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    <title>LOW←TECH MAGAZINE Français</title>
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    <description>Ce site fonctionne à l’énergie solaire, et se retrouve parfois hors-ligne</description>
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      <title>Les bains publics, un luxe partagé</title>
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      <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 00:00:00 +0000</pubDate>
      
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      <description>&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Hot-spring-pool-bathhouse_in_Beitou-Taiwan-1900s-museum_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bains publics construits au-dessus d’une source chaude, Taïwan. Photo datant du début du XXe siècle, domaine public.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Bains publics construits au-dessus d’une source chaude, Taïwan. Photo datant du début du XXe siècle, domaine public. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;pas-deau-courante-à-domicile&#34;&gt;Pas d’eau courante à domicile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les sociétés industrielles, peu d’activités exigent autant d’intimité que le lavage et les soins corporels. Nous le faisons généralement seuls, dans nos salles de bains privatives, portes fermées à clé. Dans le passé, ce n’était pas la norme. Se baigner en présence d’autres personnes était la règle plutôt que l’exception. Jusqu’à la première moitié du XXe siècle, de nombreux foyers, même dans les sociétés les plus modernes, ne disposaient pas d’eau courante… Et encore moins d’une salle de bains privative. &lt;sup id=&#34;fnref:1&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:1&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une salle de bains nécessite une alimentation en eau domestique, mais aussi une évacuation des eaux usées et une source d’énergie pour chauffer l’eau. Bien sûr, il est possible de prendre un bain chaud chez soi sans ces infrastructures. Depuis l’Antiquité, les plus riches ont construit des bains privatifs dans leurs maisons. Le plus souvent, ils pouvaient le faire parce que des personnes moins aisées – serviteurs ou esclaves – remplissaient et vidaient leurs baignoires avec des seaux d’eau et ramassaient du bois pour les chauffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il était généralement plus pratique d’aller à l’eau au lieu de la faire venir. Certains se baignaient dans une rivière, un lac ou une source. D’autres, surtout en milieu urbain, se rendaient aux bains publics.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Badhuis-Aken-Jan_Luyken-1682_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bains à Aix-la-Chapelle, Allemagne, par Jan Luyken, 1682.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Bains à Aix-la-Chapelle, Allemagne, par Jan Luyken, 1682. 
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-bains-sont-ils-non-durables&#34;&gt;Les bains sont-ils non durables ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les pratiques modernes de bain sont un exemple typique de mode de vie non durable, reposant sur les énergies fossiles. La production d’eau chaude représente la deuxième plus grande consommation d’énergie dans de nombreux foyers (après le chauffage et/ou la climatisation), et une grande partie de cette eau est utilisée pour les bains ou les douches. &lt;sup id=&#34;fnref:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La salle de bains moderne consomme également beaucoup d’eau et ajoute une consommation d’énergie supplémentaire par le chauffage de l’espace et le traitement des eaux usées. La construction et la rénovation des salles de bains nécessitent également des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les défenseurs de la durabilité suivent deux stratégies pour résoudre ces problèmes. La première stratégie se concentre sur des solutions technologiques, telles que les &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/10/mist-showers-sustainable-decadence/&#34;&gt;pommeaux de douche à faible débit&lt;/a&gt;, les chauffe-eau alimentés par des capteurs solaires, les systèmes de récupération de chaleur des eaux usées et le recyclage des eaux grises. La deuxième stratégie repose sur des changements comportementaux ou sociaux en remettant en question les normes modernes de propreté et de confort : prendre des bains ou des douches plus courts et moins fréquents, prendre des douches froides ou se laver rapidement au lavabo. &lt;sup id=&#34;fnref1:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est peu probable que ces stratégies donnent des résultats significatifs. De nombreuses solutions technologiques sont difficiles, voire impossibles à installer dans les bâtiments existants, surtout en milieu urbain. Par exemple, plus le nombre d’étages augmente, moins il y a de place sur le toit pour installer des panneaux solaires pour tous les résidents. D’un autre côté, présenter l’inconfort comme un sacrifice nécessaire pour la durabilité risque de ne pas encourager une adoption plus large des pratiques écologiques. &lt;sup id=&#34;fnref1:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le bain public permet de dissocier plus facilement les pratiques de bain des énergies fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le bain public pourrait être une troisième piste, mais elle est rarement évoquée. C’est d’autant plus surprenant que, sur le plan de l’efficacité des ressources, il est difficile de faire mieux. Construire et exploiter un bain public pour 1 000 personnes nécessite beaucoup moins d’énergie que de construire et exploiter 1 000 salles de bains individuelles. Un bain public est également plus efficace en termes de matériaux, d’argent et d’espace. &lt;sup id=&#34;fnref:5&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:5&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout aussi important, le bain public facilite l’application des technologies durables mentionnées précédemment. Cela réduit encore la consommation d’énergie et permet de dissocier les pratiques de bain des énergies fossiles. Enfin, un bain public peut améliorer considérablement la durabilité sans encourager l’inconfort. Au contraire, mutualiser les ressources pour construire quelque chose pour une communauté plutôt que pour chaque foyer individuellement permet d’atteindre un niveau élevé de luxe durable. C’est peut-être plus vendeur que des douches froides.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/18388_3_en-1897-bains-dunkerquois_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bains publics de Dunkerque, France, ouverts en 1897.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Bains publics de Dunkerque, France, ouverts en 1897.
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;bains-dans-les-rivières-les-lacs-et-les-sources-thermales&#34;&gt;Bains dans les rivières, les lacs et les sources thermales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La nature a fourni à l’homme des moyens de se baigner tels que des ruisseaux, des rivières, des piscines naturelles, des lacs, des cascades ou la pluie. Pendant longtemps, l’humanité a vécu en Afrique tropicale, où il n’était pas nécessaire de chauffer l’eau artificiellement pour se baigner confortablement. Lorsque nous nous sommes déplacés vers des climats plus froids, la nature nous a offert une autre solution : les sources d’eau chaude. Des dizaines de milliers de sources thermales existent à travers le monde. Seuls quelques pays en sont encore totalement dépourvus. &lt;sup id=&#34;fnref:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:7&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:7&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se baigner dans des sources d’eau chaude était une pratique courante dans les civilisations anciennes du monde entier. Cependant, cette pratique remonte à une époque encore plus lointaine. Des preuves archéologiques montrent abondamment que de nombreuses colonies préhistoriques se sont établies près de sources d’eau chaude &lt;sup id=&#34;fnref1:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il est impossible de prouver de manière irréfutable que les gens utilisaient ces eaux pour se baigner, mais pourquoi ne le feraient-ils pas, surtout dans les régions froides ? &lt;sup id=&#34;fnref:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;On appréciait déjà les bains chauds bien avant l’invention de l’écriture.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le bain moderne consomme des énergies fossiles, mais ce n’était pas toujours le cas dans le passé, où des pratiques plus écologiques existaient. Dans le cas des sources thermales, l’ensemble de l’infrastructure et du fonctionnement – approvisionnement en eau, drainage et source de chaleur – est déjà en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos ancêtres ont également inventé le bain de vapeur ou hammam pour profiter de l’eau froide en toutes saisons et sous tous les climats. Plutôt que de chauffer l’eau, ils chauffaient les personnes afin qu’elles puissent se baigner confortablement dans l’eau froide. Les premières huttes de vapeur, datant de la préhistoire, n’étaient guère plus que de petites cabanes en rondins ou des structures en forme de tente recouvertes de couvertures en laine ou de peaux. &lt;sup id=&#34;fnref:10&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:10&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:13&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:13&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bathing-place-paul-gauguin-1886-pont-aven-france-1024x860_dithered.png&#34; alt=&#39;Peinture : Baignade, huile sur toile, Paul Gauguin, 1886.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Peinture : Baignade, huile sur toile, Paul Gauguin, 1886. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;la-naissance-des-bains-publics&#34;&gt;La naissance des bains publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les bains artificiels en brique ou en pierre sont apparus il y a environ 4 000 ans. &lt;sup id=&#34;fnref:14&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:14&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ils pouvaient être des piscines en plein air, des bains publics ou des salles de bains privatives. De nombreuses piscines et bains publics ont été construits au-dessus de sources chaudes naturelles, modifiant l’environnement naturel pour le rendre plus pratique, sûr et attrayant. &lt;sup id=&#34;fnref2:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les gens ont également commencé à détourner l’eau vers des bains urbains en utilisant des canaux, des tuyaux et des aqueducs. Ils ont commencé à construire des bains utilisant de l’eau chauffée artificiellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anciens Romains sont les plus célèbres pour leurs bains publics, bien qu’ils se soient beaucoup inspirés des anciens Grecs. Les bains grecs comprenaient des salles avec des baignoires individuelles contre les murs. Les baigneurs, assis bien droit, se versaient de l’eau chaude sur eux-mêmes ou faisaient faire cela par un serviteur. En revanche, les Romains partageaient l’eau dans de grandes baignoires ou piscines. Tous deux utilisaient également des bains de vapeur. &lt;sup id=&#34;fnref:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:16&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:16&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:18&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:18&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l’apogée de l’Empire, la ville de Rome comptait à elle seule environ 1 000 bains publics pour une population d’environ 1 million d’habitants, soit un établissement de bains pour 1 000 personnes. &lt;sup id=&#34;fnref2:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains publics les plus importants étaient les &amp;ldquo;thermes&amp;rdquo;, qui pouvaient accueillir jusqu’à plusieurs milliers de personnes en même temps. Ces installations, présentes uniquement dans les plus grandes villes, étaient richement décorées de mosaïques, de piscines et de sols en marbre, de colonnes de granit et de statues. Cependant, la plupart des bains romains étaient des bains de quartier plus petits appelés « balnea ». &lt;sup id=&#34;fnref1:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Baths_of_Diocletian_-_Paulin_1880_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Coupe transversale des thermes de Dioclétien par l’architecte français Edmond Paulin, 1880. Ce complexe de bains était le plus grand de la Rome antique, avec une capacité de plus de 3 000 personnes.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Coupe transversale des thermes de Dioclétien par l’architecte français Edmond Paulin, 1880. Ce complexe de bains était le plus grand de la Rome antique, avec une capacité de plus de 3 000 personnes. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-bains-publics-à-lépoque-préindustrielle&#34;&gt;Les bains publics à l’époque préindustrielle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’histoire des bains publics se poursuit après la chute de l’Empire romain. En Orient, le bain romain a évolué en hammam, abandonnant les piscines pour se concentrer davantage sur la transpiration comme méthode de nettoyage. &lt;sup id=&#34;fnref:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Après un bain de vapeur, les gens se jettent de l’eau dessus. Rappelant les petits bains romains connus sous le nom de balnea, les hammams se sont répandu en grand nombre dans toutes les villes du monde islamique, facilitant la propreté corporelle et l’accomplissement des ablutions avant la prière. &lt;sup id=&#34;fnref:22&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:22&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe occidentale, de nombreux bains romains sont tombés en ruine. Cependant, les bains publics ont fait leur grand retour à la fin du Moyen Âge, avec une nouvelle période d’urbanisation. &lt;sup id=&#34;fnref:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:24&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:24&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Aux XIIIe, XIVe et XVe siècles, de nombreuses villes européennes comptaient un bain public pour 2 000 à 5 000 habitants. &lt;sup id=&#34;fnref:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Nombre d’entre eux étaient des bains de vapeur inspirés du hammam. Un deuxième type d’établissement de bains proposait des baignoires en bois pouvant accueillir un petit groupe de personnes. Le bain public médiéval était connu sous le nom d’« étuve » (« stew » en anglais), un terme qui fait référence au four qui chauffait l’eau pour les baignoires ou remplissait la pièce de vapeur. &lt;sup id=&#34;fnref1:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Hann_M%C3%BCnden_Badstoven_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un ancien bain médiéval, construit en 1562, à Münden, en Allemagne. Photo par Axel Hindemith (CC BY-SA 4.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un ancien bain médiéval, construit en 1562, à Münden, en Allemagne. Photo par Axel Hindemith (CC BY-SA 4.0). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Durer__Albrecht_-_Women_s_Bath_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Le bain public des femmes, par Albrecht Dürer, 1496.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Le bain public des femmes, par Albrecht Dürer, 1496. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Ludwig_Rohbock_1850a_Rudas_Baths_IMG_0644_dithered.png&#34; alt=&#39;Peinture : Bains Rudas, Ludwig Rohbock, 1850. Les bains Rudas de Budapest ont été construits en 1550 et sont toujours en activité.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Peinture : Bains Rudas, Ludwig Rohbock, 1850. Les bains Rudas de Budapest ont été construits en 1550 et sont toujours en activité. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L’Europe du Nord et la Russie, qui n’ont jamais été conquises par les empires romain ou islamique, sont restées fidèles aux bains de vapeur et aux bains d’air chaud. Par exemple, des « banyas » publiques existaient dans les villes de la Moscovie au Moyen Âge. &lt;sup id=&#34;fnref1:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’Asie a également développé des cultures de bain indépendantes. Notamment dans le Japon de la fin du Moyen Âge, les gens partageaient des bains chauds privés entre familles, voisins et amis pour des raisons économiques. Pour ces &amp;ldquo;bains coopératifs&amp;rdquo; de quatre à dix personnes, chaque baigneur apportait un peu de bois pour chauffer l’eau. Cette pratique a évolué en bains publics plus grands – les « sento » – qui ont vu leur popularité augmenter à partir du XVe siècle. &lt;sup id=&#34;fnref:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Gustav_Retzius_0AFinland_Stockholm_1881_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Femmes prenant un bain de vapeur. Gravure sur bois d’Olaf Sörling.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Femmes prenant un bain de vapeur. Gravure sur bois d’Olaf Sörling. 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/men-in-a-japanese-bathhouse_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Hommes dans un établissement de bains publics japonais, début du XXe siècle. Image dans le domaine public.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Hommes dans un établissement de bains publics japonais, début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Image dans le domaine public. 
