction de la température extérieure. J’ai testé la table avec une à quatre couvertures, et à chaque ajout, l’efficacité énergétique et le confort thermique s’améliorent. Lorsqu’il fait très froid, vous pouvez ajouter deux ou trois couvertures tombant sur les côtés de la table. Si vous avez encore froid, vous pouvez draper des couvertures supplémentaires sur votre chaise et vos épaules. Vous aurez alors l’impression d’être dans une véritable tente chauffée de l’intérieur, avec seulement la tête et les bras qui dépassent.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/max-insulated-table_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Anita Filippova, stagiaire, travaille à la table chauffante du bureau de Low-tech Magazine. Il y a une couverture supplémentaire enroulée autour de ses épaules et de la chaise. Photo : Marina Kálcheva.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Anita Filippova, stagiaire, travaille à la table chauffante du bureau de Low-tech Magazine. Il y a une couverture supplémentaire enroulée autour de ses épaules et de la chaise. Photo : Marina Kálcheva. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/table-blanket-clothes_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Anita Filippova, stagiaire, travaille à la table chauffante du bureau de Low-tech Magazine. On peut sans exagérer considérer la couverture comme une extension des vêtements. Photo : Marina Kálcheva.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Anita Filippova, stagiaire, travaille à la table chauffante du bureau de Low-tech Magazine. On peut sans exagérer considérer la couverture comme une extension des vêtements. Photo : Marina Kálcheva. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, plus vous ajoutez de couvertures, plus l’ensemble devient lourd, et plus il faut de temps pour s’installer et se lever – autrement dit, pour « habiller » et « déshabiller » la table. Une couverture plus légère reste donc préférable, tant qu’elle assure un confort suffisant. Lors d’une soirée fraîche de printemps, une ou deux couvertures plus courtes peuvent suffire à vous tenir au chaud. J’ai testé cette configuration, et elle fonctionnait presque aussi bien qu’avec une grande couverture. La consommation d’énergie était légèrement plus élevée et le confort thermique un peu moindre – j’ai eu un peu froid aux pieds, notamment. Mais quand il fait un peu plus doux, je préfère cette configuration, plus pratique pour se lever du bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi éviter la surchauffe sans toucher au thermostat : soulevez un coin du tapis avec le pied pour évacuer un peu de chaleur, ou retirez une couverture. Réduire la température du thermostat serait plus économe en énergie, mais la consommation d’une table chauffante est si faible qu’on peut se permettre un peu plus de confort. On peut encore améliorer le confort d’une table chauffante avec une chaise ou un banc chauffant, ou en plaçant un écran isolant derrière son siège, muni d’un film chauffant d’un côté et d’un isolant de l’autre. Nous y reviendrons dans un prochain guide.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;span-idsafetysécuritéspan&#34;&gt;&lt;span id=&#34;safety&#34;&gt;Sécurité&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une table chauffante électrique est bien plus sûre qu’un modèle fonctionnant au feu, mais elle comporte tout de même certains risques, notamment celui d’incendie. Toutefois, en respectant quelques règles essentielles, vous pouvez l’éviter :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ne placez jamais de chauffages électriques puissants sous une table recouverte d’une couverture.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;N’utilisez jamais un film chauffant radiant sans thermostat.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Assurez-vous que les câbles électriques sont suffisamment épais pour supporter la charge.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ajoutez un fusible à votre installation électrique.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Fixez correctement le capteur de température afin qu’il reste bien en place.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Évitez les couvertures et tapis en fibres synthétiques, qui sont hautement inflammables. Si vous suivez ces précautions, votre table chauffante ne présentera aucun risque d’incendie. Cependant, un feu peut toujours se déclarer ailleurs dans la pièce. Pour limiter les risques, privilégiez des couvertures et tapis en laine, qui ne prennent pas feu. Le coton, bien qu’inflammable, reste une option plus sûre que les matériaux synthétiques.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin, si les couvertures longues sont plus efficaces d’un point de vue énergétique, veillez à ce qu’elles ne soient pas trop encombrantes pour éviter de trébucher en vous asseyant ou en vous levant de table.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3 id=&#34;colophon&#34;&gt;Colophon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Table chauffante : Kris De Decker.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustrations : Marie Verdeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photos : Marina Kálcheva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Modèle : Anita Filippova.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lieu de la séance photo : Akasha Hub Barcelona. Merci à Carmen Tanaka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La version préliminaire de cet article a été revue par Marie Verdeil et Roel Roscam Abbing.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&#34;guides-diy-associés&#34;&gt;Guides DIY associés :&lt;/h3&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/12/how-to-build-a-small-solar-power-system/&#34;&gt;Comment construire un petit système à énergie solaire ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2022/03/how-to-build-a-practical-household-bike-generator/&#34;&gt;Construire un vélo générateur pour la chaleur et l&amp;rsquo;électricité&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3 id=&#34;livres-recommandés&#34;&gt;Livres recommandés :&lt;/h3&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;https://www.lulu.com/shop/kris-de-decker/chauffer-les-gens-et-non-les-espaces/paperback/product-45r6kjd.html?q=&amp;amp;page=1&amp;amp;pageSize=4&#34;&gt;Chauffer les gens, et non les espaces&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2025/02/how-to-build-an-electrically-heated-table/images/dithers/bike-generator-heated-table_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : La table chauffante alimentée par le vélo générateur. Photo : Marina Kálcheva.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : La table chauffante alimentée par le vélo générateur. Photo : Marina Kálcheva. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;footnotes&#34; role=&#34;doc-endnotes&#34;&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id=&#34;fn:1&#34;&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai effectué tous les tests en réglant la température maximale du thermostat à 44,5 °C. Si vous réduisez cette température, la consommation d&amp;rsquo;énergie sera moins importante. En plus de mesurer la consommation et la température, j&amp;rsquo;ai aussi pris en compte mon confort thermique. J&amp;rsquo;étais assis à la table, avec des chaussures en cuir, des sous-vêtements thermiques en laine mérinos assez épais, et des vêtements de travail légers par-dessus. Je travaillais sur mon ordinateur. J&amp;rsquo;ai testé avec une à quatre couvertures pour améliorer l&amp;rsquo;isolation. La consommation d&amp;rsquo;énergie et l&amp;rsquo;efficacité de votre table chauffante peuvent différer des miennes, car plusieurs facteurs entrent en jeu : la taille et la puissance de la source de chaleur (étape 2), les réglages du thermostat (étape 4), l&amp;rsquo;efficacité des couvertures (étape 8) et du tapis (étape 7), l&amp;rsquo;isolation autour de la source de chaleur (étape 6) et la surface de la table (étape 1). Ajouter davantage d&amp;rsquo;isolation permettra au thermostat de chauffer moins fréquemment, ce qui réduira la consommation. C&amp;rsquo;est également le cas si vous baissez la température maximale du thermostat.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:1&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:2&#34;&gt;
&lt;p&gt;En excluant le coût de la table ou du tapis - des éléments que vous avez sûrement déjà - il est possible de fabriquer une table chauffante électrique pour une personne pour moins de 100 euros. Voici le détail des coûts pour ma propre table : 35 euros pour le film chauffant (j&amp;rsquo;ai acheté 2 mètres pour 75 euros et coupé le rouleau en deux à peu près), 10 euros pour le thermostat, 30 euros pour l&amp;rsquo;isolation en liège, et 40 euros pour une couverture en laine verte « double » d&amp;rsquo;occasion, grande et épaisse. Total = 115 euros. J&amp;rsquo;ai également acheté quatre autres couvertures d&amp;rsquo;occasion à bas prix, toutes en excellent état. Bien sûr, si votre budget est plus large, vous pouvez dépenser des centaines, voire des milliers d&amp;rsquo;euros pour des couvertures en laine de qualité. Les coûts (et le temps de fabrication) augmentent à mesure que la taille de la table augmente, car il faut plus de film chauffant et d&amp;rsquo;isolation.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:3&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ne faites pas l&amp;rsquo;erreur de poser le film chauffant au sol, en dirigeant la chaleur vers le haut, vers la table. Les sources de chaleur rayonnantes ne chauffent pas l&amp;rsquo;air, elles transmettent directement de l&amp;rsquo;énergie à votre corps. Si la chaleur irradie vers le bas, elle atteindra vos cuisses, vos genoux, vos mollets et vos pieds. En revanche, si la chaleur vient de dessous, le bas de la chaise bloquera une grande partie de cette chaleur. Seuls vos pieds seront directement exposés, mais ils ne se réchaufferont que lorsque vous enlèverez vos chaussures. Il est aussi essentiel d&amp;rsquo;isoler l&amp;rsquo;espace sous le film chauffant et de protéger la surface du film en carbone pour éviter les dommages, ce qui complique un peu la fabrication.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:4&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ingham, Peter, et al. &amp;ldquo;Wool and carpets-6000 years of innovation, quality and sustainability.&amp;rdquo; Key Engineering Materials 671 (2016): 490-496. Voir aussi : McNeil, Steve. &amp;ldquo;The thermal properties of wool carpets.&amp;rdquo; Technical Bulletin, AgResearch, NZ. AgResearch Limited Lincoln Research Centre| e Se||-Corner Springs Road &amp;amp; Gerald Street, Lincoln ita mīta i, mīta i het Private Bag 4749 (2016).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
    </item>
    
    <item>
      <title>Les bains publics, un luxe partagé</title>
      <link>https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/</link>
      
      <enclosure url="https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Hot-spring-pool-bathhouse_in_Beitou-Taiwan-1900s-museum_dithered.png" type="image/png" length="36511" ></enclosure>
      <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 00:00:00 +0000</pubDate>
      
      <guid>https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/</guid>
      <description>&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Hot-spring-pool-bathhouse_in_Beitou-Taiwan-1900s-museum_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bains publics construits au-dessus d’une source chaude, Taïwan. Photo datant du début du XXe siècle, domaine public.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Bains publics construits au-dessus d’une source chaude, Taïwan. Photo datant du début du XXe siècle, domaine public. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;pas-deau-courante-à-domicile&#34;&gt;Pas d’eau courante à domicile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les sociétés industrielles, peu d’activités exigent autant d’intimité que le lavage et les soins corporels. Nous le faisons généralement seuls, dans nos salles de bains privatives, portes fermées à clé. Dans le passé, ce n’était pas la norme. Se baigner en présence d’autres personnes était la règle plutôt que l’exception. Jusqu’à la première moitié du XXe siècle, de nombreux foyers, même dans les sociétés les plus modernes, ne disposaient pas d’eau courante… Et encore moins d’une salle de bains privative. &lt;sup id=&#34;fnref:1&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:1&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une salle de bains nécessite une alimentation en eau domestique, mais aussi une évacuation des eaux usées et une source d’énergie pour chauffer l’eau. Bien sûr, il est possible de prendre un bain chaud chez soi sans ces infrastructures. Depuis l’Antiquité, les plus riches ont construit des bains privatifs dans leurs maisons. Le plus souvent, ils pouvaient le faire parce que des personnes moins aisées – serviteurs ou esclaves – remplissaient et vidaient leurs baignoires avec des seaux d’eau et ramassaient du bois pour les chauffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il était généralement plus pratique d’aller à l’eau au lieu de la faire venir. Certains se baignaient dans une rivière, un lac ou une source. D’autres, surtout en milieu urbain, se rendaient aux bains publics.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Badhuis-Aken-Jan_Luyken-1682_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bains à Aix-la-Chapelle, Allemagne, par Jan Luyken, 1682.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Bains à Aix-la-Chapelle, Allemagne, par Jan Luyken, 1682. 