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&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;se-baigner-pour-le-plaisir&#34;&gt;Se baigner pour le plaisir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, les défenseurs de la durabilité qui prônent des douches plus courtes ou moins fréquentes considèrent implicitement le bain comme une pratique strictement utilitaire. Cependant, le bain n’a jamais été une simple question d’hygiène, et ce pendant la majeure partie de l’Histoire. En plus de s’y laver, les gens se rendaient dans les bains publics pour se détendre, s’amuser et se retrouver entre eux. Le bain, quelle que soit sa forme, durait souvent des heures et était loin d’être une action rapide. &lt;sup id=&#34;fnref2:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Grecs de l’Antiquité s’asseyaient côte à côte dans des baignoires individuelles pour converser, ce pour quoi l’acoustique du lieu était parfaitement adaptée. &lt;sup id=&#34;fnref:29&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:29&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans la Rome Antique, les thermes étaient des lieux où les gens se rendaient presque quotidiennement pour être vus, se rencontrer, se détendre, bavarder, faire du sport ou même dîner et étudier. Les baigneurs avaient accès à des soins de beauté et pouvaient ainsi se faire masser, raser, coiffer ou épiler. Ils y célébraient des fêtes et des anniversaires et honoraient des invités étrangers. &lt;sup id=&#34;fnref3:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le bain, quelle que soit sa forme, durait souvent des heures et était loin d’être une action rapide.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les bains publics européens médiévaux perpétuaient ces traditions avec moins de splendeur, mais pas nécessairement moins d’entrain. Ainsi, les étuves médiévales où l’on se baignait dans des baquets en bois étaient souvent un lieu de divertissement. On y trouvait de la nourriture, des boissons, de la musique et divers soins corporels. &lt;sup id=&#34;fnref2:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Au Japon, au cours du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, les bains publics sont devenus des lieux de rassemblement et de socialisation, où de grands groupes de personnes mangeaient, buvaient et chantaient. &lt;sup id=&#34;fnref1:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains de rivière, qui ont perduré autour des villes et dans les zones rurales jusqu’au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, étaient une sorte de jeu dans lequel on pouvait pratiquer la natation. &lt;sup id=&#34;fnref:31&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:31&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parallèle, les bains avaient la réputation de pouvoir prévenir et guérir les maladies, conformément aux idées d’Hippocrate. Selon lui, on pouvait maintenir ou rétablir l’équilibre des fluides corporels en exposant le corps au froid, au chaud, à l’humidité ou à la sécheresse. L’agencement des bains préindustriels reflétait ces idées, avec des bassins et des espaces dédiés à différentes températures. &lt;sup id=&#34;fnref4:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Miniatur_aus_Johannes_de_Sacroboscos_De_Sphaera_um_0A1470._dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Dessin miniature dans &amp;amp;ldquo;De Sphaera Mundi&amp;amp;rdquo;, écrit par Johannes de Sacrobosco, vers 1230.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Dessin miniature dans &#34;De Sphaera Mundi&#34;, écrit par Johannes de Sacrobosco, vers 1230. 
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&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/fortepan_205233_dithered.png&#34; alt=&#39;Jeu d’échecs dans les bains Széchenyi à Budapest, en Hongrie, dans les années 1970. Photo de Kereki Sándor. Trouvé à Fortepan.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Jeu d’échecs dans les bains Széchenyi à Budapest, en Hongrie, dans les années 1970. Photo de Kereki Sándor. Trouvé à [Fortepan](https://fortepan.hu/hu/). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;un-luxe-partagé&#34;&gt;Un luxe partagé&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si ces aspects de plaisir, d’interaction sociale et de soins sont encore présents aujourd’hui dans les stations thermales minérales, ces dernières se distinguent nettement des pratiques du bain antérieures. Un spa moderne est bien trop cher pour remplacer une salle de bain privée. À l’inverse, les bains publics historiques étaient une institution égalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bains publics romains n’étaient pas ou peu payants et étaient ouverts à tous. Il n’y avait pas de zones réservées aux clients de haut rang. L’architecture splendide et la décoration opulente des bains publics garantissaient que même le plus humble des serviteurs pouvait goûter au luxe. &lt;sup id=&#34;fnref5:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En Europe, ces coutumes ont perduré jusqu’au Moyen Âge et se retrouvent dans plusieurs cultures du bain à travers le monde. &lt;sup id=&#34;fnref3:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Au Japon, par exemple, les bains publics ont contribué à « déconstruire lentement la hiérarchie sociale existante et à fluidifier les échanges culturels entre l’élite et les roturiers ». &lt;sup id=&#34;fnref3:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:32&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:32&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule séparation se trouvait entre les hommes et les femmes, et elle était loin d’être universelle au cours de l’Histoire. Ils se rendaient dans des thermes différents, y occupaient des espaces différents ou partageaient les mêmes espaces mais à différents moments de la journée ou de la semaine. &lt;sup id=&#34;fnref2:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref6:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/hinode-yu-stuart-gibson_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Un sento au Japon. Photo de Stuart Gibson.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Un sento au Japon. Photo de [Stuart Gibson](https://stuartgibson.aminus3.com/portfolio/). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;lutilisation-de-combustibles-dans-les-bains-publics-romains&#34;&gt;L’utilisation de combustibles dans les bains publics romains&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce luxe partagé était-il durable ? La plupart des études sur l’utilisation de l’énergie dans les bains publics portent sur les thermes de la Rome antique. Les historiens ont parfois reproché aux thermes de l’Empire leur gaspillage, estimant que leur utilisation généralisée avait engendré la déforestation. &lt;sup id=&#34;fnref:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Toutefois, les recherches archéologiques, les analyses thermiques et les études sur le transfert thermique menées ces dernières années ont révélé que les thermes de la Rome antique, malgré leur opulence, offraient d’excellentes performances énergétiques. &lt;sup id=&#34;fnref:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première raison était le &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/03/heat-storage-hypocausts-air-heating-in-the-middle-ages/&#34;&gt;système d’hypocauste&lt;/a&gt;. Il s’agit d’un ou de plusieurs fours souterrains qui diffusent de l’air chaud sous le sol et dans les murs creux (certains bains ont également des plafonds chauffés). Grâce aux grandes surfaces lumineuses, l’intérieur du bâtiment peut être chauffé à une température plus basse, ce qui permet d’économiser de l’énergie. Bien que l’eau des bassins soit régulièrement réchauffée dans une chaudière isolée située à proximité du four, la chaleur des planchers et des murs contribue à la maintenir chaude pendant une longue période. &lt;sup id=&#34;fnref1:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une étude des thermes de Stabies, l’un des plus anciens thermes conservés, indique une consommation de bois de chauffage de 5 à 8 kg par heure, en fonction de la saison. &lt;sup id=&#34;fnref2:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cela correspond à un approvisionnement en bois d’un peu plus de 60 frênes par an, ce qui ne risquait pas de provoquer une déforestation. &lt;sup id=&#34;fnref3:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La consommation de bois de chauffage était probablement encore plus basse, car les thermes romains complétaient régulièrement le bois par d’autres combustibles disponibles localement, qui étaient d’ailleurs souvent des déchets : roseaux, sous-produits de récolte (noyaux d’olives, déchets de vergers, paille) et déchets animaux (fumier et os). &lt;sup id=&#34;fnref3:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;De nombreux thermes romains étaient chauffés presque exclusivement à l’énergie solaire les jours ensoleillés.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En suivant la même méthodologie, l’étude d’un complexe de bains publics plus récent – les thermes du Forum d’Ostie – montre que les Romains ont constamment amélioré l’efficacité énergétique de leurs bains publics. &lt;sup id=&#34;fnref:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:39&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:39&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;39&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les thermes du Forum d’Ostie faisaient presque le triple des thermes de Stabies : 923 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; d’espace chauffé, contre 310 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. Cependant, l’on estime qu’ils consommaient seulement une centaine d’arbres par an, soit moins du double que ceux de Stabies. &lt;sup id=&#34;fnref1:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains publics plus récents avaient des murs plus épais (deux mètres au lieu d’un mètre) et des fenêtres beaucoup plus grandes, ce qui augmentait la contribution du rayonnement solaire. Des recherches antérieures ont montré que, lors des jours ensoleillés, les thermes du Forum étaient chauffés presque exclusivement par l’énergie solaire. &lt;sup id=&#34;fnref:40&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:40&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;40&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les études ci-dessus supposent que les Romains chauffaient leurs thermes 24 heures sur 24 et ne les fermaient que pour l’entretien. Les bains publics de la Rome antique étaient probablement chauffés aussi pendant la nuit, car c’était plus pratique et plus efficace sur le plan énergétique. De nombreux bains étaient ouverts tous les jours et il fallait parfois une journée entière pour les réchauffer après entretien. Au cours des siècles suivants, les étuves et les hammams médiévaux utilisaient souvent la chaleur ou les cendres du four pour cuire du pain et d’autres aliments pendant la nuit. &lt;sup id=&#34;fnref:41&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:41&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;41&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les hammams et les étuves médiévales étaient moins efficaces sur le plan énergétique que les thermes romains. Les sols des hammams étaient chauffés, mais pas leurs murs, et ils avaient peu de fenêtres alors que les étuves médiévales n’avaient souvent rien de tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/windows-forum-baths_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Les grandes fenêtres des thermes du Forum. Image : Jan Theo Bakker.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Les grandes fenêtres des thermes du Forum. Image : [Jan Theo Bakker](https://www.ostia-antica.org/regio1/12/12-6.htm). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/hypocaust-dion_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : L’hypocauste du complexe des Grands Bains, Dion antique. Photo prise par Carole Raddato (CC BY-SA 2.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : L’hypocauste du complexe des Grands Bains, Dion antique. Photo prise par Carole Raddato (CC BY-SA 2.0). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Cyark_Weissenburg_Reconstruction_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Reconstruction historique des thermes romains de Weißenburg, en Allemagne, à l’aide de données obtenues par balayage laser. Crédit : CyArk. CC BY-SA 3.0&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Reconstruction historique des thermes romains de Weißenburg, en Allemagne, à l’aide de données obtenues par balayage laser. Crédit : [CyArk](https://en.m.wikipedia.org/wiki/File:Cyark_Weissenburg_Reconstruction.jpg#filelinks). CC BY-SA 3.0 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;comparons-les-bains-publics-romains-aux-salles-de-bain-privées&#34;&gt;Comparons les bains publics romains aux salles de bain privées&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Où la consommation d’énergie des bains publics romains se situe-t-elle par rapport à celle d’une douche moderne ? Les études n’apportent pas de réponse, mais un calcul rapide montre qu’un bain dans des thermes de la Rome antique, qui durait des heures, était plus économe en énergie qu’une douche dans une salle de bain privée actuelle, qui dure en moyenne 9 minutes. La consommation quotidienne d’énergie des thermes du Forum correspond à la consommation quotidienne d’énergie de 557 douches. Les thermes pouvaient accueillir jusqu’à 500 baigneurs à la fois, et bien que nous ne sachions pas combien de personnes fréquentaient les thermes du Forum chaque jour, il est probable que la fréquentation dépassait ce chiffre. &lt;sup id=&#34;fnref:42&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:42&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;42&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un bain dans des thermes de la Rome antique, qui durait des heures, était plus économe en énergie qu’une douche dans une salle de bain privée actuelle, qui dure en moyenne 9 minutes.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En outre, dans le calcul ci-dessus, la consommation d’énergie pour la douche ne concerne que le chauffage de l’eau, alors que la consommation de combustible pour les bains publics comprend également et principalement le chauffage des locaux. &lt;sup id=&#34;fnref5:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Par exemple, en supposant que l’eau des bassins des thermes de Stabies n’était changée qu’une fois par jour, le chauffage de l’eau représentait moins de 10 % de la consommation totale d’énergie, ce qui correspond à la consommation d’énergie de 52 douches seulement. La faible consommation d’énergie pour le chauffage de l’eau s’explique en partie par l’excellente isolation thermique des sols et des murs chauffés, ce qui signifie que le chauffage de l’espace et de l’eau est indissociable. De plus, les Romains se partageaient l’eau dans des bassins, alors que chaque douche nécessite de l’eau propre chauffée pour cette dernière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, les bains publics de la Rome antique soutiennent avantageusement la comparaison avec nos modèles de sauna d’extérieur modernes. Ces derniers consomment entre 5 et 15 kg de bois de chauffage par séance. &lt;sup id=&#34;fnref:43&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:43&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;43&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Donc, en seulement seize séances de sauna d’extérieur, on brûle autant de bois que les thermes de Stabies en une journée. Le sauna n’a pas de plancher ni de parois chauffées. Historiquement, il était souvent construit partiellement sous terre pour économiser du combustible, mais de nos jours, il s’agit généralement d’un ouvrage mal isolé, situé dans un environnement froid.&lt;/p&gt;
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bathing-sandals-women_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Sandales de bain pour femmes, Arabie saoudite. Les sols chauffés des hammams sont trop chauds pour y marcher pieds nus. Source : Wereldmuseum (CC BY-SA 4.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Sandales de bain pour femmes, Arabie saoudite. Les sols chauffés des hammams sont trop chauds pour y marcher pieds nus. Source : [Wereldmuseum](https://collectie.wereldmuseum.nl/) (CC BY-SA 4.0). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-bains-publics-de-la-révolution-industrielle&#34;&gt;Les bains publics de la révolution industrielle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les pratiques du bain ont beaucoup évolué depuis l’époque romaine et la fin du Moyen Âge, en particulier dans la majeure partie du monde occidental. Peu d’entre nous ont le temps ou même le besoin de s’attarder dans des bains publics pendant plusieurs heures par jour, et certains d’entre nous peuvent se sentir mal à l’aise à l’idée de se baigner en public. &lt;sup id=&#34;fnref1:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, les bains publics peuvent également prendre une forme plus conforme aux coutumes balnéaires modernes. Les bains publics de la révolution industrielle en sont la preuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle et au début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, les villes ont accueilli un grand nombre d’immigrants venus travailler dans les usines. La plupart d’entre eux étaient logés dans des immeubles surpeuplés sans eau courante, entraînant des conditions de vie insalubres. &lt;sup id=&#34;fnref:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les épidémies récurrentes et les nouvelles avancées médicales ont conduit à un « évangile de la propreté », se traduisant par un nouvel essor des bains publics dans le monde occidental. Beaucoup de ces bains n’ont disparu qu’entre les années 1950 et 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement en faveur de l’hygiène publique est né en Angleterre et y a atteint son apogée dans les années 1840. En 1896, plus de 200 municipalités britanniques disposaient de bains publics. Les bains anglais s’inspiraient de la grandeur des bains romains tant sur leur plan architectural que décoratif : ils étaient « grands, beaux et coûteux » &lt;sup id=&#34;fnref1:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, mais ils ne reproduisaient pas les coutumes de bain de l’Antiquité. Les différentes sections des établissements de bains étaient réservées à différentes classes sociales. En outre, bien que les bassins favorisaient toujours les interactions sociales, les baignoires étaient désormais situées dans des compartiments individuels. Enfin, les établissements de bains modernes imposaient des limites de temps pour l’utilisation du bassin et des baignoires. &lt;sup id=&#34;fnref2:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:46&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:46&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;46&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Nechells_Swimming_Baths_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: Bains publics de Nechelles à Birmingham, Angleterre, 1910. Image par Oosoom (CC BY-SA 3.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image: Bains publics de Nechelles à Birmingham, Angleterre, 1910. Image par Oosoom (CC BY-SA 3.0). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Das_Amalienbad_in_Wien-Favoriten__vom_Sprungturm_aus_gesehen_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: L’intérieur restauré de l’Amalienbad à Vienne, en Autriche, construit en 1926. Il s’agissait de l’un des plus grands établissements de bains d’Europe de l’époque, pouvant accueillir jusqu’à 1 300 baigneurs simultanément. Le toit d’origine pouvait coulisser par beau temps. Image par Schwimmschule Steiner (CC BY-SA 4.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image: L’intérieur restauré de l’Amalienbad à Vienne, en Autriche, construit en 1926. Il s’agissait de l’un des plus grands établissements de bains d’Europe de l’époque, pouvant accueillir jusqu’à 1 300 baigneurs simultanément. Le toit d’origine pouvait coulisser par beau temps. Image par Schwimmschule Steiner (CC BY-SA 4.0). 
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&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;le-bain-douche&#34;&gt;Le Bain-Douche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’Allemagne, premier pays du continent à suivre les Britanniques, a également construit des bains monumentaux. &lt;sup id=&#34;fnref:47&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:47&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;47&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, dans les années 1880, le médecin berlinois Oscar Lasser a affirmé que les grands bains étaient trop coûteux pour être construits dans les dimensions nécessaires. Il a proposé de construire des bains plus petits ne comportant que des douches dans des compartiments individuels. Jusqu’alors, la douche était principalement associée à une baignoire ou utilisée dans les casernes et les prisons, où les soldats et les détenus se douchaient à l’eau froide. &lt;sup id=&#34;fnref1:46&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:46&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;46&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bain-douche est devenu le type de bain public prédominant dans la plupart des pays d’Europe occidentale, ainsi qu’en Amérique du Nord, où le mouvement de réforme sanitaire a pris de l’ampleur dans les années 1890. &lt;sup id=&#34;fnref:48&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:48&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;48&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:49&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:49&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;49&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ce mouvement a fait disparaître les derniers vestiges de la culture des bains antiques en remplaçant les bassins par une architecture plus pratique. Pour le meilleur ou pour le pire, les bains publics de la révolution industrielle étaient « l’antithèse des bains préindustriels ». &lt;sup id=&#34;fnref1:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Bien que les baigneurs utilisaient toujours les infrastructures communes, il n’y avait plus d’espace dédié au plaisir, à l’interaction sociale, à la nudité publique et à la mixité sociale.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour le meilleur ou pour le pire, les bains publics de la révolution industrielle étaient l’antithèse des bains préindustriels.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au fur et à mesure que les classes sociales plus aisées disposaient de leur propre système d’approvisionnement en eau et leurs propres salles de bains, les bains publics étaient de plus en plus associés à la pauvreté. Bien que les bains-douches ne disposaient pas de sections séparées pour les différentes classes sociales, ils étaient principalement construits dans les quartiers défavorisés et ne s’adressaient qu’aux personnes pauvres. Les baigneurs étaient conduits à leur cabine de douche par un gardien, qui ouvrait le robinet, décidait de la température de l’eau et déclenchait une minuterie. Ils ne disposaient que de 20 minutes au maximum pour se déshabiller, se doucher et se rhabiller. &lt;sup id=&#34;fnref4:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; «Les pauvres devaient être propres, mais ne pas trop en profiter». &lt;sup id=&#34;fnref5:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bath-attendant_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Le dernier gardien d’un établissement de bains à Haarlem, aux Pays-Bas, en 1984. Image dans le domaine public.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Le dernier gardien d’un établissement de bains à Haarlem, aux Pays-Bas, en 1984. Image dans le domaine public. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bath-showers-timer-montage_dithered.png&#34; alt=&#39;Bains et douches équipés de minuteurs dans les bains publics d’Amsterdam, 1985. Source : Stadsarchief Amsterdam.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Bains et douches équipés de minuteurs dans les bains publics d’Amsterdam, 1985. Source : [Stadsarchief Amsterdam](https://archief.amsterdam/beeldbank/detail/ca27031b-8e92-023a-eb42-461dc0cf6fd2/media/728f468c-3dca-91e3-0eb9-6dca39ea8130?mode=detail&amp;view=horizontal&amp;q=badhuis&amp;rows=1&amp;page=24). 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/minimal-shower-cublicles-in-amsterdam-bathhouse_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: Cabines de douche dans un bain public à Amsterdam, Pays-Bas. Stadsarchief Amsterdam.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image: Cabines de douche dans un bain public à Amsterdam, Pays-Bas. Stadsarchief Amsterdam. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/boiler-room-bathhouse_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Chaufferie d’un bain municipal à Amsterdam, Pays-Bas, 1985. Stadsarchief Amsterdam.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : Chaufferie d’un bain municipal à Amsterdam, Pays-Bas, 1985. Stadsarchief Amsterdam. 
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&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;le-retour-des-bains-publics&#34;&gt;Le retour des bains publics ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En Europe et en Amérique du Nord, les bains publics ont cessé d’exister avec l’avènement des salles de bain privées, même si nous continuons à nous laver ensemble dans les centres sportifs et à utiliser des salles de bain communes dans les auberges ou les campings. Les bains publics subsistent ailleurs, mais sont en déclin dans la plupart des pays. Le Caire, par exemple, ne comptait que huit hammams en 2000, contre plus de soixante-dix au début du 19e siècle. &lt;sup id=&#34;fnref:50&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:50&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;50&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:51&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:51&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;51&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; En 1968, l’agglomération de Tokyo comptait 2 687 bains publics. En 2022, il n’en restait plus que 462. &lt;sup id=&#34;fnref:52&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:52&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;52&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:53&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:53&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;53&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, les bains publics sont nés d’un besoin d’efficacité, car prendre un bain individuellement nécessitait trop de ressources. Ce n’est plus le cas grâce au progrès des infrastructures centrales : énergies fossiles, électricité, approvisionnement en eau, égouts. Cependant, face à la crise environnementale actuelle, l’efficacité des bains publics en termes de ressources est redevenue d’actualité. C’est une solution qui pourrait réduire rapidement la consommation d’énergie sans nécessiter de nouvelles technologies ni sacrifier le confort. La résilience est un autre argument en faveur de l’établissement de bains. &lt;sup id=&#34;fnref:54&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:54&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;54&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/bathhouse-javaplein-2_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Bains municipaux à Javaplein à Amsterdam, Pays-Bas. Image : Stadsarchief Amsterdam.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Bains municipaux à Javaplein à Amsterdam, Pays-Bas. Image : Stadsarchief Amsterdam. 
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/Volksbad_Flensburg2007_dithered.png&#34; alt=&#39;Image: Un ancien bain public à Flensburg, en Allemagne. Image : VollwertBIT (CC BY-SA 2.5).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image: Un ancien bain public à Flensburg, en Allemagne. Image : VollwertBIT (CC BY-SA 2.5). 