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-bains-sont-ils-non-durables&#34;&gt;Les bains sont-ils non durables ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les pratiques modernes de bain sont un exemple typique de mode de vie non durable, reposant sur les énergies fossiles. La production d’eau chaude représente la deuxième plus grande consommation d’énergie dans de nombreux foyers (après le chauffage et/ou la climatisation), et une grande partie de cette eau est utilisée pour les bains ou les douches. &lt;sup id=&#34;fnref:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La salle de bains moderne consomme également beaucoup d’eau et ajoute une consommation d’énergie supplémentaire par le chauffage de l’espace et le traitement des eaux usées. La construction et la rénovation des salles de bains nécessitent également des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les défenseurs de la durabilité suivent deux stratégies pour résoudre ces problèmes. La première stratégie se concentre sur des solutions technologiques, telles que les &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/10/mist-showers-sustainable-decadence/&#34;&gt;pommeaux de douche à faible débit&lt;/a&gt;, les chauffe-eau alimentés par des capteurs solaires, les systèmes de récupération de chaleur des eaux usées et le recyclage des eaux grises. La deuxième stratégie repose sur des changements comportementaux ou sociaux en remettant en question les normes modernes de propreté et de confort : prendre des bains ou des douches plus courts et moins fréquents, prendre des douches froides ou se laver rapidement au lavabo. &lt;sup id=&#34;fnref1:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est peu probable que ces stratégies donnent des résultats significatifs. De nombreuses solutions technologiques sont difficiles, voire impossibles à installer dans les bâtiments existants, surtout en milieu urbain. Par exemple, plus le nombre d’étages augmente, moins il y a de place sur le toit pour installer des panneaux solaires pour tous les résidents. D’un autre côté, présenter l’inconfort comme un sacrifice nécessaire pour la durabilité risque de ne pas encourager une adoption plus large des pratiques écologiques. &lt;sup id=&#34;fnref1:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le bain public permet de dissocier plus facilement les pratiques de bain des énergies fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le bain public pourrait être une troisième piste, mais elle est rarement évoquée. C’est d’autant plus surprenant que, sur le plan de l’efficacité des ressources, il est difficile de faire mieux. Construire et exploiter un bain public pour 1 000 personnes nécessite beaucoup moins d’énergie que de construire et exploiter 1 000 salles de bains individuelles. Un bain public est également plus efficace en termes de matériaux, d’argent et d’espace. &lt;sup id=&#34;fnref:5&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:5&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout aussi important, le bain public facilite l’application des technologies durables mentionnées précédemment. Cela réduit encore la consommation d’énergie et permet de dissocier les pratiques de bain des énergies fossiles. Enfin, un bain public peut améliorer considérablement la durabilité sans encourager l’inconfort. Au contraire, mutualiser les ressources pour construire quelque chose pour une communauté plutôt que pour chaque foyer individuellement permet d’atteindre un niveau élevé de luxe durable. C’est peut-être plus vendeur que des douches froides.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/18388_3_en-1897-bains-dunkerquois_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bains publics de Dunkerque, France, ouverts en 1897.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Bains publics de Dunkerque, France, ouverts en 1897.
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&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;bains-dans-les-rivières-les-lacs-et-les-sources-thermales&#34;&gt;Bains dans les rivières, les lacs et les sources thermales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La nature a fourni à l’homme des moyens de se baigner tels que des ruisseaux, des rivières, des piscines naturelles, des lacs, des cascades ou la pluie. Pendant longtemps, l’humanité a vécu en Afrique tropicale, où il n’était pas nécessaire de chauffer l’eau artificiellement pour se baigner confortablement. Lorsque nous nous sommes déplacés vers des climats plus froids, la nature nous a offert une autre solution : les sources d’eau chaude. Des dizaines de milliers de sources thermales existent à travers le monde. Seuls quelques pays en sont encore totalement dépourvus. &lt;sup id=&#34;fnref:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:7&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:7&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se baigner dans des sources d’eau chaude était une pratique courante dans les civilisations anciennes du monde entier. Cependant, cette pratique remonte à une époque encore plus lointaine. Des preuves archéologiques montrent abondamment que de nombreuses colonies préhistoriques se sont établies près de sources d’eau chaude &lt;sup id=&#34;fnref1:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il est impossible de prouver de manière irréfutable que les gens utilisaient ces eaux pour se baigner, mais pourquoi ne le feraient-ils pas, surtout dans les régions froides ? &lt;sup id=&#34;fnref:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;On appréciait déjà les bains chauds bien avant l’invention de l’écriture.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le bain moderne consomme des énergies fossiles, mais ce n’était pas toujours le cas dans le passé, où des pratiques plus écologiques existaient. Dans le cas des sources thermales, l’ensemble de l’infrastructure et du fonctionnement – approvisionnement en eau, drainage et source de chaleur – est déjà en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos ancêtres ont également inventé le bain de vapeur ou hammam pour profiter de l’eau froide en toutes saisons et sous tous les climats. Plutôt que de chauffer l’eau, ils chauffaient les personnes afin qu’elles puissent se baigner confortablement dans l’eau froide. Les premières huttes de vapeur, datant de la préhistoire, n’étaient guère plus que de petites cabanes en rondins ou des structures en forme de tente recouvertes de couvertures en laine ou de peaux. &lt;sup id=&#34;fnref:10&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:10&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:13&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:13&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bathing-place-paul-gauguin-1886-pont-aven-france-1024x860_dithered.png&#34; alt=&#39;Peinture : Baignade, huile sur toile, Paul Gauguin, 1886.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Peinture : Baignade, huile sur toile, Paul Gauguin, 1886. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;la-naissance-des-bains-publics&#34;&gt;La naissance des bains publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les bains artificiels en brique ou en pierre sont apparus il y a environ 4 000 ans. &lt;sup id=&#34;fnref:14&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:14&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ils pouvaient être des piscines en plein air, des bains publics ou des salles de bains privatives. De nombreuses piscines et bains publics ont été construits au-dessus de sources chaudes naturelles, modifiant l’environnement naturel pour le rendre plus pratique, sûr et attrayant. &lt;sup id=&#34;fnref2:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les gens ont également commencé à détourner l’eau vers des bains urbains en utilisant des canaux, des tuyaux et des aqueducs. Ils ont commencé à construire des bains utilisant de l’eau chauffée artificiellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anciens Romains sont les plus célèbres pour leurs bains publics, bien qu’ils se soient beaucoup inspirés des anciens Grecs. Les bains grecs comprenaient des salles avec des baignoires individuelles contre les murs. Les baigneurs, assis bien droit, se versaient de l’eau chaude sur eux-mêmes ou faisaient faire cela par un serviteur. En revanche, les Romains partageaient l’eau dans de grandes baignoires ou piscines. Tous deux utilisaient également des bains de vapeur. &lt;sup id=&#34;fnref:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:16&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:16&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:18&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:18&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l’apogée de l’Empire, la ville de Rome comptait à elle seule environ 1 000 bains publics pour une population d’environ 1 million d’habitants, soit un établissement de bains pour 1 000 personnes. &lt;sup id=&#34;fnref2:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains publics les plus importants étaient les &amp;ldquo;thermes&amp;rdquo;, qui pouvaient accueillir jusqu’à plusieurs milliers de personnes en même temps. Ces installations, présentes uniquement dans les plus grandes villes, étaient richement décorées de mosaïques, de piscines et de sols en marbre, de colonnes de granit et de statues. Cependant, la plupart des bains romains étaient des bains de quartier plus petits appelés « balnea ». &lt;sup id=&#34;fnref1:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Baths_of_Diocletian_-_Paulin_1880_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Coupe transversale des thermes de Dioclétien par l’architecte français Edmond Paulin, 1880. Ce complexe de bains était le plus grand de la Rome antique, avec une capacité de plus de 3 000 personnes.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Coupe transversale des thermes de Dioclétien par l’architecte français Edmond Paulin, 1880. Ce complexe de bains était le plus grand de la Rome antique, avec une capacité de plus de 3 000 personnes. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-bains-publics-à-lépoque-préindustrielle&#34;&gt;Les bains publics à l’époque préindustrielle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’histoire des bains publics se poursuit après la chute de l’Empire romain. En Orient, le bain romain a évolué en hammam, abandonnant les piscines pour se concentrer davantage sur la transpiration comme méthode de nettoyage. &lt;sup id=&#34;fnref:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Après un bain de vapeur, les gens se jettent de l’eau dessus. Rappelant les petits bains romains connus sous le nom de balnea, les hammams se sont répandu en grand nombre dans toutes les villes du monde islamique, facilitant la propreté corporelle et l’accomplissement des ablutions avant la prière. &lt;sup id=&#34;fnref:22&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:22&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe occidentale, de nombreux bains romains sont tombés en ruine. Cependant, les bains publics ont fait leur grand retour à la fin du Moyen Âge, avec une nouvelle période d’urbanisation. &lt;sup id=&#34;fnref:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:24&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:24&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Aux XIIIe, XIVe et XVe siècles, de nombreuses villes européennes comptaient un bain public pour 2 000 à 5 000 habitants. &lt;sup id=&#34;fnref:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Nombre d’entre eux étaient des bains de vapeur inspirés du hammam. Un deuxième type d’établissement de bains proposait des baignoires en bois pouvant accueillir un petit groupe de personnes. Le bain public médiéval était connu sous le nom d’« étuve » (« stew » en anglais), un terme qui fait référence au four qui chauffait l’eau pour les baignoires ou remplissait la pièce de vapeur. &lt;sup id=&#34;fnref1:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Hann_M%C3%BCnden_Badstoven_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un ancien bain médiéval, construit en 1562, à Münden, en Allemagne. Photo par Axel Hindemith (CC BY-SA 4.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un ancien bain médiéval, construit en 1562, à Münden, en Allemagne. Photo par Axel Hindemith (CC BY-SA 4.0). 
&lt;/figcaption&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Durer__Albrecht_-_Women_s_Bath_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Le bain public des femmes, par Albrecht Dürer, 1496.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Le bain public des femmes, par Albrecht Dürer, 1496. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Ludwig_Rohbock_1850a_Rudas_Baths_IMG_0644_dithered.png&#34; alt=&#39;Peinture : Bains Rudas, Ludwig Rohbock, 1850. Les bains Rudas de Budapest ont été construits en 1550 et sont toujours en activité.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Peinture : Bains Rudas, Ludwig Rohbock, 1850. Les bains Rudas de Budapest ont été construits en 1550 et sont toujours en activité. 
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L’Europe du Nord et la Russie, qui n’ont jamais été conquises par les empires romain ou islamique, sont restées fidèles aux bains de vapeur et aux bains d’air chaud. Par exemple, des « banyas » publiques existaient dans les villes de la Moscovie au Moyen Âge. &lt;sup id=&#34;fnref1:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’Asie a également développé des cultures de bain indépendantes. Notamment dans le Japon de la fin du Moyen Âge, les gens partageaient des bains chauds privés entre familles, voisins et amis pour des raisons économiques. Pour ces &amp;ldquo;bains coopératifs&amp;rdquo; de quatre à dix personnes, chaque baigneur apportait un peu de bois pour chauffer l’eau. Cette pratique a évolué en bains publics plus grands – les « sento » – qui ont vu leur popularité augmenter à partir du XVe siècle. &lt;sup id=&#34;fnref:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Gustav_Retzius_0AFinland_Stockholm_1881_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Femmes prenant un bain de vapeur. Gravure sur bois d’Olaf Sörling.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Femmes prenant un bain de vapeur. Gravure sur bois d’Olaf Sörling. 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/men-in-a-japanese-bathhouse_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Hommes dans un établissement de bains publics japonais, début du XXe siècle. Image dans le domaine public.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Hommes dans un établissement de bains publics japonais, début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Image dans le domaine public. 