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;quel-type-de-bains-publics-souhaitons-nous&#34;&gt;Quel type de bains publics souhaitons-nous ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La transformation des bains publics aux XIXe et XXe siècles, qui a également touché ceux en dehors du monde occidental, constitue un défi pour tous ceux qui souhaiteraient faire revivre les bains publics dans une optique de durabilité. Quel type d’établissement de bains souhaitons-nous ? Bien entendu, le bain romain et le bain-douche sont deux extrêmes, mais de nombreuses formes intermédiaires sont envisageables. Toutefois, tout architecte d’un futur établissement de bains devra prendre des décisions potentiellement controversées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, on pourrait avancer que le bain-douche ne répond pas seulement aux habitudes modernes de bain, mais qu’il optimise également l’utilisation des ressources. Cela est d’autant plus vrai lorsque c’est le gouvernement qui contrôle la durée de la douche et la température de l’eau, plutôt que les utilisateurs eux-mêmes. Ainsi, les bains publics pourraient devenir un moyen d’imposer la modération à l’ensemble de la population. Toutefois, il est peu probable qu’une telle approche suscite un engouement pour la renaissance des bains publics. Elle ne contribuerait pas non plus à améliorer les interactions sociales. &lt;sup id=&#34;fnref:55&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:55&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;55&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tout architecte d’un futur établissement de bains devra prendre des décisions potentiellement controversées.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La promotion d’un retour vers les bains publics préindustriels, centrés sur l’interaction sociale et le bien-être collectif, peut s’avérer plus efficace pour inciter les individus à quitter leurs salles de bains privées, mais cette approche se heurte également à certains obstacles. Les bains publics font face à des réticences depuis 2 000 ans, principalement en raison de divergences d’opinions sur la santé et la morale. &lt;sup id=&#34;fnref:56&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:56&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;56&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Par exemple, les préoccupations liées à la débauche et à la prostitution, fondées ou non, ont traversé l’histoire des bains publics dans toutes les cultures. &lt;sup id=&#34;fnref:57&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:57&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;57&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La séparation entre hommes et femmes n’apaise pas entièrement ces inquiétudes.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/scene-of-a-bathhouse-valerius-maximus_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : Scène d’un établissement de bains, c. 1470, peinte par le Maître d’Antoine de Bourgogne (Berlin Staatsbibliothek, Ms. Dep. Breslau 2, vol. 2, fol. 244).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
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 Image : Scène d’un établissement de bains, c. 1470, peinte par le Maître d’Antoine de Bourgogne (Berlin Staatsbibliothek, Ms. Dep. Breslau 2, vol. 2, fol. 244). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout discours en faveur de la réouverture des bains publics devra également tenir compte de la préoccupation concernant les maladies contagieuses. Par exemple, un « confinement » de la population, comme l’ont mis en œuvre de nombreux gouvernements lors de la pandémie de coronavirus en 2020 et 2021, n’est pas compatible avec le concept de bains publics. Une telle mesure ne peut être appliquée que si tout le monde dispose d’une salle de bain privée. &lt;sup id=&#34;fnref:58&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:58&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;58&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le lien entre les bains collectifs et la santé est complexe. La science a reconnu les nombreux bienfaits des bains pour la santé, qu’ils soient froids, chauds ou de vapeur, et a également démontré l’importance des interactions sociales. Cependant, le fait de rassembler des personnes comporte toujours des risques pour la santé.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;comment-construire-un-établissement-de-bains-low-tech&#34;&gt;Comment construire un établissement de bains low-tech ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe une autre différence entre les bains construits avant la révolution industrielle et ceux qui ont vu le jour après : les bains préindustriels étaient alimentés par des combustibles renouvelables, tandis que les bains industriels fonctionnaient avec des combustibles fossiles. De nombreux établissements de bains modernes disposent d’une centrale électrique au charbon pour chauffer à la fois le bâtiment et l’eau tout en fournissant de l’électricité pour l’éclairage. Bien que les bains publics alimentés par des énergies fossiles soient plus économes en énergie que les salles de bains privées utilisant ces mêmes énergies, il reste encore des progrès à réaliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand bain chauffé par hypocauste et doté de grandes fenêtres demeure une technologie neutre en carbone difficile à surpasser (si l’on utilise une production de bois renouvelable). &lt;sup id=&#34;fnref:59&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:59&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;59&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:60&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:60&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;60&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, la combustion de la biomasse crée de la pollution atmosphérique, alors que l’utilisation de sources d’énergie renouvelable pour alimenter un établissement de bains pourrait éviter ce problème. La solution la plus évidente pour le chauffage des bâtiments et de l’eau est l’utilisation de capteurs solaires plats, qui permettent au soleil de chauffer l’eau. Les &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/02/heat-your-house-with-a-mechanical-windmill/&#34;&gt;éoliennes productrices de chaleur&lt;/a&gt; constituent une alternative économique par rapport aux capteurs solaires thermiques dans les régions moins ensoleillées. &lt;sup id=&#34;fnref:61&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:61&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;61&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; D’autres sources potentielles de chaleur incluent l’énergie géothermique et la chaleur résiduelle des usines.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bien que les bains publics alimentés par des énergies fossiles soient plus économes en énergie que les salles de bains privées utilisant ces mêmes énergies, il reste encore des progrès à réaliser.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le principal inconvénient d’un établissement de bains alimenté par l’énergie solaire ou éolienne est qu’il nécessite des conditions météorologiques favorables. Pour remédier à ce problème, l’énergie solaire ou éolienne pourrait être associée à un système de stockage thermique, tel que des réservoirs d’eau isothermes. Le stockage de la chaleur dans une masse thermique sur de longues périodes est beaucoup moins coûteux et plus durable que le stockage de l’électricité dans des batteries chimiques. Cependant, il nécessite un espace que seuls les bains collectifs peuvent offrir. Il est plus difficile de séparer les bains de vapeur et les saunas de la combustion de la biomasse, bien que quelques exemples innovants existent. &lt;sup id=&#34;fnref:62&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:62&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;62&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La centralisation des installations de baignade dans une infrastructure commune permet également de créer un espace suffisant pour qu’un établissement de bains puisse bénéficier d’une isolation thermique importante (un facteur décisif pour la consommation d’énergie) et assurer son approvisionnement en eau (par exemple, en récupérant et en stockant l’eau de pluie) ainsi que le traitement des eaux usées (comme avec la phytoremédiation utilisant des plantes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les architectes ont adopté certaines de ces idées dans des pays où les bains publics sont encore utilisés. Par exemple, dans un village de montagne en Chine, un bain communautaire pouvant accueillir 5 000 personnes fonctionne principalement hors réseau, puisant l’eau d’un puits, la chauffant à l’aide de capteurs solaires et filtrant les eaux usées des douches et des toilettes dans des bassins remplis de bambous. &lt;sup id=&#34;fnref:63&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:63&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;63&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2024/11/communal-luxury-the-public-bathhouse/images/dithers/BaO-split-bathhouse-6.1552287376.331_dithered.png&#34; alt=&#39;Image : En Chine, cet établissement de bains publics dispose de 24 douches utilisées par une communauté de 5 000 habitants. Les eaux usées y sont recyclées grâce à des plantations de bambou. Source : BAO Architectes.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Image : En Chine, cet établissement de bains publics dispose de 24 douches utilisées par une communauté de 5 000 habitants. Les eaux usées y sont recyclées grâce à des plantations de bambou. Source : BAO Architectes. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En outre, les bains publics s’inscrivent dans la vision plus high-tech d’une infrastructure énergétique centralisée, qui produit de l’électricité grâce à des panneaux photovoltaïques et des éoliennes. Dans ce cas de figure, les bains publics pourraient absorber l’excès d’électricité durant les journées très ensoleillées ou venteuses. Plutôt que d’&lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/09/how-not-to-run-a-modern-society-on-solar-and-wind-power-alone/&#34;&gt;« effacer » l’électricité produite par les surplus d’énergie solaire et éolienne&lt;/a&gt;, cette énergie pourrait alimenter des pompes à chaleur électriques et permettre aux bains publics de stocker cette chaleur dans leur masse thermique. &lt;sup id=&#34;fnref:64&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:64&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;64&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Bien que cette méthode soit moins efficace en termes de ressources, comparée à celle des bains publics ne nécessitant pas d’électricité, elle demeure préférable à un réseau d’énergie renouvelable centralisé alimentant plusieurs salles de bains privées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kris De Decker&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci à Jonas Görgen et Elizabeth Shove pour leurs retours sur une version antérieure de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Verdeil et Roel Roscam Abbing ont contribué à la sélection des images.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;footnotes&#34; role=&#34;doc-endnotes&#34;&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id=&#34;fn:1&#34;&gt;
&lt;p&gt;La mise en place de réseaux de distribution d’eau et d’assainissement a nécessité un temps considérable, notamment dans les anciennes villes européennes. Avant 1900, seuls les appartements parisiens les plus onéreux étaient équipés d’une salle de bains. &lt;sup id=&#34;fnref1:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Des salles de bains privées raccordées au réseau d’eau potable ont commencé à apparaître dans les foyers britanniques les plus aisés dans les années 1860. Cependant, ce n’est qu’à partir des années 1950 que les classes ouvrières ont eu accès à des logements régulièrement approvisionnés en eau courante chaude et froide. &lt;sup id=&#34;fnref2:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Dans les villes plus récentes des États-Unis, l’installation d’infrastructures d’approvisionnement en eau et de canalisations a été plus facile. Dès les années 1870, le système de plomberie américain était supérieur à celui des autres pays. En 1940, plus de la moitié des maisons américaines possédaient une salle de bains complète, alors qu’en 1954, seul un logement français sur dix était équipé d’une douche ou d’une baignoire. &lt;sup id=&#34;fnref1:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:1&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:2&#34;&gt;
&lt;p&gt;La douche à brumisation : vers un confort plus durable ?, Kris De Decker, Low-tech Magazine, 2019. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/10/mist-showers-sustainable-decadence/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/10/mist-showers-sustainable-decadence/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:3&#34;&gt;
&lt;p&gt;Pickerill, Jenny. « Cold comfort? Reconceiving the practices of bathing in British self-build eco-homes. » Annals of the Association of American Geographers 105.5 (2015) : 1061-1077. &lt;a href=&#34;https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/00045608.2015.1060880&#34;&gt;https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/00045608.2015.1060880&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:4&#34;&gt;
&lt;p&gt;La tendance va vers des douches plus fréquentes et plus longues &lt;sup id=&#34;fnref2:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; ainsi que vers des salles de bains privées plus grandes et plus luxueuses. Par exemple, en 2021, plus d’un tiers des nouvelles maisons unifamiliales aux États-Unis comptait trois salles de bains ou plus, contre « seulement » un quart en 2005. Source : Number of Bathrooms in New Homes in 2021, Jesse Wade, National Association Of Home Builders, novembre 2022. &lt;a href=&#34;https://eyeonhousing.org/2022/11/number-of-bathrooms-in-new-homes-in-2021/&#34;&gt;https://eyeonhousing.org/2022/11/number-of-bathrooms-in-new-homes-in-2021/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:5&#34;&gt;
&lt;p&gt;La quantité d’eau pouvant être économisée grâce aux bains publics dépend de la façon dont les individus se baignent ensemble. Les piscines et les bains collectifs permettent d’économiser de l’eau, contrairement aux douches et baignoires individuelles, même lorsque ces dernières se trouvent dans un espace partagé.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:5&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:6&#34;&gt;
&lt;p&gt;Erfurt, Patricia. « Hot springs throughout history. The Geoheritage of hot springs. » Cham : Springer International Publishing, 2021. 119-182.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:7&#34;&gt;
&lt;p&gt;Tamburello, Giancarlo, et al. « Global thermal spring distribution and relationship to endogenous and exogenous factors. » Nature Communications 13.1 (2022) : 6378.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:7&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:8&#34;&gt;
&lt;p&gt;Cataldi, Raffaele, Susan F. Hodgson et John W. Lund. Stories from a heated earth: our geothermal heritage. N° 19. Nicholson, 1999.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:9&#34;&gt;
&lt;p&gt;Certains animaux, comme les macaques japonais et les capybaras, sont même connus pour apprécier les baignades dans les sources d’eau chaude. Voir, par exemple : Matsuzawa, Tetsuro. « Hot-spring bathing of wild monkeys in Shiga-Heights: origin and propagation of a cultural behavior. » Primates 59.3 (2018) : 209-213. &lt;a href=&#34;https://link.springer.com/content/pdf/10.1007/s10329-018-0661-z.pdf&#34;&gt;https://link.springer.com/content/pdf/10.1007/s10329-018-0661-z.pdf&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:10&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sonntag, C. F. « The History of Baths and Bathing in Britain before the Norman Conquest. » Proceedings of the Royal Society of Medicine 13.sect_hist_med (1920) : 25-46.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:10&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:10&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:11&#34;&gt;
&lt;p&gt;Aaland, Mikkel. « Sweat: The illustrated history and description of the Finnish sauna, Russian bania, Islamic hammam, Japanese mushi-buro, Mexican temescal and American Indian &amp;amp; Eskimo sweat lodge. » (1978).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:12&#34;&gt;
&lt;p&gt;Pollock, Ethan. Without the banya we would perish: a history of the Russian bathhouse. Oxford University Press, USA, 2019.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:13&#34;&gt;
&lt;p&gt;La première mention écrite des bains de vapeur date du V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle avant J.-C., lorsque l’historien grec Hérodote a comparé le bain de sueur de la Scythie, située au nord de la mer Noire, au bain de vapeur grec de son époque. Toutefois, il est très probable que leurs origines remontent à la préhistoire. Il n’est pas surprenant que les bains à vapeur et les bains d’air chaud aient d’abord émergé dans les régions où les hivers sont longs et froids : le nord-ouest de l’Europe, la Russie, l’Alaska et le Canada. Ils ont également été utilisés par les Amérindiens et se sont répandus en Amérique centrale et en Amérique du Sud. &lt;sup id=&#34;fnref1:10&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:10&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:13&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:14&#34;&gt;
&lt;p&gt;L’une des premières preuves archéologiques d’installations de bains construites par l’homme remonte à environ 2 300 ans avant J.-C., dans l’actuel Pakistan. Les habitants de Mohenjo-daro, qui était probablement la capitale de la civilisation de l’Indus, ont construit des puits et des systèmes de drainage pour aménager des salles de bains privées dans la plupart des habitations, ainsi qu’un grand bassin commun. Les salles de bains privées comprenaient une plate-forme peu profonde de 1 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, où les gens s’aspergeaient d’eau avec des seaux. Le « Grand Bain » était un bassin en briques, flanqué de marches, qui pouvait contenir 160 m&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt; d’eau. Comme la ville se situait dans une région au climat désertique chaud, il n’était pas nécessaire de chauffer l’eau. Sources : Graeber, David, et David Wengrow. The dawn of everything: A new history of humanity. Penguin UK, 2021 + Jansen, Michael. « Mohenjo-Daro, Indus Valley civilization: water supply and water use in one of the largest Bronze Age cities of the third millennium BC. » Geo : A new world of knowledge (2011). &lt;a href=&#34;https://openarchive.icomos.org/id/eprint/1541/1/110601geo_06_2011_indian_edition_email.pdf&#34;&gt;https://openarchive.icomos.org/id/eprint/1541/1/110601geo_06_2011_indian_edition_email.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:14&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:15&#34;&gt;
&lt;p&gt;Maréchal, Sadi. Public baths and bathing habits in Late Antiquity: a study of the archaeological and historical evidence from Roman Italy, North Africa and Palestine between AD 285 and AD 700. Diss. Ghent University, 2016. &lt;a href=&#34;https://biblio.ugent.be/publication/7235534/file/7235545.pdf&#34;&gt;https://biblio.ugent.be/publication/7235534/file/7235545.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref9:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:16&#34;&gt;
&lt;p&gt;Fagan, Garrett G. « The genesis of the Roman public bath: recent approaches and future directions. » American Journal of Archaeology 105.3 (2001) : 403-426.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:16&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:17&#34;&gt;
&lt;p&gt;Kosso, Cynthia, et Anne Scott, eds. The nature and function of water, baths, bathing, and hygiene from antiquity through the Renaissance. Vol. 11. Brill, 2009.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:18&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les Grecs et les Romains utilisaient également des bains froids en complément de leurs installations sportives. Dans ce contexte, l’acte de se laver était secondaire. &lt;sup id=&#34;fnref7:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref4:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:18&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:19&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hoagland, Alison K. The bathroom: a social history of cleanliness and the body. Bloomsbury Publishing USA, 2018.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:20&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ashenburg, Katherine. The dirt on clean: An unsanitized history. Vintage Canada, 2010.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:21&#34;&gt;
&lt;p&gt;Fournier, Caroline. Les bains d’al-Andalus : VIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;-XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Presses universitaires de Rennes, 2018. &lt;a href=&#34;https://books.openedition.org/pur/44617#anchor-resume&#34;&gt;https://books.openedition.org/pur/44617#anchor-resume&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:22&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sibley, Magda, Camilla Pezzica et Chris Tweed. « Eco-hammam: the complexity of accelerating the ecological transition of a key social heritage sector in Morocco. » Sustainability 13.17 (2021) : 9935&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:22&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:23&#34;&gt;
&lt;p&gt;Coomans, Janna. « Janna Coomans - The Medieval Bathhouse (MA Thesis - 2013). » The Medieval Bathhouse: Bathing Culture in the Late Medieval Low Countries (2013) : n. pag. Print.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref9:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref10:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref11:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:24&#34;&gt;
&lt;p&gt;Wurtzel, Ellen. « Passionate Encounters, Public Healing: Medieval Urban Bathhouses in Northern France. » French Historical Studies 46.3 (2023) : 331-360. &lt;a href=&#34;https://read.dukeupress.edu/french-historical-studies/article/46/3/331/381254/Passionate-Encounters-Public-HealingMedieval-Urban&#34;&gt;https://read.dukeupress.edu/french-historical-studies/article/46/3/331/381254/Passionate-Encounters-Public-HealingMedieval-Urban&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:24&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:24&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:25&#34;&gt;
&lt;p&gt;Büchner, Robert. Im städtischen Bad vor 500 Jahren: Badhaus, bader und Badegäste im alten Tirol. Böhlau, 2014.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:26&#34;&gt;
&lt;p&gt;Au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, Paris comptait environ 30 établissements de bains publics pour 200 000 habitants &lt;sup id=&#34;fnref5:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:24&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:24&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, tandis qu’au XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, Londres en avait au moins 18 pour une population de 80 000 habitants. &lt;sup id=&#34;fnref2:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans les Pays-Bas de la fin du XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, Bruges (30 000 habitants) et Gand (40 000 habitants) possédaient chacune une vingtaine de bains publics, tandis que des villes plus petites comme Maastricht et Louvain (15 000 habitants) en avaient environ cinq. Vienne (en Autriche) comptait 29 établissements de bains publics au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. &lt;sup id=&#34;fnref6:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains médiévaux, comme les hammams, étaient plus petits que les bains romains. Les bains médiévaux découverts en Allemagne et dans les Pays-Bas avaient une superficie entre 100 et 200 mètres carrés. &lt;sup id=&#34;fnref7:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les bains publics romains typiques mesuraient plutôt dans les 500 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. &lt;sup id=&#34;fnref8:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:27&#34;&gt;
&lt;p&gt;Butler, Lee. « &amp;ldquo;Washing Off the Dust&amp;rdquo;: Baths and Bathing in Late Medieval Japan. » Monumenta Nipponica 60.1 (2005) : 1-41. &lt;a href=&#34;https://web.archive.org/web/20190818120651id_/http://muse.jhu.edu:80/article/182356/pdf&#34;&gt;https://web.archive.org/web/20190818120651id_/http://muse.jhu.edu:80/article/182356/pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:28&#34;&gt;
&lt;p&gt;Merry, Adam M., « More Than a Bath: An Examination of Japanese Bathing Culture » (2013). CMC Senior Theses. Paper 665.
&lt;a href=&#34;http://scholarship.claremont.edu/cmc_theses/665&#34;&gt;http://scholarship.claremont.edu/cmc_theses/665&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:29&#34;&gt;
&lt;p&gt;Gill, A. A. « “Chattering” in the Baths: The Urban Greek Bathing Establishment and Social Discourse in Classical Antiquity. » (2011).
&lt;a href=&#34;https://tobias-lib.ub.uni-tuebingen.de/xmlui/bitstream/handle/10900/61481/CD27_Gill_CAA2008.pdf?sequence=2&amp;amp;isAllowed=y&#34;&gt;https://tobias-lib.ub.uni-tuebingen.de/xmlui/bitstream/handle/10900/61481/CD27_Gill_CAA2008.pdf?sequence=2&amp;amp;isAllowed=y&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:29&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:30&#34;&gt;
&lt;p&gt;Górnicka, Barbara. Nakedness, shame, and embarrassment: A long-term sociological perspective. Vol. 12. Springer, 2016.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:31&#34;&gt;
&lt;p&gt;A Cultural History of Parson’s Pleasure, George Townsend, PhD, Birkbeck, University of London, 2022, non publié. Voir aussi : Dive in! A history of river swimming in Oxford. Musée d’Oxford, exposition de 2023. &lt;a href=&#34;https://moxdigiexhibits.omeka.net/exhibits/show/dive-in#:~:text=Dive%20In!-,A%20history%20of%20river%20swimming%20in%20Oxford,places%20for%20bathing%20and%20swimming&#34;&gt;https://moxdigiexhibits.omeka.net/exhibits/show/dive-in#:~:text=Dive%20In!-,A%20history%20of%20river%20swimming%20in%20Oxford,places%20for%20bathing%20and%20swimming&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:31&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:32&#34;&gt;
&lt;p&gt;Le caractère égalitaire des bains publics était renforcé par le fait que les individus étaient partiellement ou totalement nus. « On ne se débarrassait pas seulement de ses vêtements, mais aussi de son rang social et de ses biens matériels, qui devenaient en grande partie invisibles », conclut un historien des bains publics japonais. &lt;sup id=&#34;fnref4:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; « Le véritable collectif est un collectif nu », observe un autre, en faisant référence au banya russe. Source : Gearsimova, A. « My Banya, Your Banya: From Reality to Myth. » (2016).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:32&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:33&#34;&gt;
&lt;p&gt;Mietz, Michael. « The fuel economy of public bathhouses in the Roman Empire. » Master’s thesis, Ghent University, Faculty of Arts and Philosophy, Campus Boekentoren, Blandijnberg 2 (2016) : 9000. &lt;a href=&#34;https://libstore.ugent.be/fulltxt/RUG01/002/303/996/RUG01-002303996_2016_0001_AC.pdf&#34;&gt;https://libstore.ugent.be/fulltxt/RUG01/002/303/996/RUG01-002303996_2016_0001_AC.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:34&#34;&gt;
&lt;p&gt;Wilson, A. Raw materials and energy. Dans « The cambridge companion to the roman economy », Scheidel, 2012.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:35&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ancient deforestation revisited, Journal of the history of biology, 44 (1), 43-57. &lt;a href=&#34;https://www.researchgate.net/profile/J-Donald-Hughes/publication/45407393_Ancient_Deforestation_Revisited/links/08ce17d911d2244431641d70/Ancient-Deforestation-Revisited.pdf&#34;&gt;https://www.researchgate.net/profile/J-Donald-Hughes/publication/45407393_Ancient_Deforestation_Revisited/links/08ce17d911d2244431641d70/Ancient-Deforestation-Revisited.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:36&#34;&gt;
&lt;p&gt;Miliaresis, Ismini. « Heating the Stabian Baths at Pompeii. » Curious (2021) : 83.
&lt;a href=&#34;https://library.oapen.org/bitstream/handle/20.500.12657/58973/1/external_content.pdf#page=91&#34;&gt;https://library.oapen.org/bitstream/handle/20.500.12657/58973/1/external_content.pdf#page=91&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:37&#34;&gt;
&lt;p&gt;L’étude suppose que les bains étaient chauffés 24 heures sur 24 et qu’ils n’étaient arrêtés que pour l’entretien. Elle ne compte qu’une seule fois le combustible utilisé pour le chauffage initial des lieux (estimé à 35 kg dans le cas des thermes de Stabies) dans le total annuel de consommation énergétique. Les résultats reposent également sur l’hypothèse que l’eau des bains était renouvelée quotidiennement (et qu’il fallait donc chauffer de l’eau froide tous les jours).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:38&#34;&gt;
&lt;p&gt;Veal, Robyn, et Victoria Leitch.tch. Fuel and Fire in the Ancient Roman World: Towards an integrated economic understanding. McDonald Institute for Archaeological Research, 2019. &lt;a href=&#34;https://www.repository.cam.ac.uk/bitstreams/c349fc20-11d0-4ad4-a2e9-55dccca9f2df/download&#34;&gt;https://www.repository.cam.ac.uk/bitstreams/c349fc20-11d0-4ad4-a2e9-55dccca9f2df/download&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:39&#34;&gt;
&lt;p&gt;Miliaresis, Ismini Alexandra. Heating and Fuel Consumption in the Terme del Foro at Ostia. Diss. University of Virginia, 2013. &lt;a href=&#34;https://libraetd.lib.virginia.edu/public_view/5d86p0445&#34;&gt;https://libraetd.lib.virginia.edu/public_view/5d86p0445&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:39&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:40&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ring, James W. « Windows, baths, and solar energy in the Roman empire. » American Journal of Archaeology 100.4 (1996) : 717-724.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:40&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:41&#34;&gt;
&lt;p&gt;Il est possible que les bains publics romains aient fait de même, mais je n’ai trouvé aucune référence à ce sujet. Pour les hammams, voir, par exemple : Sibley, Magda, et Martin Sibley. « Hybrid transitions: combining biomass and solar energy for water heating in public bathhouses. » Energy Procedia 83 (2015) : 525-532.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:41&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:41&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:42&#34;&gt;
&lt;p&gt;Clemens Brünenberg, Jens-Arne Dickman, Monika Trümper, et al. « Stabian Baths in Pompeii. New Research on the Development of Ancient Bathing Culture. » (2019). &lt;a href=&#34;https://www.academia.edu/download/67567783/Truemper_et_al._Stabian_Baths_RM_2019.pdf&#34;&gt;https://www.academia.edu/download/67567783/Truemper_et_al._Stabian_Baths_RM_2019.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:42&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:43&#34;&gt;
&lt;p&gt;La consommation énergétique d’un sauna est plus variable que celle d’une douche, et je n’ai trouvé aucune étude académique fiable sur le sujet. Les valeurs que j’utilise ici sont des estimations approximatives, basées sur des données issues de forums et de sites internet. Notez également que la différence d’efficacité énergétique s’explique en partie par le climat : les saunas se trouvent généralement dans des régions froides, tandis que la plupart des bains romains étaient situés autour de la Méditerranée.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:43&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:44&#34;&gt;
&lt;p&gt;Williams, Marilyn T. Washing « The Great Unwashed: public baths in urban America », 1840-1920. Ohio State University Press, 1991. &lt;a href=&#34;https://kb.osu.edu/bitstream/handle/1811/6282/1/Washing_the_Great_Unwashed.pdf&#34;&gt;https://kb.osu.edu/bitstream/handle/1811/6282/1/Washing_the_Great_Unwashed.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref4:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref5:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref6:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref7:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref8:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:45&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dillon, Jennifer Reed. Modernity, sanitation and the public bath: Berlin, 1896–1933, as archetype. Duke University, 2007. &lt;a href=&#34;https://dukespace.lib.duke.edu/bitstreams/33e2fe84-16ec-4044-91d6-75d5c87d37e3/download&#34;&gt;https://dukespace.lib.duke.edu/bitstreams/33e2fe84-16ec-4044-91d6-75d5c87d37e3/download&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:46&#34;&gt;