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;se-baigner-pour-le-plaisir&#34;&gt;Se baigner pour le plaisir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, les défenseurs de la durabilité qui prônent des douches plus courtes ou moins fréquentes considèrent implicitement le bain comme une pratique strictement utilitaire. Cependant, le bain n’a jamais été une simple question d’hygiène, et ce pendant la majeure partie de l’Histoire. En plus de s’y laver, les gens se rendaient dans les bains publics pour se détendre, s’amuser et se retrouver entre eux. Le bain, quelle que soit sa forme, durait souvent des heures et était loin d’être une action rapide. &lt;sup id=&#34;fnref2:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Grecs de l’Antiquité s’asseyaient côte à côte dans des baignoires individuelles pour converser, ce pour quoi l’acoustique du lieu était parfaitement adaptée. &lt;sup id=&#34;fnref:29&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:29&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans la Rome Antique, les thermes étaient des lieux où les gens se rendaient presque quotidiennement pour être vus, se rencontrer, se détendre, bavarder, faire du sport ou même dîner et étudier. Les baigneurs avaient accès à des soins de beauté et pouvaient ainsi se faire masser, raser, coiffer ou épiler. Ils y célébraient des fêtes et des anniversaires et honoraient des invités étrangers. &lt;sup id=&#34;fnref3:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le bain, quelle que soit sa forme, durait souvent des heures et était loin d’être une action rapide.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les bains publics européens médiévaux perpétuaient ces traditions avec moins de splendeur, mais pas nécessairement moins d’entrain. Ainsi, les étuves médiévales où l’on se baignait dans des baquets en bois étaient souvent un lieu de divertissement. On y trouvait de la nourriture, des boissons, de la musique et divers soins corporels. &lt;sup id=&#34;fnref2:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Au Japon, au cours du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, les bains publics sont devenus des lieux de rassemblement et de socialisation, où de grands groupes de personnes mangeaient, buvaient et chantaient. &lt;sup id=&#34;fnref1:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains de rivière, qui ont perduré autour des villes et dans les zones rurales jusqu’au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, étaient une sorte de jeu dans lequel on pouvait pratiquer la natation. &lt;sup id=&#34;fnref:31&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:31&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parallèle, les bains avaient la réputation de pouvoir prévenir et guérir les maladies, conformément aux idées d’Hippocrate. Selon lui, on pouvait maintenir ou rétablir l’équilibre des fluides corporels en exposant le corps au froid, au chaud, à l’humidité ou à la sécheresse. L’agencement des bains préindustriels reflétait ces idées, avec des bassins et des espaces dédiés à différentes températures. &lt;sup id=&#34;fnref4:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Miniatur_aus_Johannes_de_Sacroboscos_De_Sphaera_um_0A1470._dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Dessin miniature dans &amp;amp;ldquo;De Sphaera Mundi&amp;amp;rdquo;, écrit par Johannes de Sacrobosco, vers 1230.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Dessin miniature dans &#34;De Sphaera Mundi&#34;, écrit par Johannes de Sacrobosco, vers 1230. 
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&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/fortepan_205233_dithered.png&#34; alt=&#39;Jeu d’échecs dans les bains Széchenyi à Budapest, en Hongrie, dans les années 1970. Photo de Kereki Sándor. Trouvé à Fortepan.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Jeu d’échecs dans les bains Széchenyi à Budapest, en Hongrie, dans les années 1970. Photo de Kereki Sándor. Trouvé à [Fortepan](https://fortepan.hu/hu/). 
&lt;/figcaption&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;un-luxe-partagé&#34;&gt;Un luxe partagé&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si ces aspects de plaisir, d’interaction sociale et de soins sont encore présents aujourd’hui dans les stations thermales minérales, ces dernières se distinguent nettement des pratiques du bain antérieures. Un spa moderne est bien trop cher pour remplacer une salle de bain privée. À l’inverse, les bains publics historiques étaient une institution égalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bains publics romains n’étaient pas ou peu payants et étaient ouverts à tous. Il n’y avait pas de zones réservées aux clients de haut rang. L’architecture splendide et la décoration opulente des bains publics garantissaient que même le plus humble des serviteurs pouvait goûter au luxe. &lt;sup id=&#34;fnref5:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En Europe, ces coutumes ont perduré jusqu’au Moyen Âge et se retrouvent dans plusieurs cultures du bain à travers le monde. &lt;sup id=&#34;fnref3:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Au Japon, par exemple, les bains publics ont contribué à « déconstruire lentement la hiérarchie sociale existante et à fluidifier les échanges culturels entre l’élite et les roturiers ». &lt;sup id=&#34;fnref3:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:32&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:32&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule séparation se trouvait entre les hommes et les femmes, et elle était loin d’être universelle au cours de l’Histoire. Ils se rendaient dans des thermes différents, y occupaient des espaces différents ou partageaient les mêmes espaces mais à différents moments de la journée ou de la semaine. &lt;sup id=&#34;fnref2:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref6:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/hinode-yu-stuart-gibson_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un sento au Japon. Photo de Stuart Gibson.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un sento au Japon. Photo de [Stuart Gibson](https://stuartgibson.aminus3.com/portfolio/). 
&lt;/figcaption&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;lutilisation-de-combustibles-dans-les-bains-publics-romains&#34;&gt;L’utilisation de combustibles dans les bains publics romains&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce luxe partagé était-il durable ? La plupart des études sur l’utilisation de l’énergie dans les bains publics portent sur les thermes de la Rome antique. Les historiens ont parfois reproché aux thermes de l’Empire leur gaspillage, estimant que leur utilisation généralisée avait engendré la déforestation. &lt;sup id=&#34;fnref:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Toutefois, les recherches archéologiques, les analyses thermiques et les études sur le transfert thermique menées ces dernières années ont révélé que les thermes de la Rome antique, malgré leur opulence, offraient d’excellentes performances énergétiques. &lt;sup id=&#34;fnref:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première raison était le &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/03/heat-storage-hypocausts-air-heating-in-the-middle-ages/&#34;&gt;système d’hypocauste&lt;/a&gt;. Il s’agit d’un ou de plusieurs fours souterrains qui diffusent de l’air chaud sous le sol et dans les murs creux (certains bains ont également des plafonds chauffés). Grâce aux grandes surfaces lumineuses, l’intérieur du bâtiment peut être chauffé à une température plus basse, ce qui permet d’économiser de l’énergie. Bien que l’eau des bassins soit régulièrement réchauffée dans une chaudière isolée située à proximité du four, la chaleur des planchers et des murs contribue à la maintenir chaude pendant une longue période. &lt;sup id=&#34;fnref1:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une étude des thermes de Stabies, l’un des plus anciens thermes conservés, indique une consommation de bois de chauffage de 5 à 8 kg par heure, en fonction de la saison. &lt;sup id=&#34;fnref2:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cela correspond à un approvisionnement en bois d’un peu plus de 60 frênes par an, ce qui ne risquait pas de provoquer une déforestation. &lt;sup id=&#34;fnref3:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La consommation de bois de chauffage était probablement encore plus basse, car les thermes romains complétaient régulièrement le bois par d’autres combustibles disponibles localement, qui étaient d’ailleurs souvent des déchets : roseaux, sous-produits de récolte (noyaux d’olives, déchets de vergers, paille) et déchets animaux (fumier et os). &lt;sup id=&#34;fnref3:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;De nombreux thermes romains étaient chauffés presque exclusivement à l’énergie solaire les jours ensoleillés.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En suivant la même méthodologie, l’étude d’un complexe de bains publics plus récent – les thermes du Forum d’Ostie – montre que les Romains ont constamment amélioré l’efficacité énergétique de leurs bains publics. &lt;sup id=&#34;fnref:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:39&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:39&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;39&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les thermes du Forum d’Ostie faisaient presque le triple des thermes de Stabies : 923 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; d’espace chauffé, contre 310 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. Cependant, l’on estime qu’ils consommaient seulement une centaine d’arbres par an, soit moins du double que ceux de Stabies. &lt;sup id=&#34;fnref1:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains publics plus récents avaient des murs plus épais (deux mètres au lieu d’un mètre) et des fenêtres beaucoup plus grandes, ce qui augmentait la contribution du rayonnement solaire. Des recherches antérieures ont montré que, lors des jours ensoleillés, les thermes du Forum étaient chauffés presque exclusivement par l’énergie solaire. &lt;sup id=&#34;fnref:40&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:40&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;40&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les études ci-dessus supposent que les Romains chauffaient leurs thermes 24 heures sur 24 et ne les fermaient que pour l’entretien. Les bains publics de la Rome antique étaient probablement chauffés aussi pendant la nuit, car c’était plus pratique et plus efficace sur le plan énergétique. De nombreux bains étaient ouverts tous les jours et il fallait parfois une journée entière pour les réchauffer après entretien. Au cours des siècles suivants, les étuves et les hammams médiévaux utilisaient souvent la chaleur ou les cendres du four pour cuire du pain et d’autres aliments pendant la nuit. &lt;sup id=&#34;fnref:41&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:41&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;41&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les hammams et les étuves médiévales étaient moins efficaces sur le plan énergétique que les thermes romains. Les sols des hammams étaient chauffés, mais pas leurs murs, et ils avaient peu de fenêtres alors que les étuves médiévales n’avaient souvent rien de tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/windows-forum-baths_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Les grandes fenêtres des thermes du Forum. Image : Jan Theo Bakker.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Les grandes fenêtres des thermes du Forum. Image : [Jan Theo Bakker](https://www.ostia-antica.org/regio1/12/12-6.htm). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/hypocaust-dion_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : L’hypocauste du complexe des Grands Bains, Dion antique. Photo prise par Carole Raddato (CC BY-SA 2.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : L’hypocauste du complexe des Grands Bains, Dion antique. Photo prise par Carole Raddato (CC BY-SA 2.0). 
&lt;/figcaption&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Cyark_Weissenburg_Reconstruction_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Reconstruction historique des thermes romains de Weißenburg, en Allemagne, à l’aide de données obtenues par balayage laser. Crédit : CyArk. CC BY-SA 3.0&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Reconstruction historique des thermes romains de Weißenburg, en Allemagne, à l’aide de données obtenues par balayage laser. Crédit : [CyArk](https://en.m.wikipedia.org/wiki/File:Cyark_Weissenburg_Reconstruction.jpg#filelinks). CC BY-SA 3.0 
&lt;/figcaption&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;comparons-les-bains-publics-romains-aux-salles-de-bain-privées&#34;&gt;Comparons les bains publics romains aux salles de bain privées&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Où la consommation d’énergie des bains publics romains se situe-t-elle par rapport à celle d’une douche moderne ? Les études n’apportent pas de réponse, mais un calcul rapide montre qu’un bain dans des thermes de la Rome antique, qui durait des heures, était plus économe en énergie qu’une douche dans une salle de bain privée actuelle, qui dure en moyenne 9 minutes. La consommation quotidienne d’énergie des thermes du Forum correspond à la consommation quotidienne d’énergie de 557 douches. Les thermes pouvaient accueillir jusqu’à 500 baigneurs à la fois, et bien que nous ne sachions pas combien de personnes fréquentaient les thermes du Forum chaque jour, il est probable que la fréquentation dépassait ce chiffre. &lt;sup id=&#34;fnref:42&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:42&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;42&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un bain dans des thermes de la Rome antique, qui durait des heures, était plus économe en énergie qu’une douche dans une salle de bain privée actuelle, qui dure en moyenne 9 minutes.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En outre, dans le calcul ci-dessus, la consommation d’énergie pour la douche ne concerne que le chauffage de l’eau, alors que la consommation de combustible pour les bains publics comprend également et principalement le chauffage des locaux. &lt;sup id=&#34;fnref5:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Par exemple, en supposant que l’eau des bassins des thermes de Stabies n’était changée qu’une fois par jour, le chauffage de l’eau représentait moins de 10 % de la consommation totale d’énergie, ce qui correspond à la consommation d’énergie de 52 douches seulement. La faible consommation d’énergie pour le chauffage de l’eau s’explique en partie par l’excellente isolation thermique des sols et des murs chauffés, ce qui signifie que le chauffage de l’espace et de l’eau est indissociable. De plus, les Romains se partageaient l’eau dans des bassins, alors que chaque douche nécessite de l’eau propre chauffée pour cette dernière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, les bains publics de la Rome antique soutiennent avantageusement la comparaison avec nos modèles de sauna d’extérieur modernes. Ces derniers consomment entre 5 et 15 kg de bois de chauffage par séance. &lt;sup id=&#34;fnref:43&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:43&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;43&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Donc, en seulement seize séances de sauna d’extérieur, on brûle autant de bois que les thermes de Stabies en une journée. Le sauna n’a pas de plancher ni de parois chauffées. Historiquement, il était souvent construit partiellement sous terre pour économiser du combustible, mais de nos jours, il s’agit généralement d’un ouvrage mal isolé, situé dans un environnement froid.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bathing-sandals-women_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Sandales de bain pour femmes, Arabie saoudite. Les sols chauffés des hammams sont trop chauds pour y marcher pieds nus. Source : Wereldmuseum (CC BY-SA 4.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Sandales de bain pour femmes, Arabie saoudite. Les sols chauffés des hammams sont trop chauds pour y marcher pieds nus. Source : [Wereldmuseum](https://collectie.wereldmuseum.nl/) (CC BY-SA 4.0). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-bains-publics-de-la-révolution-industrielle&#34;&gt;Les bains publics de la révolution industrielle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les pratiques du bain ont beaucoup évolué depuis l’époque romaine et la fin du Moyen Âge, en particulier dans la majeure partie du monde occidental. Peu d’entre nous ont le temps ou même le besoin de s’attarder dans des bains publics pendant plusieurs heures par jour, et certains d’entre nous peuvent se sentir mal à l’aise à l’idée de se baigner en public. &lt;sup id=&#34;fnref1:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, les bains publics peuvent également prendre une forme plus conforme aux coutumes balnéaires modernes. Les bains publics de la révolution industrielle en sont la preuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle et au début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, les villes ont accueilli un grand nombre d’immigrants venus travailler dans les usines. La plupart d’entre eux étaient logés dans des immeubles surpeuplés sans eau courante, entraînant des conditions de vie insalubres. &lt;sup id=&#34;fnref:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les épidémies récurrentes et les nouvelles avancées médicales ont conduit à un « évangile de la propreté », se traduisant par un nouvel essor des bains publics dans le monde occidental. Beaucoup de ces bains n’ont disparu qu’entre les années 1950 et 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement en faveur de l’hygiène publique est né en Angleterre et y a atteint son apogée dans les années 1840. En 1896, plus de 200 municipalités britanniques disposaient de bains publics. Les bains anglais s’inspiraient de la grandeur des bains romains tant sur leur plan architectural que décoratif : ils étaient « grands, beaux et coûteux » &lt;sup id=&#34;fnref1:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, mais ils ne reproduisaient pas les coutumes de bain de l’Antiquité. Les différentes sections des établissements de bains étaient réservées à différentes classes sociales. En outre, bien que les bassins favorisaient toujours les interactions sociales, les baignoires étaient désormais situées dans des compartiments individuels. Enfin, les établissements de bains modernes imposaient des limites de temps pour l’utilisation du bassin et des baignoires. &lt;sup id=&#34;fnref2:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:46&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:46&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;46&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Nechells_Swimming_Baths_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: Bains publics de Nechelles à Birmingham, Angleterre, 1910. Image par Oosoom (CC BY-SA 3.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image: Bains publics de Nechelles à Birmingham, Angleterre, 1910. Image par Oosoom (CC BY-SA 3.0). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Das_Amalienbad_in_Wien-Favoriten__vom_Sprungturm_aus_gesehen_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: L’intérieur restauré de l’Amalienbad à Vienne, en Autriche, construit en 1926. Il s’agissait de l’un des plus grands établissements de bains d’Europe de l’époque, pouvant accueillir jusqu’à 1 300 baigneurs simultanément. Le toit d’origine pouvait coulisser par beau temps. Image par Schwimmschule Steiner (CC BY-SA 4.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image: L’intérieur restauré de l’Amalienbad à Vienne, en Autriche, construit en 1926. Il s’agissait de l’un des plus grands établissements de bains d’Europe de l’époque, pouvant accueillir jusqu’à 1 300 baigneurs simultanément. Le toit d’origine pouvait coulisser par beau temps. Image par Schwimmschule Steiner (CC BY-SA 4.0). 