&lt;p&gt;Ladd, Brian K. « Public baths and civic improvement in nineteenth-century German cities. » Journal of urban history 14.3 (1988) : 372-393.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:46&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:46&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:47&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les bains publics de Stuttgart, par exemple, comptaient deux grands bassins, 300 vestiaires, 102 baignoires, deux bains russo-romains, deux bains d’eau froide, un solarium et un bain pour chiens. À la fin du siècle, presque toutes les villes allemandes possédaient un établissement de bains publics monumental, souvent équipé d’un restaurant et d’un salon de coiffure. &lt;sup id=&#34;fnref4:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref6:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:47&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:48&#34;&gt;
&lt;p&gt;La ville de New York a construit 25 bains publics monumentaux, et Boston a intégré aux siens des piscines et des gymnases. En revanche, d’autres villes américaines se sont limitées aux bains-douches publics pour les classes populaires. Par exemple, en 1920, Chicago comptait plus de vingt bains-douches publics répartis dans les quartiers pauvres et ouvriers. &lt;sup id=&#34;fnref7:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:48&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:49&#34;&gt;
&lt;p&gt;L’Allemagne et l’Autriche ont construit des bains-douches publics dans les quartiers pauvres, tout en continuant à édifier des établissements plus élaborés et onéreux pour les classes sociales supérieures, qui bénéficiaient souvent d’un approvisionnement en eau, mais n’avaient pas forcément de salle de bains. &lt;sup id=&#34;fnref8:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:49&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:50&#34;&gt;
&lt;p&gt;Talmisānī, Mayy, et Eve Gandossi. The last hammams of Cairo: a disappearing bathhouse culture. American Univ in Cairo Press, 2009.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:50&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:51&#34;&gt;
&lt;p&gt;Damas est passée de 40 hammams dans les années 1940 à seulement 13 en 2004. Source : Sibley, Magda. « The Historic hammāms of Damascus and Fez: lessons of sustainability and future developments. » 23&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; conférence sur l’architecture passive et à faible énergie (PLEA). 2006. &lt;a href=&#34;https://www.academia.edu/download/52232181/The_Historic_Hammms_of_Damascus_and_Fez_20170321-32624-5s2lbk.pdf&#34;&gt;https://www.academia.edu/download/52232181/The_Historic_Hammms_of_Damascus_and_Fez_20170321-32624-5s2lbk.pdf&lt;/a&gt; Le Maroc est une exception. Selon les sources, le nombre de hammams en activité varie entre 6 000 et 10 000, fonctionnant encore avec le système de chauffage traditionnel. &lt;sup id=&#34;fnref1:41&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:41&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;41&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:51&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:52&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Tokyo starts effort to revive public bathhouses », Julian Ryall Tokyo, 1er octobre 2022. &lt;a href=&#34;https://www.dw.com/en/japan-launches-campaign-to-revive-fading-public-bathhouses/a-63282747#:~:text=In%20an%20effort%20to%20protect,pop%20into%20their%20local%20bathhouse&#34;&gt;https://www.dw.com/en/japan-launches-campaign-to-revive-fading-public-bathhouses/a-63282747#:~:text=In%20an%20effort%20to%20protect,pop%20into%20their%20local%20bathhouse&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:52&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:53&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Public baths fade from Tokyo, with nearly half gone over 15 years », Natsumi Nakai, 10 octobre 2023. &lt;a href=&#34;https://www.asahi.com/ajw/articles/15025294#:~:text=Public%20bathhouses%20are%20swiftly%20disappearing,to%20the%20Tokyo%20metropolitan%20government&#34;&gt;https://www.asahi.com/ajw/articles/15025294#:~:text=Public%20bathhouses%20are%20swiftly%20disappearing,to%20the%20Tokyo%20metropolitan%20government&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:53&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:54&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Fuel Crisis Forces Syrians to Use Public Baths », Sputnik International, 2023. &lt;a href=&#34;https://sputnikglobe.com/20230131/fuel-crisis-forces-syrians-to-use-public-baths-1106687250.html&#34;&gt;https://sputnikglobe.com/20230131/fuel-crisis-forces-syrians-to-use-public-baths-1106687250.html&lt;/a&gt; Voir aussi : « Aleppo bathhouse boom as Syria crisis turns showers cold », Africanews, 2021. &lt;a href=&#34;https://www.africanews.com/2021/12/30/aleppo-bathhouse-boom-as-syria-crisis-turns-showers-cold/&#34;&gt;https://www.africanews.com/2021/12/30/aleppo-bathhouse-boom-as-syria-crisis-turns-showers-cold/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:54&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:55&#34;&gt;
&lt;p&gt;« Why we need to bring back the art of communal bathing. » Jamie Mackay, Aeon Magazine, 2016. &lt;a href=&#34;https://aeon.co/ideas/why-we-need-to-bring-back-the-art-of-communal-bathing&#34;&gt;https://aeon.co/ideas/why-we-need-to-bring-back-the-art-of-communal-bathing&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:55&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:56&#34;&gt;
&lt;p&gt;Cela est particulièrement vrai en Europe occidentale, où les bains publics ont fait face à une opposition si forte qu’ils ont fini par disparaître complètement de certaines régions entre le XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et le XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. &lt;sup id=&#34;fnref8:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le déclin temporaire de ce service en Europe occidentale constitue un événement unique dans l’histoire mondiale, bien que les historiens soient en désaccord sur ses causes. Certains évoquent la pression exercée par les Églises catholique et protestante sur les étuves médiévales, qu’elles percevaient de plus en plus comme des lieux d’immoralité et de péché. &lt;sup id=&#34;fnref1:57&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:57&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;57&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; D’autres pointent les épidémies ou soulignent l’évolution des opinions médicales, les médecins ne considérant plus l’eau chaude et la vapeur comme saines. &lt;sup id=&#34;fnref9:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L’opposition a commencé même avant l’apparition de la religion organisée : le philosophe romain Sénèque avait critiqué les grands bains romains dans plusieurs de ses écrits. Il se plaignait du bruit dans les thermes et les accusait d’extravagance et d’hédonisme. Voir, par exemple : Lettres à Lucilius, par Sénèque. Lettre 86. Maison de campagne et bains de Scipion l’Africain. &lt;a href=&#34;https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_%C3%A0_Lucilius/Lettre_86&#34;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_%C3%A0_Lucilius/Lettre_86&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:56&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:57&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dans la Rome antique, certains établissements de bains publics autorisaient la mixité, tandis que d’autres séparaient les hommes et les femmes. La prostitution était légale, mais le fait qu’une femme prenne son bain avec d’autres hommes que son mari pouvait constituer un motif légitime de divorce. &lt;sup id=&#34;fnref9:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans l’Espagne musulmane, de lourdes amendes étaient infligées aux hommes surpris à espionner par les fenêtres des bains ou infiltrant ces lieux les jours réservés aux femmes. Ces dernières risquaient de perdre tous leurs droits si elles faisaient de même. Maltraiter une femme dans un établissement de bains publics, même verbalement, était passible de la peine de mort. Voir : Powers, James F. « Frontier municipal baths and social interaction in thirteenth-century Spain. » The American Historical Review 84.3 (1979) : 649.667. Dans l’ancienne région des Pays-Bas, au Moyen Âge, les autorités distinguaient les étuves « honnêtes » des étuves « malhonnêtes ». Pour garantir la qualité des bains publics « honnêtes », elles ont aboli la baignade mixte, établi des règles pour les employées des bains publics et rendu la prostitution illégale dans ces établissements. &lt;sup id=&#34;fnref10:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:57&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:57&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:58&#34;&gt;
&lt;p&gt;Les bains publics ont sans aucun doute été un vecteur d’épidémies historiques. Des tracts médicaux déconseillaient même de s’y rendre. Malgré cela, presque tous les bains sont restés ouverts, très probablement parce qu’ils étaient considérés comme un service trop essentiel pour être supprimé. C’était du moins le cas dans les Pays-Bas médiévaux et dans l’Empire romain, voir : &lt;sup id=&#34;fnref11:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &lt;sup id=&#34;fnref2:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:58&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:59&#34;&gt;
&lt;p&gt;Comment rendre l’énergie de la biomasse à nouveau durable, Kris De Decker, Low-tech Magazine, septembre 2020. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2020/09/how-to-make-biomass-energy-sustainable-again/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2020/09/how-to-make-biomass-energy-sustainable-again/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:59&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:60&#34;&gt;
&lt;p&gt;En outre, l’hypocauste a été perfectionné au Moyen Âge pour devenir encore plus efficace sur le plan énergétique qu’à l’époque romaine. Voir : Les hypocaustes : le chauffage du Moyen Âge, Kris De Decker, Low-tech Magazine, mars 2017. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/03/heat-storage-hypocausts-air-heating-in-the-middle-ages/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/03/heat-storage-hypocausts-air-heating-in-the-middle-ages/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:60&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:61&#34;&gt;
&lt;p&gt;Chauffer sa maison avec une éolienne mécanique, Kris De Decker, Low-tech Magazine, février 2019. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/02/heat-your-house-with-a-mechanical-windmill/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2019/02/heat-your-house-with-a-mechanical-windmill/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:61&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:62&#34;&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, des chercheurs de l’université de Stuttgart ont conçu un système de stockage hybride qui emmagasine l’énergie solaire dans un réservoir d’eau et de vapeur sous pression. La vapeur peut être libérée à tout moment dans un sauna, tandis que l’eau est utilisée pour le chauffage. Voir : Schaefer, M., et al. « Development of a zero-energy-sauna: Simulation study of thermal energy storage. » Energy and Buildings 256 (2022) : 111659. &lt;a href=&#34;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0378778821009439&#34;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0378778821009439&lt;/a&gt;. Le « Solauna » constitue un exemple parfait de l’usage des technologies sobres. Il s’agit d’un sauna alimenté uniquement par la chaleur du soleil et qui fonctionne comme un grand four solaire bien isolé. Voir : &lt;a href=&#34;https://www.biopiscinas.pt/en/solar-sauna/&#34;&gt;https://www.biopiscinas.pt/en/solar-sauna/&lt;/a&gt;. Le système « Lytefire », quant à lui, génère de la chaleur et de la vapeur grâce à des miroirs qui concentrent les rayons du soleil sur une plaque en métal ou un sac de pierres. Voir : &lt;a href=&#34;https://lytefire.com/fr&#34;&gt;https://lytefire.com/fr&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:62&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:63&#34;&gt;
&lt;p&gt;Voir : &lt;a href=&#34;https://www.designboom.com/architecture/bao-split-bathhouse/&#34;&gt;https://www.designboom.com/architecture/bao-split-bathhouse/&lt;/a&gt;. On peut aussi citer le cas d’un établissement de bains publics, construit en 2004 dans l’est de l’Iran, qui fonctionne grâce à deux champs de capteurs solaires (195 m² au total) et deux réservoirs de stockage thermiquement isolés (3 m³ chacun). L’installation fournit de l’eau chaude pour douze douches et quatre bains, satisfaisant ainsi les besoins en eau chaude de 150 personnes par jour. Source : Azad, E. « Design, installation and operation of a solar thermal public bath in eastern iran. » Energy for Sustainable Development 16.1 (2012) : 68-73. Des recherches sont également en cours sur l’utilisation combinée de chaudières à biomasse et de capteurs solaires thermiques dans des hammams au Maroc. Voir : Krarouch, M., et al. « Simulation of floor heating in a combined solar-biomass system integrated in a public bathhouse located in Marrakech. » IOP Conference Series : Materials Science and Engineering. Vol. 353. N° 1. IOP Publishing, 2018. Voir aussi : Mohamed, Krarouch et Haller Michel. « Design optimisation of a combined pellets and solar heating systems for water heating in a public bathhouse. » Energy Reports 6 (2020) : 1628-1635. Voir aussi : Sibley, Magda, Camilla Pezzica et Chris Tweed. « Eco-hammam: the complexity of accelerating the ecological transition of a key social heritage sector in Morocco. » Sustainability 13.17 (2021) : 9935. Voir aussi : Zbaidi, Mourad, et al. « Improving the Energy Efficiency of a Traditional Hammam by Using Two Types of Heat Exchanger. » International Journal on Engineering Applications 11.6 (2023).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:63&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:64&#34;&gt;
&lt;p&gt;Un réseau électrique alimenté à 100 % par les énergies renouvelables serait-il réellement durable ?, Kris De Decker, Low-tech Magazine, septembre 2017. &lt;a href=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/09/how-not-to-run-a-modern-society-on-solar-and-wind-power-alone/&#34;&gt;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/09/how-not-to-run-a-modern-society-on-solar-and-wind-power-alone/&lt;/a&gt; Voir aussi : Battery Killers: Grid-Interactive Water Heaters, Kris De Decker, No Tech Magazine, mai 2015. &lt;a href=&#34;https://www.notechmagazine.com/2015/05/battery-killers-grid-interactive-water-heaters.html&#34;&gt;https://www.notechmagazine.com/2015/05/battery-killers-grid-interactive-water-heaters.html&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:64&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;
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    </item>
    
    <item>
      <title>Les soins de santé high-tech sont-ils écologiquement durables ?</title>
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      <pubDate>Thu, 18 Feb 2021 00:00:00 +0000</pubDate>
      
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      <description>&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/the-surgeon_dithered.png&#34; alt=&#39;Le chirurgien, un tableau de David Teniers, années 1670.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Le chirurgien, un tableau de David Teniers, années 1670. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;lempreinte-environnementale-du-secteur-de-la-santé&#34;&gt;L&amp;rsquo;empreinte environnementale du secteur de la santé&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les soins de santé sont l&amp;rsquo;un des secteurs économiques les plus importants dans les pays riches, mais leur empreinte environnementale a été peu documenté et est souvent négligée. La plupart des recherches sur les soins de santé durables datent de moins de cinq ans. Une publication de 2019 a calculé que le secteur représente de 2 à 10 % des empreintes carbone nationales dans tous les pays de l&amp;rsquo;OCDE, en Chine et en Inde, en moyenne 5,5 % dans l&amp;rsquo;ensemble. &lt;sup id=&#34;fnref:1&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:1&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces données concernent l’année 2014, époque à laquelle les soins de santé de ces 36 pays réunis étaient alors responsables de 1,6 Gt d’émissions de gaz à effet de serre. Cela correspond à 4,4 % des émissions totales mondiales cette année-là (35,7 Gt) – soit presque le double de l’aviation. Les États-Unis ont le système de soins de santé le plus carboné, représentant jusqu’à 10 % des émissions nationales. &lt;sup id=&#34;fnref:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il produit également 9 % de la pollution atmosphérique nationale, 12 % des pluies acides et 10 % de la formation de