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&lt;h2 id=&#34;le-bain-douche&#34;&gt;Le Bain-Douche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’Allemagne, premier pays du continent à suivre les Britanniques, a également construit des bains monumentaux. &lt;sup id=&#34;fnref:47&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:47&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;47&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, dans les années 1880, le médecin berlinois Oscar Lasser a affirmé que les grands bains étaient trop coûteux pour être construits dans les dimensions nécessaires. Il a proposé de construire des bains plus petits ne comportant que des douches dans des compartiments individuels. Jusqu’alors, la douche était principalement associée à une baignoire ou utilisée dans les casernes et les prisons, où les soldats et les détenus se douchaient à l’eau froide. &lt;sup id=&#34;fnref1:46&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:46&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;46&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bain-douche est devenu le type de bain public prédominant dans la plupart des pays d’Europe occidentale, ainsi qu’en Amérique du Nord, où le mouvement de réforme sanitaire a pris de l’ampleur dans les années 1890. &lt;sup id=&#34;fnref:48&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:48&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;48&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:49&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:49&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;49&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ce mouvement a fait disparaître les derniers vestiges de la culture des bains antiques en remplaçant les bassins par une architecture plus pratique. Pour le meilleur ou pour le pire, les bains publics de la révolution industrielle étaient « l’antithèse des bains préindustriels ». &lt;sup id=&#34;fnref1:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Bien que les baigneurs utilisaient toujours les infrastructures communes, il n’y avait plus d’espace dédié au plaisir, à l’interaction sociale, à la nudité publique et à la mixité sociale.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour le meilleur ou pour le pire, les bains publics de la révolution industrielle étaient l’antithèse des bains préindustriels.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au fur et à mesure que les classes sociales plus aisées disposaient de leur propre système d’approvisionnement en eau et leurs propres salles de bains, les bains publics étaient de plus en plus associés à la pauvreté. Bien que les bains-douches ne disposaient pas de sections séparées pour les différentes classes sociales, ils étaient principalement construits dans les quartiers défavorisés et ne s’adressaient qu’aux personnes pauvres. Les baigneurs étaient conduits à leur cabine de douche par un gardien, qui ouvrait le robinet, décidait de la température de l’eau et déclenchait une minuterie. Ils ne disposaient que de 20 minutes au maximum pour se déshabiller, se doucher et se rhabiller. &lt;sup id=&#34;fnref4:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; «Les pauvres devaient être propres, mais ne pas trop en profiter». &lt;sup id=&#34;fnref5:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bath-attendant_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Le dernier gardien d’un établissement de bains à Haarlem, aux Pays-Bas, en 1984. Image dans le domaine public.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Le dernier gardien d’un établissement de bains à Haarlem, aux Pays-Bas, en 1984. Image dans le domaine public. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bath-showers-timer-montage_dithered.png&#34; alt=&#39;Bains et douches équipés de minuteurs dans les bains publics d’Amsterdam, 1985. Source : Stadsarchief Amsterdam.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Bains et douches équipés de minuteurs dans les bains publics d’Amsterdam, 1985. Source : [Stadsarchief Amsterdam](https://archief.amsterdam/beeldbank/detail/ca27031b-8e92-023a-eb42-461dc0cf6fd2/media/728f468c-3dca-91e3-0eb9-6dca39ea8130?mode=detail&amp;view=horizontal&amp;q=badhuis&amp;rows=1&amp;page=24). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/minimal-shower-cublicles-in-amsterdam-bathhouse_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: Cabines de douche dans un bain public à Amsterdam, Pays-Bas. Stadsarchief Amsterdam.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image: Cabines de douche dans un bain public à Amsterdam, Pays-Bas. Stadsarchief Amsterdam. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/boiler-room-bathhouse_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Chaufferie d’un bain municipal à Amsterdam, Pays-Bas, 1985. Stadsarchief Amsterdam.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Chaufferie d’un bain municipal à Amsterdam, Pays-Bas, 1985. Stadsarchief Amsterdam. 
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&lt;h2 id=&#34;le-retour-des-bains-publics&#34;&gt;Le retour des bains publics ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En Europe et en Amérique du Nord, les bains publics ont cessé d’exister avec l’avènement des salles de bain privées, même si nous continuons à nous laver ensemble dans les centres sportifs et à utiliser des salles de bain communes dans les auberges ou les campings. Les bains publics subsistent ailleurs, mais sont en déclin dans la plupart des pays. Le Caire, par exemple, ne comptait que huit hammams en 2000, contre plus de soixante-dix au début du 19e siècle. &lt;sup id=&#34;fnref:50&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:50&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;50&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:51&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:51&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;51&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En 1968, l’agglomération de Tokyo comptait 2 687 bains publics. En 2022, il n’en restait plus que 462. &lt;sup id=&#34;fnref:52&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:52&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;52&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:53&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:53&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;53&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, les bains publics sont nés d’un besoin d’efficacité, car prendre un bain individuellement nécessitait trop de ressources. Ce n’est plus le cas grâce au progrès des infrastructures centrales : énergies fossiles, électricité, approvisionnement en eau, égouts. Cependant, face à la crise environnementale actuelle, l’efficacité des bains publics en termes de ressources est redevenue d’actualité. C’est une solution qui pourrait réduire rapidement la consommation d’énergie sans nécessiter de nouvelles technologies ni sacrifier le confort. La résilience est un autre argument en faveur de l’établissement de bains. &lt;sup id=&#34;fnref:54&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:54&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;54&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bathhouse-javaplein-2_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bains municipaux à Javaplein à Amsterdam, Pays-Bas. Image : Stadsarchief Amsterdam.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Bains municipaux à Javaplein à Amsterdam, Pays-Bas. Image : Stadsarchief Amsterdam. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Volksbad_Flensburg2007_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: Un ancien bain public à Flensburg, en Allemagne. Image : VollwertBIT (CC BY-SA 2.5).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image: Un ancien bain public à Flensburg, en Allemagne. Image : VollwertBIT (CC BY-SA 2.5). 
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;quel-type-de-bains-publics-souhaitons-nous&#34;&gt;Quel type de bains publics souhaitons-nous ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La transformation des bains publics aux XIXe et XXe siècles, qui a également touché ceux en dehors du monde occidental, constitue un défi pour tous ceux qui souhaiteraient faire revivre les bains publics dans une optique de durabilité. Quel type d’établissement de bains souhaitons-nous ? Bien entendu, le bain romain et le bain-douche sont deux extrêmes, mais de nombreuses formes intermédiaires sont envisageables. Toutefois, tout architecte d’un futur établissement de bains devra prendre des décisions potentiellement controversées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, on pourrait avancer que le bain-douche ne répond pas seulement aux habitudes modernes de bain, mais qu’il optimise également l’utilisation des ressources. Cela est d’autant plus vrai lorsque c’est le gouvernement qui contrôle la durée de la douche et la température de l’eau, plutôt que les utilisateurs eux-mêmes. Ainsi, les bains publics pourraient devenir un moyen d’imposer la modération à l’ensemble de la population. Toutefois, il est peu probable qu’une telle approche suscite un engouement pour la renaissance des bains publics. Elle ne contribuerait pas non plus à améliorer les interactions sociales. &lt;sup id=&#34;fnref:55&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:55&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;55&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tout architecte d’un futur établissement de bains devra prendre des décisions potentiellement controversées.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La promotion d’un retour vers les bains publics préindustriels, centrés sur l’interaction sociale et le bien-être collectif, peut s’avérer plus efficace pour inciter les individus à quitter leurs salles de bains privées, mais cette approche se heurte également à certains obstacles. Les bains publics font face à des réticences depuis 2 000 ans, principalement en raison de divergences d’opinions sur la santé et la morale. &lt;sup id=&#34;fnref:56&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:56&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;56&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Par exemple, les préoccupations liées à la débauche et à la prostitution, fondées ou non, ont traversé l’histoire des bains publics dans toutes les cultures. &lt;sup id=&#34;fnref:57&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:57&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;57&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La séparation entre hommes et femmes n’apaise pas entièrement ces inquiétudes.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/scene-of-a-bathhouse-valerius-maximus_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Scène d’un établissement de bains, c. 1470, peinte par le Maître d’Antoine de Bourgogne (Berlin Staatsbibliothek, Ms. Dep. Breslau 2, vol. 2, fol. 244).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Scène d’un établissement de bains, c. 1470, peinte par le Maître d’Antoine de Bourgogne (Berlin Staatsbibliothek, Ms. Dep. Breslau 2, vol. 2, fol. 244). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout discours en faveur de la réouverture des bains publics devra également tenir compte de la préoccupation concernant les maladies contagieuses. Par exemple, un « confinement » de la population, comme l’ont mis en œuvre de nombreux gouvernements lors de la pandémie de coronavirus en 2020 et 2021, n’est pas compatible avec le concept de bains publics. Une telle mesure ne peut être appliquée que si tout le monde dispose d’une salle de bain privée. &lt;sup id=&#34;fnref:58&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:58&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;58&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le lien entre les bains collectifs et la santé est complexe. La science a reconnu les nombreux bienfaits des bains pour la santé, qu’ils soient froids, chauds ou de vapeur, et a également démontré l’importance des interactions sociales. Cependant, le fait de rassembler des personnes comporte toujours des risques pour la santé.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;comment-construire-un-établissement-de-bains-low-tech&#34;&gt;Comment construire un établissement de bains low-tech ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe une autre différence entre les bains construits avant la révolution industrielle et ceux qui ont vu le jour après : les bains préindustriels étaient alimentés par des combustibles renouvelables, tandis que les bains industriels fonctionnaient avec des combustibles fossiles. De nombreux établissements de bains modernes disposent d’une centrale électrique au charbon pour chauffer à la fois le bâtiment et l’eau tout en fournissant de l’électricité pour l’éclairage. Bien que les bains publics alimentés par des énergies fossiles soient plus économes en énergie que les salles de bains privées utilisant ces mêmes énergies, il reste encore des progrès à réaliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand bain chauffé par hypocauste et doté de grandes fenêtres demeure une technologie neutre en carbone difficile à surpasser (si l’on utilise une production de bois renouvelable). &lt;sup id=&#34;fnref:59&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:59&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;59&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:60&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:60&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;60&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, la combustion de la biomasse crée de la pollution atmosphérique, alors que l’utilisation de sources d’énergie renouvelable pour alimenter un établissement de bains pourrait éviter ce problème. La solution la plus évidente pour le chauffage des bâtiments et de l’eau est l’utilisation de capteurs solaires plats, qui permettent au soleil de chauffer l’eau. Les &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/02/heat-your-house-with-a-mechanical-windmill/&#34;&gt;éoliennes productrices de chaleur&lt;/a&gt; constituent une alternative économique par rapport aux capteurs solaires thermiques dans les régions moins ensoleillées. &lt;sup id=&#34;fnref:61&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:61&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;61&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; D’autres sources potentielles de chaleur incluent l’énergie géothermique et la chaleur résiduelle des usines.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bien que les bains publics alimentés par des énergies fossiles soient plus économes en énergie que les salles de bains privées utilisant ces mêmes énergies, il reste encore des progrès à réaliser.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le principal inconvénient d’un établissement de bains alimenté par l’énergie solaire ou éolienne est qu’il nécessite des conditions météorologiques favorables. Pour remédier à ce problème, l’énergie solaire ou éolienne pourrait être associée à un système de stockage thermique, tel que des réservoirs d’eau isothermes. Le stockage de la chaleur dans une masse thermique sur de longues périodes est beaucoup moins coûteux et plus durable que le stockage de l’électricité dans des batteries chimiques. Cependant, il nécessite un espace que seuls les bains collectifs peuvent offrir. Il est plus difficile de séparer les bains de vapeur et les saunas de la combustion de la biomasse, bien que quelques exemples innovants existent. &lt;sup id=&#34;fnref:62&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:62&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;62&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La centralisation des installations de baignade dans une infrastructure commune permet également de créer un espace suffisant pour qu’un établissement de bains puisse bénéficier d’une isolation thermique importante (un facteur décisif pour la consommation d’énergie) et assurer son approvisionnement en eau (par exemple, en récupérant et en stockant l’eau de pluie) ainsi que le traitement des eaux usées (comme avec la phytoremédiation utilisant des plantes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les architectes ont adopté certaines de ces idées dans des pays où les bains publics sont encore utilisés. Par exemple, dans un village de montagne en Chine, un bain communautaire pouvant accueillir 5 000 personnes fonctionne principalement hors réseau, puisant l’eau d’un puits, la chauffant à l’aide de capteurs solaires et filtrant les eaux usées des douches et des toilettes dans des bassins remplis de bambous. &lt;sup id=&#34;fnref:63&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:63&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;63&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/BaO-split-bathhouse-6.1552287376.331_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : En Chine, cet établissement de bains publics dispose de 24 douches utilisées par une communauté de 5 000 habitants. Les eaux usées y sont recyclées grâce à des plantations de bambou. Source : BAO Architectes.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : En Chine, cet établissement de bains publics dispose de 24 douches utilisées par une communauté de 5 000 habitants. Les eaux usées y sont recyclées grâce à des plantations de bambou. Source : BAO Architectes. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En outre, les bains publics s’inscrivent dans la vision plus high-tech d’une infrastructure énergétique centralisée, qui produit de l’électricité grâce à des panneaux photovoltaïques et des éoliennes. Dans ce cas de figure, les bains publics pourraient absorber l’excès d’électricité durant les journées très ensoleillées ou venteuses. Plutôt que d’&lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/09/how-not-to-run-a-modern-society-on-solar-and-wind-power-alone/&#34;&gt;« effacer » l’électricité produite par les surplus d’énergie solaire et éolienne&lt;/a&gt;, cette énergie pourrait alimenter des pompes à chaleur électriques et permettre aux bains publics de stocker cette chaleur dans leur masse thermique. &lt;sup id=&#34;fnref:64&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:64&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;64&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Bien que cette méthode soit moins efficace en termes de ressources, comparée à celle des bains publics ne nécessitant pas d’électricité, elle demeure préférable à un réseau d’énergie renouvelable centralisé alimentant plusieurs salles de bains privées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kris De Decker&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci à Jonas Görgen et Elizabeth Shove pour leurs retours sur une version antérieure de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Verdeil et Roel Roscam Abbing ont contribué à la sélection des images.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;footnotes&#34; role=&#34;doc-endnotes&#34;&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id=&#34;fn:1&#34;&gt;
&lt;p&gt;La mise en place de réseaux de distribution d’eau et d’assainissement a nécessité un temps considérable, notamment dans les anciennes villes européennes. Avant 1900, seuls les appartements parisiens les plus onéreux étaient équipés d’une salle de bains. &lt;sup id=&#34;fnref1:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Des salles de bains privées raccordées au réseau d’eau potable ont commencé à apparaître dans les foyers britanniques les plus aisés dans les années 1860. Cependant, ce n’est qu’à partir des années 1950 que les classes ouvrières ont eu accès à des logements régulièrement approvisionnés en eau courante chaude et froide. &lt;sup id=&#34;fnref2:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Dans les villes plus récentes des États-Unis, l’installation d’infrastructures d’approvisionnement en eau et de canalisations a été plus facile. Dès les années 1870, le système de plomberie américain était supérieur à celui des autres pays. En 1940, plus de la moitié des maisons américaines possédaient une salle de bains complète, alors qu’en 1954, seul un logement français sur dix était équipé d’une douche ou d’une baignoire. &lt;sup id=&#34;fnref1:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:1&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:2&#34;&gt;
&lt;p&gt;La douche à brumisation : vers un confort plus durable ?, Kris De Decker, Low-tech Magazine, 2019. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/10/mist-showers-sustainable-decadence/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/10/mist-showers-sustainable-decadence/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:3&#34;&gt;
&lt;p&gt;Pickerill, Jenny. « Cold comfort? Reconceiving the practices of bathing in British self-build eco-homes. » Annals of the Association of American Geographers 105.5 (2015) : 1061-1077. &lt;a href=&#34;https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/00045608.2015.1060880&#34;&gt;https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/00045608.2015.1060880&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:4&#34;&gt;
&lt;p&gt;La tendance va vers des douches plus fréquentes et plus longues &lt;sup id=&#34;fnref2:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; ainsi que vers des salles de bains privées plus grandes et plus luxueuses. Par exemple, en 2021, plus d’un tiers des nouvelles maisons unifamiliales aux États-Unis comptait trois salles de bains ou plus, contre « seulement » un quart en 2005. Source : Number of Bathrooms in New Homes in 2021, Jesse Wade, National Association Of Home Builders, novembre 2022. &lt;a href=&#34;https://eyeonhousing.org/2022/11/number-of-bathrooms-in-new-homes-in-2021/&#34;&gt;https://eyeonhousing.org/2022/11/number-of-bathrooms-in-new-homes-in-2021/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:5&#34;&gt;
&lt;p&gt;La quantité d’eau pouvant être économisée grâce aux bains publics dépend de la façon dont les individus se baignent ensemble. Les piscines et les bains collectifs permettent d’économiser de l’eau, contrairement aux douches et baignoires individuelles, même lorsque ces dernières se trouvent dans un espace partagé.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:5&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:6&#34;&gt;
&lt;p&gt;Erfurt, Patricia. « Hot springs throughout history. The Geoheritage of hot springs. » Cham : Springer International Publishing, 2021. 119-182.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:7&#34;&gt;
&lt;p&gt;Tamburello, Giancarlo, et al. « Global thermal spring distribution and relationship to endogenous and exogenous factors. » Nature Communications 13.1 (2022) : 6378.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:7&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:8&#34;&gt;
&lt;p&gt;Cataldi, Raffaele, Susan F. Hodgson et John W. Lund. Stories from a heated earth: our geothermal heritage. N° 19. Nicholson, 1999.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:9&#34;&gt;
&lt;p&gt;Certains animaux, comme les macaques japonais et les capybaras, sont même connus pour apprécier les baignades dans les sources d’eau chaude. Voir, par exemple : Matsuzawa, Tetsuro. « Hot-spring bathing of wild monkeys in Shiga-Heights: origin and propagation of a cultural behavior. » Primates 59.3 (2018) : 209-213. &lt;a href=&#34;https://link.springer.com/content/pdf/10.1007/s10329-018-0661-z.pdf&#34;&gt;https://link.springer.com/content/pdf/10.1007/s10329-018-0661-z.pdf&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:10&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sonntag, C. F. « The History of Baths and Bathing in Britain before the Norman Conquest. » Proceedings of the Royal Society of Medicine 13.sect_hist_med (1920) : 25-46.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:10&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:10&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:11&#34;&gt;