smog au niveau national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’empreinte environnementale du secteur de la santé ne cesse d’augmenter. Par exemple, aux États-Unis, les émissions de gaz à effet de serre de ce secteur ont augmenté de 30 % entre 2003 et 2013. &lt;sup id=&#34;fnref1:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cette augmentation des émissions va de pair avec une augmentation des dépenses – en fait, les émissions sont souvent calculées en fonction des dépenses. Aux États-Unis, les dépenses nationales de santé en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) sont passées de 3 % en 1930, à 5 % en 1960, 10 % en 1983, 15 % en 2002 et 17,7 % en 2019. &lt;sup id=&#34;fnref:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:5&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:5&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans l’UE, les dépenses de santé par habitant ont plus que doublé entre 2000 et 2018 et les dépenses totales représentent désormais 9,9 % du PIB. &lt;sup id=&#34;fnref:6&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:6&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Si le monde entier devait copier le système de santé américain, l&amp;rsquo;empreinte carbone mondiale de ce secteur atteindrait environ 16 GtCO2e, soit près de la moitié du total des émissions mondiales en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les 36 pays dont les systèmes de soins sont responsables des 4,4 % des émissions mondiales ne comptent que 54 % de la population mondiale. Les 46 % des gens restants produisent peu ou pas d’émissions liées aux soins de santé car ils n’y ont pas accès. Si nous devions étendre à l’échelle mondiale le système de soins de santé de l’OCDE, la Chine et l’Inde réunis, les émissions doubleraient pour atteindre environ 8 % du total mondial. En outre, il existe de très grandes différences entre ces 36 pays. Si le monde entier devait copier le système de santé américain, l&amp;rsquo;empreinte carbone mondiale de ce secteur atteindrait environ 16 GtCO2e, soit près de la moitié du total des émissions mondiales en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;eclairages-intenses-équipements-médicaux-puissants&#34;&gt;Eclairages intenses, équipements médicaux puissants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi les soins de santé modernes sont-ils si gourmands en ressources ? &lt;sup id=&#34;fnref:7&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:7&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Tout d’abord, les hôpitaux modernes sont de gros consommateurs d’énergie, principalement en raison des consommations électriques importantes des appareils médicaux, de l’éclairage, de la ventilation et de la climatisation. &lt;sup id=&#34;fnref2:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:8&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:8&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:10&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:10&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:11&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:11&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:12&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:12&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans les salles d’opération, la forte consommation d’énergie
est principalement due à l’utilisation de projecteurs d’éclairage intenses et à un traitement de l’air de ventilation pour le rendre ultra propre. Dans les unités de soins intensifs et les services d’imagerie médicale, les équipements médicaux dominent la consommation électrique. &lt;sup id=&#34;fnref1:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/operating-room_dithered.png&#34; alt=&#39;Salle d&amp;amp;rsquo;opération à la pointe de la technologie. iStock.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Salle d&#39;opération à la pointe de la technologie. iStock. 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/MRI-scanner-3T_dithered.png&#34; alt=&#39;Un scanner IRM à Taipei, Taiwan (2006). Image: Kasuga Huang (CC BY-SA 3.0).&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Un scanner IRM à Taipei, Taiwan (2006). Image: Kasuga Huang (CC BY-SA 3.0). 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme tant d’autres secteurs de la société moderne, les soins de santé en sont venus à dépendre de toutes sortes de machines et d’appareils. &lt;sup id=&#34;fnref:13&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:13&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Certains de ces équipements médicaux consomment beaucoup d’électricité. Par exemple, un scanner IRM (Imagerie à Résonnance Magnétique), l’une
des technologies d’imagerie médicale les plus avancées, peut consommer autant d’électricité que plus de 70 ménages européens moyens. Une étude réalisée en 2020 a calculé que les technologies d’imagerie médicale de pointe (scanners IRM et CT) étaient responsables de 0,77 % des émissions mondiales de carbone en 2016. &lt;sup id=&#34;fnref:14&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:14&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consommation d’énergie des petits équipements médicaux est peu étudiée, mais un inventaire de deux hôpitaux américains a montré qu’ils comptaient respectivement 14 648 et 7 372 appareils consommateurs d’énergie, dont des pompes à perfusion consommant à elles seules plus d’électricité qu’un scanner IRM. &lt;sup id=&#34;fnref1:13&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:13&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La forte densité d’équipements médicaux augmente également la consommation d’électricité de la climatisation dans les hôpitaux. &lt;sup id=&#34;fnref2:9&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:9&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;utilisation-des-ressources-le-long-de-la-chaîne-dapprovisionnement&#34;&gt;Utilisation des ressources le long de la chaîne d&amp;rsquo;approvisionnement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une quantité encore plus importante d’énergie – environ 60 % du total – est utilisée indirectement le long de la chaîne d’approvisionnement. &lt;sup id=&#34;fnref1:1&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:1&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref3:3&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:3&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:10&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:10&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cela concerne l’achat d’équipements médicaux, de produits pharmaceutiques et d’autres produits liés au soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d’abord, des dispositifs médicaux utilisés, en nombre toujours plus grand dans les hôpitaux, doivent être fabriqué et mis sur le marché. Cela nécessite des activités telles que l’extraction de ressources, la construction et le fonctionnement de laboratoires de recherche mais aussi d’usines et de véhicules de transport. Cette « énergie grise » (intrinsèque) de la chaîne d’approvisionnement en équipements médicaux a été très peu étudiée. Des résultats de recherche montrent que la fabrication d’un scanner IRM nécessite plus de la moitié des combustibles fossiles utilisés pour la production d’un avion de ligne et que cette énergie grise représente un tiers de la consommation
totale d’énergie de l’appareil. &lt;sup id=&#34;fnref:16&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:16&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soins de santé modernes sont également très dépendants des produits pharmaceutiques, représentant entre 10 et 25 % des émissions totales des soins de santé, selon le pays. &lt;sup id=&#34;fnref1:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Une étude de 2019 a révélé que l’industrie pharmaceutique mondiale produisait plus de gaz à effet de serre que
l’industrie automobile : 52 MtCO2 contre 46 MtCO2. &lt;sup id=&#34;fnref:18&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:18&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, il n’existe pratiquement aucune donnée sur l’empreinte environnementale de produits pharmaceutiques spécifiques, car les entreprises gardent leurs secrets, empêchant les scientifiques de réaliser des analyses de cycle de vie.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
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&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/pharma-lab_dithered.png&#34; alt=&#39;Laboratoire de fabrication pharmaceutique. Source: iStock.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Laboratoire de fabrication pharmaceutique. Source: iStock. 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/gloves-production_dithered.png&#34; alt=&#39;Chaîne de production de gants en caoutchouc. Source: iStock.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Chaîne de production de gants en caoutchouc. Source: iStock. 
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&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/mask-production_dithered.png&#34; alt=&#39;Chaîne de production de masques faciaux. Source: iStock.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Chaîne de production de masques faciaux. Source: iStock. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les produits jetables à usage unique sont une autre source de consommation d’énergie et de pollution dans le secteur de la santé. &lt;sup id=&#34;fnref:19&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:19&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:20&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:20&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:21&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:21&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:22&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:22&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:23&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:23&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:24&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:24&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ces produits sont portés par le personnel médical et les patients (masques, gants, couvre-chaussures, chapeaux, draps, blouses). Les serviettes, les lavabos, les emballages plastiques stériles et les ustensiles tels que les seringues, les manches et les lames de laryngoscopes, les circuits respiratoires d’anesthésie et même les instruments chirurgicaux sont également fournis à usage unique. Ils sont distribués aux hôpitaux dans ce que l’on appelle des emballages personnalisés, qui sont des ensembles de produits stériles préemballés pour toute procédure médicale spécifique imaginable. En principe, dès qu’un emballage est ouvert, tous les articles sont jetés, même s’ils n’ont pas été utilisés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque ces pratiques sont remises en question, c’est souvent pour les déchets hospitaliers qu’elles génèrent – un patient moyen dans un hôpital produisant au moins 10 kg de déchets par jour. &lt;sup id=&#34;fnref:25&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:25&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cependant, l’empreinte environnementale augmente considérablement si l’on tient également compte de l’énergie grise et des déchets de la chaîne d’approvisionnement pour la fabrication de ces produits jetables. Une étude sur la chirurgie de la cataracte au Royaume-Uni – la cataracte étant la principale cause de cécité dans le monde – montre que la fabrication de matériaux jetables représente plus de
la moitié de l’empreinte carbone totale de la procédure. &lt;sup id=&#34;fnref:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;anesthésiques-et-vaccins&#34;&gt;Anesthésiques et vaccins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Enfin, certains médicaments spécialisés sont également source d’émissions. Les anesthésiques par inhalation, qui endorment le système nerveux central et constituent la pierre angulaire de la chirurgie, sont de puissants gaz à effet de serre qui s’évaporent dans l’atmosphère après avoir été inhalés par le patient (évacués à l’extérieur par les systèmes de ventilation énergivores des salles d’opération modernes). &lt;sup id=&#34;fnref:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Maintenir un adulte de 70 kg en état d’anesthésie pendant une heure produit de 25 kg (avec l’isoflurane) à 60 kg (avec le desflurane) d’équivalents CO2, ce qui correspond aux émissions d’une voiture européenne moyenne (121 gCO2/km) pendant 200 à 500 km (ou à conduire pendant environ 4 heures). &lt;sup id=&#34;fnref2:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les inhalateurs à dose pressurisée, qui sont utilisés pour traiter l’asthme et les maladies pulmonaires obstructives chroniques, libèrent également de puissants gaz à effet de serre. Dans le monde, environ 800 millions d’inhalateurs à dose pressurisée sont fabriqués chaque année, avec une empreinte carbone totale correspondant aux émissions annuelles de plus de 12 millions de voitures. &lt;sup id=&#34;fnref1:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:27&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:27&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les vaccins sont un autre élément-clé des soins de santé modernes. Ils génèrent des émissions de carbone non seulement à travers leur développement et leur production, mais aussi de par leur distribution gourmande en ressources qui implique une chaîne du froid spécifique (dont
l’empreinte environnementale n’est que peu quantifiée, je n’ai pu trouver aucune source en traitant).&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;empreinte-carbone-des-procédures-médicales&#34;&gt;Empreinte carbone des procédures médicales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les services de soins de santé impliquent d’habitude toutes les sources d’émissions que l’on a mentionnées : dispositifs médicaux, produits pharmaceutiques et matériaux jetables. Lorsque les émissions dans les hôpitaux et le long de la chaîne d’approvisionnement sont combinées, il devient possible de calculer l’empreinte environnementale des procédures médicales en tant que tel.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/cardiac-surgery_dithered.png&#34; alt=&#39;Salle d&amp;amp;rsquo;opération en chirurgie cardiaque, 2020. Source: iStock.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Salle d&#39;opération en chirurgie cardiaque, 2020. Source: iStock. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, des études au Royaume-Uni sur la chirurgie de la cataracte et celle de contrôle du reflux gastro-œsophagien ont estimé une empreinte carbone de 182 kg et 1 tonne d’émissions, respectivement, ce qui correspond à 1 517 km et 8 333 km en voiture. &lt;sup id=&#34;fnref:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:29&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:29&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La dialyse rénale, un traitement visant à remplacer la fonction rénale, produit de 1,8 à 7,2 tonnes d’émissions par patient et par an, ce qui correspond aux émissions de 15 000 à 60 000 km en voiture. &lt;sup id=&#34;fnref1:28&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:28&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:30&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:30&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;les-limites-du-bas-carbone-et-de-lefficacité-énergétique&#34;&gt;Les limites du bas carbone et de l’efficacité énergétique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien que les données sur leur empreinte environnementale soient encore incomplètes, il semble assez clair que les soins de santé modernes ne sont pas compatibles avec une transition vers une société à faibles émissions de carbone. Toute la question est de savoir s’il est possible d’y remédier sans