&lt;p&gt;Aaland, Mikkel. « Sweat: The illustrated history and description of the Finnish sauna, Russian bania, Islamic hammam, Japanese mushi-buro, Mexican temescal and American Indian &amp;amp; Eskimo sweat lodge. » (1978).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:12&#34;&gt;
&lt;p&gt;Pollock, Ethan. Without the banya we would perish: a history of the Russian bathhouse. Oxford University Press, USA, 2019.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:13&#34;&gt;
&lt;p&gt;La première mention écrite des bains de vapeur date du V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle avant J.-C., lorsque l’historien grec Hérodote a comparé le bain de sueur de la Scythie, située au nord de la mer Noire, au bain de vapeur grec de son époque. Toutefois, il est très probable que leurs origines remontent à la préhistoire. Il n’est pas surprenant que les bains à vapeur et les bains d’air chaud aient d’abord émergé dans les régions où les hivers sont longs et froids : le nord-ouest de l’Europe, la Russie, l’Alaska et le Canada. Ils ont également été utilisés par les Amérindiens et se sont répandus en Amérique centrale et en Amérique du Sud. &lt;sup id=&#34;fnref1:10&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:10&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:13&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:14&#34;&gt;
&lt;p&gt;L’une des premières preuves archéologiques d’installations de bains construites par l’homme remonte à environ 2 300 ans avant J.-C., dans l’actuel Pakistan. Les habitants de Mohenjo-daro, qui était probablement la capitale de la civilisation de l’Indus, ont construit des puits et des systèmes de drainage pour aménager des salles de bains privées dans la plupart des habitations, ainsi qu’un grand bassin commun. Les salles de bains privées comprenaient une plate-forme peu profonde de 1 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, où les gens s’aspergeaient d’eau avec des seaux. Le « Grand Bain » était un bassin en briques, flanqué de marches, qui pouvait contenir 160 m&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt; d’eau. Comme la ville se situait dans une région au climat désertique chaud, il n’était pas nécessaire de chauffer l’eau. Sources : Graeber, David, et David Wengrow. The dawn of everything: A new history of humanity. Penguin UK, 2021 + Jansen, Michael. « Mohenjo-Daro, Indus Valley civilization: water supply and water use in one of the largest Bronze Age cities of the third millennium BC. » Geo : A new world of knowledge (2011). &lt;a href=&#34;https://openarchive.icomos.org/id/eprint/1541/1/110601geo_06_2011_indian_edition_email.pdf&#34;&gt;https://openarchive.icomos.org/id/eprint/1541/1/110601geo_06_2011_indian_edition_email.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:14&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:15&#34;&gt;
&lt;p&gt;Maréchal, Sadi. Public baths and bathing habits in Late Antiquity: a study of the archaeological and historical evidence from Roman Italy, North Africa and Palestine between AD 285 and AD 700. Diss. Ghent University, 2016. &lt;a href=&#34;https://biblio.ugent.be/publication/7235534/file/7235545.pdf&#34;&gt;https://biblio.ugent.be/publication/7235534/file/7235545.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref9:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:16&#34;&gt;
&lt;p&gt;Fagan, Garrett G. « The genesis of the Roman public bath: recent approaches and future directions. » American Journal of Archaeology 105.3 (2001) : 403-426.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:16&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:17&#34;&gt;
&lt;p&gt;Kosso, Cynthia, et Anne Scott, eds. The nature and function of water, baths, bathing, and hygiene from antiquity through the Renaissance. Vol. 11. Brill, 2009.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:18&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les Grecs et les Romains utilisaient également des bains froids en complément de leurs installations sportives. Dans ce contexte, l’acte de se laver était secondaire. &lt;sup id=&#34;fnref7:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:18&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:19&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hoagland, Alison K. The bathroom: a social history of cleanliness and the body. Bloomsbury Publishing USA, 2018.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:20&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ashenburg, Katherine. The dirt on clean: An unsanitized history. Vintage Canada, 2010.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:21&#34;&gt;
&lt;p&gt;Fournier, Caroline. Les bains d’al-Andalus : VIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;-XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Presses universitaires de Rennes, 2018. &lt;a href=&#34;https://books.openedition.org/pur/44617#anchor-resume&#34;&gt;https://books.openedition.org/pur/44617#anchor-resume&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:22&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sibley, Magda, Camilla Pezzica et Chris Tweed. « Eco-hammam: the complexity of accelerating the ecological transition of a key social heritage sector in Morocco. » Sustainability 13.17 (2021) : 9935&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:22&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:23&#34;&gt;
&lt;p&gt;Coomans, Janna. « Janna Coomans - The Medieval Bathhouse (MA Thesis - 2013). » The Medieval Bathhouse: Bathing Culture in the Late Medieval Low Countries (2013) : n. pag. Print.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref9:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref10:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref11:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:24&#34;&gt;
&lt;p&gt;Wurtzel, Ellen. « Passionate Encounters, Public Healing: Medieval Urban Bathhouses in Northern France. » French Historical Studies 46.3 (2023) : 331-360. &lt;a href=&#34;https://read.dukeupress.edu/french-historical-studies/article/46/3/331/381254/Passionate-Encounters-Public-HealingMedieval-Urban&#34;&gt;https://read.dukeupress.edu/french-historical-studies/article/46/3/331/381254/Passionate-Encounters-Public-HealingMedieval-Urban&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:24&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:24&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:25&#34;&gt;
&lt;p&gt;Büchner, Robert. Im städtischen Bad vor 500 Jahren: Badhaus, bader und Badegäste im alten Tirol. Böhlau, 2014.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:26&#34;&gt;
&lt;p&gt;Au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, Paris comptait environ 30 établissements de bains publics pour 200 000 habitants &lt;sup id=&#34;fnref5:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:24&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:24&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, tandis qu’au XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, Londres en avait au moins 18 pour une population de 80 000 habitants. &lt;sup id=&#34;fnref2:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans les Pays-Bas de la fin du XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, Bruges (30 000 habitants) et Gand (40 000 habitants) possédaient chacune une vingtaine de bains publics, tandis que des villes plus petites comme Maastricht et Louvain (15 000 habitants) en avaient environ cinq. Vienne (en Autriche) comptait 29 établissements de bains publics au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. &lt;sup id=&#34;fnref6:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains médiévaux, comme les hammams, étaient plus petits que les bains romains. Les bains médiévaux découverts en Allemagne et dans les Pays-Bas avaient une superficie entre 100 et 200 mètres carrés. &lt;sup id=&#34;fnref7:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains publics romains typiques mesuraient plutôt dans les 500 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. &lt;sup id=&#34;fnref8:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:27&#34;&gt;
&lt;p&gt;Butler, Lee. « &amp;ldquo;Washing Off the Dust&amp;rdquo;: Baths and Bathing in Late Medieval Japan. » Monumenta Nipponica 60.1 (2005) : 1-41. &lt;a href=&#34;https://web.archive.org/web/20190818120651id_/http://muse.jhu.edu:80/article/182356/pdf&#34;&gt;https://web.archive.org/web/20190818120651id_/http://muse.jhu.edu:80/article/182356/pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:28&#34;&gt;
&lt;p&gt;Merry, Adam M., « More Than a Bath: An Examination of Japanese Bathing Culture » (2013). CMC Senior Theses. Paper 665.
&lt;a href=&#34;http://scholarship.claremont.edu/cmc_theses/665&#34;&gt;http://scholarship.claremont.edu/cmc_theses/665&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:29&#34;&gt;
&lt;p&gt;Gill, A. A. « “Chattering” in the Baths: The Urban Greek Bathing Establishment and Social Discourse in Classical Antiquity. » (2011).
&lt;a href=&#34;https://tobias-lib.ub.uni-tuebingen.de/xmlui/bitstream/handle/10900/61481/CD27_Gill_CAA2008.pdf?sequence=2&amp;amp;isAllowed=y&#34;&gt;https://tobias-lib.ub.uni-tuebingen.de/xmlui/bitstream/handle/10900/61481/CD27_Gill_CAA2008.pdf?sequence=2&amp;amp;isAllowed=y&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:29&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:30&#34;&gt;
&lt;p&gt;Górnicka, Barbara. Nakedness, shame, and embarrassment: A long-term sociological perspective. Vol. 12. Springer, 2016.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:31&#34;&gt;
&lt;p&gt;A Cultural History of Parson’s Pleasure, George Townsend, PhD, Birkbeck, University of London, 2022, non publié. Voir aussi : Dive in! A history of river swimming in Oxford. Musée d’Oxford, exposition de 2023. &lt;a href=&#34;https://moxdigiexhibits.omeka.net/exhibits/show/dive-in#:~:text=Dive%20In!-,A%20history%20of%20river%20swimming%20in%20Oxford,places%20for%20bathing%20and%20swimming&#34;&gt;https://moxdigiexhibits.omeka.net/exhibits/show/dive-in#:~:text=Dive%20In!-,A%20history%20of%20river%20swimming%20in%20Oxford,places%20for%20bathing%20and%20swimming&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:31&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:32&#34;&gt;
&lt;p&gt;Le caractère égalitaire des bains publics était renforcé par le fait que les individus étaient partiellement ou totalement nus. « On ne se débarrassait pas seulement de ses vêtements, mais aussi de son rang social et de ses biens matériels, qui devenaient en grande partie invisibles », conclut un historien des bains publics japonais. &lt;sup id=&#34;fnref4:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; « Le véritable collectif est un collectif nu », observe un autre, en faisant référence au banya russe. Source : Gearsimova, A. « My Banya, Your Banya: From Reality to Myth. » (2016).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:32&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:33&#34;&gt;
&lt;p&gt;Mietz, Michael. « The fuel economy of public bathhouses in the Roman Empire. » Master’s thesis, Ghent University, Faculty of Arts and Philosophy, Campus Boekentoren, Blandijnberg 2 (2016) : 9000. &lt;a href=&#34;https://libstore.ugent.be/fulltxt/RUG01/002/303/996/RUG01-002303996_2016_0001_AC.pdf&#34;&gt;https://libstore.ugent.be/fulltxt/RUG01/002/303/996/RUG01-002303996_2016_0001_AC.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:34&#34;&gt;
&lt;p&gt;Wilson, A. Raw materials and energy. Dans « The cambridge companion to the roman economy », Scheidel, 2012.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:35&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ancient deforestation revisited, Journal of the history of biology, 44 (1), 43-57. &lt;a href=&#34;https://www.researchgate.net/profile/J-Donald-Hughes/publication/45407393_Ancient_Deforestation_Revisited/links/08ce17d911d2244431641d70/Ancient-Deforestation-Revisited.pdf&#34;&gt;https://www.researchgate.net/profile/J-Donald-Hughes/publication/45407393_Ancient_Deforestation_Revisited/links/08ce17d911d2244431641d70/Ancient-Deforestation-Revisited.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:36&#34;&gt;
&lt;p&gt;Miliaresis, Ismini. « Heating the Stabian Baths at Pompeii. » Curious (2021) : 83.
&lt;a href=&#34;https://library.oapen.org/bitstream/handle/20.500.12657/58973/1/external_content.pdf#page=91&#34;&gt;https://library.oapen.org/bitstream/handle/20.500.12657/58973/1/external_content.pdf#page=91&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:37&#34;&gt;
&lt;p&gt;L’étude suppose que les bains étaient chauffés 24 heures sur 24 et qu’ils n’étaient arrêtés que pour l’entretien. Elle ne compte qu’une seule fois le combustible utilisé pour le chauffage initial des lieux (estimé à 35 kg dans le cas des thermes de Stabies) dans le total annuel de consommation énergétique. Les résultats reposent également sur l’hypothèse que l’eau des bains était renouvelée quotidiennement (et qu’il fallait donc chauffer de l’eau froide tous les jours).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:38&#34;&gt;
&lt;p&gt;Veal, Robyn, et Victoria Leitch.tch. Fuel and Fire in the Ancient Roman World: Towards an integrated economic understanding. McDonald Institute for Archaeological Research, 2019. &lt;a href=&#34;https://www.repository.cam.ac.uk/bitstreams/c349fc20-11d0-4ad4-a2e9-55dccca9f2df/download&#34;&gt;https://www.repository.cam.ac.uk/bitstreams/c349fc20-11d0-4ad4-a2e9-55dccca9f2df/download&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:39&#34;&gt;
&lt;p&gt;Miliaresis, Ismini Alexandra. Heating and Fuel Consumption in the Terme del Foro at Ostia. Diss. University of Virginia, 2013. &lt;a href=&#34;https://libraetd.lib.virginia.edu/public_view/5d86p0445&#34;&gt;https://libraetd.lib.virginia.edu/public_view/5d86p0445&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:39&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:40&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ring, James W. « Windows, baths, and solar energy in the Roman empire. » American Journal of Archaeology 100.4 (1996) : 717-724.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:40&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:41&#34;&gt;
&lt;p&gt;Il est possible que les bains publics romains aient fait de même, mais je n’ai trouvé aucune référence à ce sujet. Pour les hammams, voir, par exemple : Sibley, Magda, et Martin Sibley. « Hybrid transitions: combining biomass and solar energy for water heating in public bathhouses. » Energy Procedia 83 (2015) : 525-532.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:41&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:41&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:42&#34;&gt;
&lt;p&gt;Clemens Brünenberg, Jens-Arne Dickman, Monika Trümper, et al. « Stabian Baths in Pompeii. New Research on the Development of Ancient Bathing Culture. » (2019). &lt;a href=&#34;https://www.academia.edu/download/67567783/Truemper_et_al._Stabian_Baths_RM_2019.pdf&#34;&gt;https://www.academia.edu/download/67567783/Truemper_et_al._Stabian_Baths_RM_2019.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:42&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:43&#34;&gt;
&lt;p&gt;La consommation énergétique d’un sauna est plus variable que celle d’une douche, et je n’ai trouvé aucune étude académique fiable sur le sujet. Les valeurs que j’utilise ici sont des estimations approximatives, basées sur des données issues de forums et de sites internet. Notez également que la différence d’efficacité énergétique s’explique en partie par le climat : les saunas se trouvent généralement dans des régions froides, tandis que la plupart des bains romains étaient situés autour de la Méditerranée.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:43&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:44&#34;&gt;
&lt;p&gt;Williams, Marilyn T. Washing « The Great Unwashed: public baths in urban America », 1840-1920. Ohio State University Press, 1991. &lt;a href=&#34;https://kb.osu.edu/bitstream/handle/1811/6282/1/Washing_the_Great_Unwashed.pdf&#34;&gt;https://kb.osu.edu/bitstream/handle/1811/6282/1/Washing_the_Great_Unwashed.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:45&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dillon, Jennifer Reed. Modernity, sanitation and the public bath: Berlin, 1896–1933, as archetype. Duke University, 2007. &lt;a href=&#34;https://dukespace.lib.duke.edu/bitstreams/33e2fe84-16ec-4044-91d6-75d5c87d37e3/download&#34;&gt;https://dukespace.lib.duke.edu/bitstreams/33e2fe84-16ec-4044-91d6-75d5c87d37e3/download&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:46&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ladd, Brian K. « Public baths and civic improvement in nineteenth-century German cities. » Journal of urban history 14.3 (1988) : 372-393.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:46&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:46&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:47&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les bains publics de Stuttgart, par exemple, comptaient deux grands bassins, 300 vestiaires, 102 baignoires, deux bains russo-romains, deux bains d’eau froide, un solarium et un bain pour chiens. À la fin du siècle, presque toutes les villes allemandes possédaient un établissement de bains publics monumental, souvent équipé d’un restaurant et d’un salon de coiffure. &lt;sup id=&#34;fnref4:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref6:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:47&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:48&#34;&gt;
&lt;p&gt;La ville de New York a construit 25 bains publics monumentaux, et Boston a intégré aux siens des piscines et des gymnases. En revanche, d’autres villes américaines se sont limitées aux bains-douches publics pour les classes populaires. Par exemple, en 1920, Chicago comptait plus de vingt bains-douches publics répartis dans les quartiers pauvres et ouvriers. &lt;sup id=&#34;fnref7:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:48&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:49&#34;&gt;
&lt;p&gt;L’Allemagne et l’Autriche ont construit des bains-douches publics dans les quartiers pauvres, tout en continuant à édifier des établissements plus élaborés et onéreux pour les classes sociales supérieures, qui bénéficiaient souvent d’un approvisionnement en eau, mais n’avaient pas forcément de salle de bains. &lt;sup id=&#34;fnref8:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:49&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:50&#34;&gt;
&lt;p&gt;Talmisānī, Mayy, et Eve Gandossi. The last hammams of Cairo: a disappearing bathhouse culture. American Univ in Cairo Press, 2009.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:50&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:51&#34;&gt;
&lt;p&gt;Damas est passée de 40 hammams dans les années 1940 à seulement 13 en 2004. Source : Sibley, Magda. « The Historic hammāms of Damascus and Fez: lessons of sustainability and future developments. » 23&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; conférence sur l’architecture passive et à faible énergie (PLEA). 2006. &lt;a href=&#34;https://www.academia.edu/download/52232181/The_Historic_Hammms_of_Damascus_and_Fez_20170321-32624-5s2lbk.pdf&#34;&gt;https://www.academia.edu/download/52232181/The_Historic_Hammms_of_Damascus_and_Fez_20170321-32624-5s2lbk.pdf&lt;/a&gt; Le Maroc est une exception. Selon les sources, le nombre de hammams en activité varie entre 6 000 et 10 000, fonctionnant encore avec le système de chauffage traditionnel. &lt;sup id=&#34;fnref1:41&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:41&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;41&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:51&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:52&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Tokyo starts effort to revive public bathhouses », Julian Ryall Tokyo, 1er octobre 2022. &lt;a href=&#34;https://www.dw.com/en/japan-launches-campaign-to-revive-fading-public-bathhouses/a-63282747#:~:text=In%20an%20effort%20to%20protect,pop%20into%20their%20local%20bathhouse&#34;&gt;https://www.dw.com/en/japan-launches-campaign-to-revive-fading-public-bathhouses/a-63282747#:~:text=In%20an%20effort%20to%20protect,pop%20into%20their%20local%20bathhouse&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:52&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:53&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Public baths fade from Tokyo, with nearly half gone over 15 years », Natsumi Nakai, 10 octobre 2023. &lt;a href=&#34;https://www.asahi.com/ajw/articles/15025294#:~:text=Public%20bathhouses%20are%20swiftly%20disappearing,to%20the%20Tokyo%20metropolitan%20government&#34;&gt;https://www.asahi.com/ajw/articles/15025294#:~:text=Public%20bathhouses%20are%20swiftly%20disappearing,to%20the%20Tokyo%20metropolitan%20government&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:53&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:54&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Fuel Crisis Forces Syrians to Use Public Baths », Sputnik International, 2023. &lt;a href=&#34;https://sputnikglobe.com/20230131/fuel-crisis-forces-syrians-to-use-public-baths-1106687250.html&#34;&gt;https://sputnikglobe.com/20230131/fuel-crisis-forces-syrians-to-use-public-baths-1106687250.html&lt;/a&gt; Voir aussi : « Aleppo bathhouse boom as Syria crisis turns showers cold », Africanews, 2021. &lt;a href=&#34;https://www.africanews.com/2021/12/30/aleppo-bathhouse-boom-as-syria-crisis-turns-showers-cold/&#34;&gt;https://www.africanews.com/2021/12/30/aleppo-bathhouse-boom-as-syria-crisis-turns-showers-cold/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:54&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:55&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Why we need to bring back the art of communal bathing. » Jamie Mackay, Aeon Magazine, 2016. &lt;a href=&#34;https://aeon.co/ideas/why-we-need-to-bring-back-the-art-of-communal-bathing&#34;&gt;https://aeon.co/ideas/why-we-need-to-bring-back-the-art-of-communal-bathing&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:55&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:56&#34;&gt;
&lt;p&gt;Cela est particulièrement vrai en Europe occidentale, où les bains publics ont fait face à une opposition si forte qu’ils ont fini par disparaître complètement de certaines régions entre le XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. &lt;sup id=&#34;fnref8:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le déclin temporaire de ce service en Europe occidentale constitue un événement unique dans l’histoire mondiale, bien que les historiens soient en désaccord sur ses causes. Certains évoquent la pression exercée par les Églises catholique et protestante sur les étuves médiévales, qu’elles percevaient de plus en plus comme des lieux d’immoralité et de péché. &lt;sup id=&#34;fnref1:57&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:57&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;57&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; D’autres pointent les épidémies ou soulignent l’évolution des opinions médicales, les médecins ne considérant plus l’eau chaude et la vapeur comme saines. &lt;sup id=&#34;fnref9:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’opposition a commencé même avant l’apparition de la religion organisée : le philosophe romain Sénèque avait critiqué les grands bains romains dans plusieurs de ses écrits. Il se plaignait du bruit dans les thermes et les accusait d’extravagance et d’hédonisme. Voir, par exemple : Lettres à Lucilius, par Sénèque. Lettre 86. Maison de campagne et bains de Scipion l’Africain. &lt;a href=&#34;https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_%C3%A0_Lucilius/Lettre_86&#34;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_%C3%A0_Lucilius/Lettre_86&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:56&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:57&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dans la Rome antique, certains établissements de bains publics autorisaient la mixité, tandis que d’autres séparaient les hommes et les femmes. La prostitution était légale, mais le fait qu’une femme prenne son bain avec d’autres hommes que son mari pouvait constituer un motif légitime de divorce. &lt;sup id=&#34;fnref9:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans l’Espagne musulmane, de lourdes amendes étaient infligées aux hommes surpris à espionner par les fenêtres des bains ou infiltrant ces lieux les jours réservés aux femmes. Ces dernières risquaient de perdre tous leurs droits si elles faisaient de même. Maltraiter une femme dans un établissement de bains publics, même verbalement, était passible de la peine de mort. Voir : Powers, James F. « Frontier municipal baths and social interaction in thirteenth-century Spain. » The American Historical Review 84.3 (1979) : 649.667. Dans l’ancienne région des Pays-Bas, au Moyen Âge, les autorités distinguaient les étuves « honnêtes » des étuves « malhonnêtes ». Pour garantir la qualité des bains publics « honnêtes », elles ont aboli la baignade mixte, établi des règles pour les employées des bains publics et rendu la prostitution illégale dans ces établissements. &lt;sup id=&#34;fnref10:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:57&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:57&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:58&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les bains publics ont sans aucun doute été un vecteur d’épidémies historiques. Des tracts médicaux déconseillaient même de s’y rendre. Malgré cela, presque tous les bains sont restés ouverts, très probablement parce qu’ils étaient considérés comme un service trop essentiel pour être supprimé. C’était du moins le cas dans les Pays-Bas médiévaux et dans l’Empire romain, voir : &lt;sup id=&#34;fnref11:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref2:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:58&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:59&#34;&gt;
&lt;p&gt;Comment rendre l’énergie de la biomasse à nouveau durable, Kris De Decker, Low-tech Magazine, septembre 2020. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2020/09/how-to-make-biomass-energy-sustainable-again/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2020/09/how-to-make-biomass-energy-sustainable-again/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:59&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:60&#34;&gt;
&lt;p&gt;En outre, l’hypocauste a été perfectionné au Moyen Âge pour devenir encore plus efficace sur le plan énergétique qu’à l’époque romaine. Voir : Les hypocaustes : le chauffage du Moyen Âge, Kris De Decker, Low-tech Magazine, mars 2017. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/03/heat-storage-hypocausts-air-heating-in-the-middle-ages/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/03/heat-storage-hypocausts-air-heating-in-the-middle-ages/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:60&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:61&#34;&gt;
&lt;p&gt;Chauffer sa maison avec une éolienne mécanique, Kris De Decker, Low-tech Magazine, février 2019. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/02/heat-your-house-with-a-mechanical-windmill/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/02/heat-your-house-with-a-mechanical-windmill/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:61&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:62&#34;&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, des chercheurs de l’université de Stuttgart ont conçu un système de stockage hybride qui emmagasine l’énergie solaire dans un réservoir d’eau et de vapeur sous pression. La vapeur peut être libérée à tout moment dans un sauna, tandis que l’eau est utilisée pour le chauffage. Voir : Schaefer, M., et al. « Development of a zero-energy-sauna: Simulation study of thermal energy storage. » Energy and Buildings 256 (2022) : 111659. &lt;a href=&#34;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0378778821009439&#34;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0378778821009439&lt;/a&gt;. Le « Solauna » constitue un exemple parfait de l’usage des technologies sobres. Il s’agit d’un sauna alimenté uniquement par la chaleur du soleil et qui fonctionne comme un grand four solaire bien isolé. Voir : &lt;a href=&#34;https://www.biopiscinas.pt/en/solar-sauna/&#34;&gt;https://www.biopiscinas.pt/en/solar-sauna/&lt;/a&gt;. Le système « Lytefire », quant à lui, génère de la chaleur et de la vapeur grâce à des miroirs qui concentrent les rayons du soleil sur une plaque en métal ou un sac de pierres. Voir : &lt;a href=&#34;https://lytefire.com/fr&#34;&gt;https://lytefire.com/fr&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:62&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:63&#34;&gt;
&lt;p&gt;Voir : &lt;a href=&#34;https://www.designboom.com/architecture/bao-split-bathhouse/&#34;&gt;https://www.designboom.com/architecture/bao-split-bathhouse/&lt;/a&gt;. On peut aussi citer le cas d’un établissement de bains publics, construit en 2004 dans l’est de l’Iran, qui fonctionne grâce à deux champs de capteurs solaires (195 m² au total) et deux réservoirs de stockage thermiquement isolés (3 m³ chacun). L’installation fournit de l’eau chaude pour douze douches et quatre bains, satisfaisant ainsi les besoins en eau chaude de 150 personnes par jour. Source : Azad, E. « Design, installation and operation of a solar thermal public bath in eastern iran. » Energy for Sustainable Development 16.1 (2012) : 68-73. Des recherches sont également en cours sur l’utilisation combinée de chaudières à biomasse et de capteurs solaires thermiques dans des hammams au Maroc. Voir : Krarouch, M., et al. « Simulation of floor heating in a combined solar-biomass system integrated in a public bathhouse located in Marrakech. » IOP Conference Series : Materials Science and Engineering. Vol. 353. N° 1. IOP Publishing, 2018. Voir aussi : Mohamed, Krarouch et Haller Michel. « Design optimisation of a combined pellets and solar heating systems for water heating in a public bathhouse. » Energy Reports 6 (2020) : 1628-1635. Voir aussi : Sibley, Magda, Camilla Pezzica et Chris Tweed. « Eco-hammam: the complexity of accelerating the ecological transition of a key social heritage sector in Morocco. » Sustainability 13.17 (2021) : 9935. Voir aussi : Zbaidi, Mourad, et al. « Improving the Energy Efficiency of a Traditional Hammam by Using Two Types of Heat Exchanger. » International Journal on Engineering Applications 11.6 (2023).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:63&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:64&#34;&gt;
&lt;p&gt;Un réseau électrique alimenté à 100 % par les énergies renouvelables serait-il réellement durable ?, Kris De Decker, Low-tech Magazine, septembre 2017. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/09/how-not-to-run-a-modern-society-on-solar-and-wind-power-alone/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/09/how-not-to-run-a-modern-society-on-solar-and-wind-power-alone/&lt;/a&gt; Voir aussi : Battery Killers: Grid-Interactive Water Heaters, Kris De Decker, No Tech Magazine, mai 2015. &lt;a href=&#34;https://www.notechmagazine.com/2015/05/battery-killers-grid-interactive-water-heaters.html&#34;&gt;https://www.notechmagazine.com/2015/05/battery-killers-grid-interactive-water-heaters.html&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:64&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
    </item>
    
    <item>
      <title>Le site web imprimé : deux nouveaux volumes</title>
      <link>https://qelnixcor.cloud/fr/2023/11/le-site-web-imprim%C3%A9-deux-nouveaux-volumes/</link>
      
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      <pubDate>Tue, 21 Nov 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
      
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      <description>&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/11/le-site-web-imprim%C3%A9-deux-nouveaux-volumes/images/dithers/fr-livres-en-francais-low-tech-magazine_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: Le site web imprimé.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image: Le site web imprimé. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces dernières années, Low-tech Magazine a fait le saut du web au papier. Quatre volumes imprimés sont disponibles en anglais. En avril 2022 nous avons publié un premier volume en traduction française. Nous lançons maintenant les deux autres volumes. L&amp;rsquo;ensemble de la série (à l&amp;rsquo;exception du livre Commentaires, qui ne sera pas traduit) est désormais disponible en français :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;https://www.lulu.com/shop/kris-de-decker/low-tech-magazine-2007-2012-version-en-fran%C3%A7ais/paperback/product-95mdznn.html?q=&amp;amp;page=1&amp;amp;pageSize=4&#34;&gt;Volume I : Low-tech Magazine 2007-2012&lt;/a&gt;. Nouveau !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;https://www.lulu.com/shop/kris-de-decker/low-tech-magazine-2012-2018-version-en-fran%C3%A7ais/paperback/product-m2dg4dg.html?q=&amp;amp;page=1&amp;amp;pageSize=4&#34;&gt;Volume II : Low-tech Magazine 2012-2018&lt;/a&gt;. Nouveau !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;https://www.lulu.com/shop/kris-de-decker/low-tech-magazine-2018-2021-version-en-fran%C3%A7ais/paperback/product-27kggw.html?q=&amp;amp;page=1&amp;amp;pageSize=4&#34;&gt;Volume III : Low-tech Magazine 2018-2021&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Toutes les traductions ont été révisées et harmonisées, un changement qui n’est pas encore reflété sur le site web. Les livres contiennent également des images supplémentaires par rapport au site web. Le tome I rassemble 28 articles publiés entre 2007 et 2012, soigneusement sélectionnés pour leur pertinence et leur interêt continus aujourd’hui. L’ouvrage compte 590 pages et contient 257 images en noir et blanc. Le tome II rassemble 27 articles publiés entre 2012 et 2018. Il compte 600 pages et contient 212 images en noir et blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand merci &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/contributors/&#34;&gt;aux traducteurs&lt;/a&gt; qui ont permis la réalisation de ces livres. Un grand merci également à Audrey Belliot, qui a préparé le contenu de ces éditions et qui a harmonisé le style des traductions, a Kathy Vanhout, qui a coordoné les traductions, et Laia Comellas, en charge de la composition.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2023/11/le-site-web-imprim%C3%A9-deux-nouveaux-volumes/images/dithers/LTM-francais-covers_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: Le site web imprimé.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image: Le site web imprimé. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;table-des-matières-tome-i-2007---2012&#34;&gt;Table des matières Tome I (2007 - 2012)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le tome I rassemble 28 articles publiés entre 2007 et 2012, soigneusement sélectionnés pour leur pertinence et leur interêt continus aujourd&amp;rsquo;hui. L&amp;rsquo;ouvrage compte 590 pages et contient 257 images en noir et blanc. Il est &lt;a href=&#34;https://www.lulu.com/shop/kris-de-decker/low-tech-magazine-2007-2012-version-en-fran%C3%A7ais/paperback/product-95mdznn.html?q=&amp;amp;page=1&amp;amp;pageSize=4&#34;&gt;disponible dans notre librairie Lulu&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Comment réduire la taille d&amp;rsquo;un réseau de transport : la brouette chinoise&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les combustibles fossiles pendant la période pré-industrielle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Centrales solaires thermiques : un avenir prometteur&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La brève histoire des premières machines à pédales&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les vélos générateurs d&amp;rsquo;électricité ne sont pas durables&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L&amp;rsquo;avenir négligé de la bicyclette stationnaire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Isolation : d&amp;rsquo;abord le corps puis la maison&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les systèmes de transport par câble : un moyen de transport automatique à moindre coût&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Outils et machines de forage manuels&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les moulins-bateaux : des usines flottantes actionnées par l&amp;rsquo;eau&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le recyclage de déjections animales et humaines : la clé de l&amp;rsquo;agriculture durable&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le statu quo de la voiture électrique : meilleures batteries, même autonomie&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vers l&amp;rsquo;infini et au-delà : les grues et les engins de levage manuels&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les véhicules à gazogène : du bois dans le réservoir&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Véhicules à sac de gaz&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les trolley-bateaux&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le four Hoffmann , anneau de feu&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Des usines alimentées par énergie éolienne : histoire (et futur) des mouline à vent industriels&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Funiculaires hydrauliques&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;On se (re)met au courant : les trolleybus et trolley-camions&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Trains routiers électriques&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L&amp;rsquo;empreinte colossale des technologies numériques&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Des briques pour remplacer l&amp;rsquo;acier : l&amp;rsquo;art des voûtes catalanes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L&amp;rsquo;Ictíneo : le sous-marin à vapeur&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La Citroën 2CV : une cleantech des années 1940&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La vie sans avion : de Londres à New York en 3 jours et 12 heures&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La navigation par satellite au XVIII siècle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les e-mails au XVIIIe siècle : le télégraphe optique&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2 id=&#34;table-des-matières-tome-ii-2012---2018&#34;&gt;Table des matières Tome II (2012 - 2018)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le tome II rassemble 27 articles publiés entre 2012 et 2018. L&amp;rsquo;ouvrage compte 600 pages et contient 212 images en noir et blanc. Il est &lt;a href=&#34;https://www.lulu.com/shop/kris-de-decker/low-tech-magazine-2012-2018-version-en-fran%C3%A7ais/paperback/product-m2dg4dg.html?q=&amp;amp;page=1&amp;amp;pageSize=4&#34;&gt;disponible dans notre librairie Lulu&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Comment créer un site web low-tech&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Nous n&amp;rsquo;y arriverons pas seuls&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Abandonnez les batteries : stockage d&amp;rsquo;énergie par air comprimé hors-réseau&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Histoire et avenir de l&amp;rsquo;économie de l&amp;rsquo;air comprimé&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;De quelle quantité d&amp;rsquo;énergie avons-nous besoin ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Aveuglés par l&amp;rsquo;efficacité énergétique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment (re)fonder l&amp;rsquo;économie sur la météo ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le monde moderne pourrait-il fonctionner à la seule énergie humaine ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les hypocaustes : le chauffage du Moyen Âge&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La malédiction du bureau moderne&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pourquoi la révolution des machines á écrire est-elle nécessaire dans les bureaux ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment sortir votre appartement du réseau électrique ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L&amp;rsquo;électricité &amp;ldquo;douce&amp;rdquo; : le retour du courant continu ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les réseaux de force motrice hydraulique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les murs à fruits : l&amp;rsquo;agriculture urbaine au XVIIe siècle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Réinventer la serre&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pourquoi nous devons limiter la vitesse d&amp;rsquo;Internet&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment créer un Internet low-tech&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Avoir chaud à l&amp;rsquo;ancienne : chauffer les personnes et non les espaces&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La revanche du ventilateur&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un feu bien entretenu surpasse la cuisinière moderne&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Si nous isolons nos maisons, pourquoi pas nos casseroles ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La grande vitesse est en train de tuer le réseau ferroviaire europén&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;De l&amp;rsquo;énergie à partir du robinet : les moteurs à eau&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Retour aux fondamentaux : l&amp;rsquo;énergie hydraulique directe&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les vélomobiles électriques : aussi rapides et confortables que les automobiles, mais 80 fois plus efficients&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L&amp;rsquo;enveloppe solaire : comment chauffer et refraîchir les villes sans énergie fossile&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2 id=&#34;table-des-matières-tome-iii-2018---2021&#34;&gt;Table des matières Tome III (2018 - 2021)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le tome III rassemble 18 articles publiés entre 2018 et 2021. L&amp;rsquo;ouvrage compte 400 pages et contient 184 images en noir et blanc. Il est &lt;a href=&#34;https://www.lulu.com/en/us/shop/kris-de-decker/low-tech-magazine-2018-2021-version-en-fran%C3%A7ais/paperback/product-27kggw.html?page=1&amp;amp;pageSize=4&#34;&gt;disponible dans notre librairie Lulu&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les matelas-fascines : la vannerie se déchaîne&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment fabriquer un panneau solaire low-tech&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment concevoir un voilier pour le 21e siècle?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les étangs urbains à poissons : un traitement des eaux usées à faible technicité pour les villes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les soins de santé high-tech sont-ils écologiquement durables ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les fermes verticales occupent autant d’espace que les autres&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment et pourquoi j’ai arrêté d’acheter de nouveaux ordinateurs portables&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment rendre l’énergie de la biomasse à nouveau durable&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Poêles thermoélectriques : la fin des panneaux solaires ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Faire pousser des plantes subtropicales malgré le gel hivernal : La culture de fruitiers en tranchées&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un site Web à énergie solaire est-il soutenable ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Trop de combustion, pas assez de feux&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le douche à brumisation: vers un confort plus durable?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pour que l’énergie éolienne redevienne durable&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Réinventer la petite éolienne domestique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Chauffer sa maison avec une éolienne mécanique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Garder certaines lumières allumées: redéfinir la sécurité énergétique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L’Économie Circulaire Est-Elle Vraiment Circulaire?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-avantages-du-papier&#34;&gt;Les avantages du papier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La version imprimée de Low-tech Magazine est accessible sans avoir besoin d’un ordinateur, d’internet ou d’une alimentation électrique – ou quand le site internet solaire est hors service à cause d’une mauvaise météo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le papier offre des bénéfices additionnels. Il est plus doux pour les yeux qu’un écran d’ordinateur, offre une lecture sans distraction, permet une navigation rapide et flexible et est à tout moment disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un site internet imprimé permet également de préserver le contenu de Low-tech Magazine sur le long terme. Les sites web ne vivent pas éternellement et l’internet ne devrait pas être pris pour acquis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;impression-à-la-demande&#34;&gt;Impression à la demande&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce livre est imprimé à la demande, c’est-à-dire qu’un exemplaire est seulement imprimé quand quelqu’un le commande. Lulu.com travaille avec des imprimeurs partout autour du monde afin que la plupart des copies soient produites localement et voyagent sur des distances relativement courtes. L’impression à la demande est le choix le plus durable et il nous permet de proposer des livres pour un prix relativement bas tout en dégageant un profit décent, sans investissement initial majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela allonge le délai pour recevoir le livre et, parce que chaque copie transite directement de l’imprimeur au consommateur, il n’y a pas de moyen pour nous de contrôler la qualité d’impression. Plus de 7000 copies en Anglais ont été vendues, avec très peu de réclamations. Néanmoins, si vous recevez un exemplaire mal imprimé, vous devriez en informer Lulu afin d’obtenir un échange. D’après mon expérience, c’est un processus très fluide et il n’est pas nécessaire de retourner l’exemplaire abimé. Si ce n’est pas le cas, merci de me contacter à &lt;a href=&#34;mailto:kris@lowtechmagazine.com&#34;&gt;kris@lowtechmagazine.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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    </item>
    
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