diminuer les niveaux de soins, de soulagement de la douleur et de longévité auxquels les habitants des pays riches se sont habitués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux efforts et études sur la durabilité des soins de santé visent à réduire la consommation d’énergie et les émissions sans affecter la qualité des traitements médicaux, souvent de manière explicite. Par exemple, les auteurs d’une étude réalisée en 2020 sur le système de santé autrichien écrivaient qu’il est « crucial de comprendre comment le secteur des soins de santé peut réduire ses émissions sans nuire à la qualité de ses services ». &lt;sup id=&#34;fnref2:17&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:17&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ailleurs, des chercheurs écrivent que « toute solution qui réduirait les impacts environnementaux tout en réduisant les performances ne pourrait être déployée ». &lt;sup id=&#34;fnref:31&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:31&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par conséquent, de nombreux chercheurs ont tendance à se concentrer sur l’amélioration de l’efficacité carbone et énergétique. Ces stratégies visent à fournir les mêmes « performances » ou la même « qualité de service » mais avec moins d’énergie (grâce à des équipements moins énergivores) ou avec moins d’émissions de GES (grâce à plus d’énergies de sources renouvelables). &lt;sup id=&#34;fnref:32&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:32&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La qualité des traitements médicaux ne cesse de s&amp;rsquo;améliorer, entraînant une consommation d&amp;rsquo;énergie toujours plus élevée qui annule les gains en carbone et en énergie obtenus via l’efficacité.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le problème est que la qualité des traitements médicaux ne cesse de s’améliorer, entraînant une consommation d’énergie toujours plus élevée qui annule les économies résultant de progrès de l’efficacité énergétique et de la décarbonation. Par exemple, en 2012, des chercheurs ont calculé que les scanners IRM pouvaient être rendus 10 à 20 % plus efficaces sur le plan énergétique grâce à des changements relativement simples dans leur conception et leur fonctionnement. &lt;sup id=&#34;fnref1:31&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:31&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Certains des changements qu’ils ont proposés sont désormais utilisés, mais la consommation d’énergie des scanners IRM n’a pas diminué, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/medical-scientist_dithered.png&#34; alt=&#39;Scientifique travaillant sur la guérison des tumeurs cérébrales dans un centre de Recherche. Source: iStock.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Scientifique travaillant sur la guérison des tumeurs cérébrales dans un centre de Recherche. Source: iStock. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une première raison est que les scanners IRM sont désormais dotés d’une intensité de champ plus élevée (ce qui permet d’obtenir des images diagnostiques plus précises) et de trous de forage plus larges (ce qui améliore le confort du patient et permet de scanner des patients obèses ou à forte musculature). Ces innovations ont amélioré la qualité des soins, mais au prix d’une consommation d’énergie plus élevée. Dans l’étude de 2012, la consommation moyenne d’énergie par scan avant les améliorations de l’efficacité énergétique était de 15 kWh. Une étude de 2020 a mesuré une consommation d’énergie de 17 kWh et 23,6 kWh par balayage pour des scanners IRM avec un champ de 1,5 et 3 Teslas respectivement. &lt;sup id=&#34;fnref:33&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:33&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les scanners IRM dotés de meilleures capacités de diagnostic augmentent également la consommation d’énergie de manière inattendue, car les équipements médicaux, les produits pharmaceutiques et les traitements s’entre-définissent et se modifient mutuellement. &lt;sup id=&#34;fnref:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Par exemple, les médecins avaient l’habitude de diagnostiquer un patient avec un examen physique et en lui posant des questions mais n’utilisaient des équipements médicaux que pour confirmer leur diagnostic, si nécessaire. Aujourd’hui, les diagnostics sont effectués en amont via des machines et déterminent le processus de décision, ce qui entraîne une augmentation du nombre de tests et de l’énergie consommée. L’introduction de nouveaux produits pharmaceutiques peut également favoriser des pratiques de diagnostic de plus en plus énergivores. Par exemple, certains médicaments contre le cancer sont désormais conçus pour traiter un sous-type de tumeur très spécifique, ce qui nécessite une
imagerie médicale de plus en plus précise pour identifier ce sous-type. &lt;sup id=&#34;fnref1:34&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:34&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’introduction de davantage d’énergie de sources renouvelables pourrait potentiellement réduire les émissions des soins de santé sur place et tout au long de la chaîne d’approvisionnement, mais comme la consommation d’énergie des traitements médicaux continue d’augmenter, ce résultat est peu probable. En outre, un calcul rapide montre que, même sans croissance supplémentaire de la consommation d’énergie, un système de santé américain neutre en carbone absorberait la totalité de la production américaine
d’énergie renouvelable – soleil, vent, hydroélectricité, bois, géothermie, biocarburants et déchets. &lt;sup id=&#34;fnref:35&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:35&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le défi est à peine moins important dans les autres pays riches. Enfin, une énergie renouvelable ne résoudrait pas tous les dommages environnementaux du secteur des soins de santé et n’éliminerait
même pas toutes ses émissions carbone.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;des-soins-de-santé-suffisants-&#34;&gt;Des soins de santé suffisants ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour réduire l’empreinte environnementale des soins de santé modernes, nous devons remettre en question la tendance à recourir à toujours plus de technologies et services énergivores. Il en va de même dans d’autres domaines de la vie courante. &lt;sup id=&#34;fnref1:32&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:32&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, même si pour certains les modes de vie frugaux et passés ont du charme voire de réels avantages (ex : niveau confort ou commodité), peu seraient tentés d’appliquer ces principes à la santé et à la longévité. Après tout, l’équivalent en matière de santé de voyager plus lentement ou de porter
un pull supplémentaire chez soi peut être de vivre moins longtemps, de souffrir davantage, ou d’être moins mobile les vieux jours venus. Par exemple, si nous arrêtions d’utiliser les scanners IRM ou si nous n’utilisions que ceux dont l’intensité de champ est de 1,5 Tesla, la précision moindre du diagnostic ferait que certains cancers ne seraient pas détectés, ce qui entraînerait une baisse du taux de survie au cancer et de l’espérance de vie moyenne. Du moins, c’est ce qu’il semble.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/barber-surgeon_dithered.png&#34; alt=&#39;Chirurgien-barbier extrayant une dent, un tableau d&amp;amp;rsquo;Adriaen van Ostade, 1630.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Chirurgien-barbier extrayant une dent, un tableau d&#39;Adriaen van Ostade, 1630. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si l’on considère les soins de santé dans un contexte historique, il semble évident qu’il existe un lien puissant entre l’utilisation de technologies médicales énergivores d’une part, et la santé et la longévité d’une population d’autre part. Même en remontant moins d’un siècle en arrière, on constate
que les résultats en matière de santé et les taux de survie pour toutes sortes de maladies étaient beaucoup plus faibles et l’espérance de vie moyenne mondiale dans n’importe quel pays riche en 1950 plus basse comparée à aujourd’hui (72,6 ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hôpitaux remontent à l’Antiquité, mais ils ne faisaient alors qu’accueillir les personnes ayant viré folles ou attendant la mort. Au Moyen Âge, la chirurgie se pratiquait chez les barbiers, où les « barbiers-chirurgiens » pratiquaient des saignées, des extractions de dents et des amputations, en plus des coupes de cheveux et des rasages habituels. Ils préparaient leurs propres anesthésiques à base d’herbes et d’alcool, qui pouvaient être tout aussi mortels que le traitement lui-même. &lt;sup id=&#34;fnref:36&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:36&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Un regard sur les pays « en développement » d’aujourd’hui semble également suggérer un lien clair entre les émissions des soins de santé, qui sont très modestes, et l’espérance de vie, qui peut être de 20 à 30 ans inférieure à celle des pays riches. &lt;sup id=&#34;fnref:37&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:37&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:38&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:38&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:39&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:39&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;39&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:40&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:40&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;40&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:41&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:41&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;41&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, si l’on creuse un peu plus, le lien entre la consommation d’énergie et la longévité n’est pas aussi immédiat qu’il n’y paraît. C’est ce que montre l’exemple des États-Unis, qui possèdent le système de soins le plus coûteux et le moins durable du monde, mais qui se classent derrière la plupart des pays européens pour l’indice d’accès et de qualité des soins de santé (qui mesure les taux de décès de 32 causes pouvant être évités par des soins efficaces). Les citoyens américains ont également une espérance de vie inférieure à celle des citoyens européens. Il est donc clair que d’autres facteurs entrent également en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;la-résistance-aux-maladies&#34;&gt;La résistance aux maladies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, la qualité d’un système de soins de santé n’est pas le seul déterminant de la santé et de la longévité. C’est là que l’Histoire a une leçon importante à nous donner. Les connaissances médicales remontant à l’Antiquité considéraient la santé de manière plus holistique et mettaient l’accent sur le développement de la résistance inhérente du corps aux maladies. Hippocrate, par exemple, souvent considéré comme le père de la médecine occidentale, prescrivait une mise au régime, la gymnastique, l’exercice, les massages, l’hydrothérapie et les bains de mer. &lt;sup id=&#34;fnref:42&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:42&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;42&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait arguer que nos ancêtres n’avaient pas d’autre choix que de se concentrer sur la prévention des maladies, car ils disposaient de peu de traitements. Cependant, la sagesse de leur approche est plus actuelle que jamais. Aujourd’hui, dans les sociétés à revenus élevés, de nombreux patients ont besoin d’un traitement médical en raison de ce que l’on appelle les maladies liées au mode de vie – celles causées par une alimentation pauvre ou excessive, un manque d’activité physique, le stress ou la toxicomanie. Les risques typiques pour la santé sont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, la dépression, l’obésité, certains types de cancers et une plus grande vulnérabilité aux maladies infectieuses. La société industrielle nous a fournis des traitements médicaux efficaces, mais elle nous rend aussi malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie que la santé et la longévité peuvent être promues par d’autres moyens qu’un système de soins de santé de plus en plus gourmand en ressources. En agissant sur les déterminants plus généraux de la santé et de la longévité, nous pourrions passer d’une médecine curative à une médecine
préventive. &lt;sup id=&#34;fnref3:15&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:15&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:43&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:43&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;43&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La médecine préventive ne se résume pas à des incitations gouvernementales à ne pas fumer (pour ensuite encaisser l’argent des taxes sur les ventes de cigarettes). Elle concerne plutôt des changements systémiques qui vont au-delà du seul changement de comportement.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/cars-health_dithered.png&#34; alt=&#39;Heure de pointe à São Paulo, Brésil, 2005. Domaine publique.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Heure de pointe à São Paulo, Brésil, 2005. Domaine publique. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, une réduction significative de l’utilisation des voitures dans nos sociétés apporterait un nombre étonnamment élevé d’avantages pour la santé, qui réduiraient le besoin de traitements médicaux énergivores. Cela réduirait les dommages causés par les accidents de la route ainsi que par la pollution atmosphérique et sonore. Les gens seraient plus actifs physiquement (ce qui préviendrait de nombreuses maladies liées aux modes de vie trop sédentaires) et cela libérerait beaucoup d’espaces publics où les gens pourraient se réunir, où les enfants pourraient jouer et où les arbres pourraient (re)pousser (autant de facteurs importants pour la santé mentale d’une population). La réduction
des émissions de gaz à effet de serre produite par une moindre utilisation de la voiture contrebalancerait facilement les émissions du système de santé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passer à un système de production alimentaire plus sain, s’attaquer aux dommages environnementaux causés par l’industrie du plastique, réduire la pauvreté et les inégalités sociales, introduire des horaires de travail plus courts et des emplois plus valorisants sont d’autres exemples de médecine
préventive. Nous n’avons pas atteint aujourd’hui une espérance de vie plus élevée uniquement grâce à de meilleurs systèmes de santé. Nous l’avons également obtenue grâce à l’amélioration de l’éducation, de l’hygiène, des règles de sécurité civile et routière, des systèmes de protection sociale, de la
lutte contre la criminalité et d’un approvisionnement alimentaire plus fiable. La faible espérance de vie moyenne dans les pays pauvres est en partie due à ces facteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La médecine préventive permettrait également de réduire les dommages causés à la santé par les traitements médicaux eux-mêmes. Il s’agit des dégâts sanitaires résultant des erreurs médicales ou des effets secondaires des produits pharmaceutiques et, plus indirectement, de la pollution générée
par le secteur des soins médicaux. Par exemple, la pollution atmosphérique générée par les services de santé contribue à la prévalence de l’asthme, qui augmente à son tour la demande de soins. Le changement climatique et les autres atteintes à l’environnement menacent les jeunes générations et
les générations futures d’un impact encore plus important sur la santé, par exemple en raison de mauvaises récoltes, de la propagation de maladies, de phénomènes météorologiques extrêmes et de catastrophes naturelles. &lt;sup id=&#34;fnref:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;la-loi-des-rendements-décroissants&#34;&gt;La loi des rendements décroissants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, dans un système de santé, les pratiques médicales qui consomment le plus d’énergie n’entraînent pas nécessairement une amélioration proportionnelle des résultats en matière de santé. Comme tant d’autres secteurs de la société industrielle, le système de soins curatifs est vulnérable à la loi des rendements décroissants : il faut de plus en plus d’énergie pour obtenir des
améliorations sanitaires de moins en moins significatives. &lt;sup id=&#34;fnref1:5&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:5&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; À l’inverse, signifie qu’une baisse relativement faible de la qualité ou des caractéristiques des traitements médicaux pourrait entraîner des réductions relativement importantes de l’utilisation des ressources et des émissions de GES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prévention des infections est un bon exemple. Le développement de l’anesthésie générale dans les années 1840 a rendu la chirurgie possible, mais, à l’époque, plus de 90% des plaies chirurgicales s’infectaient, entraînant souvent la mort. &lt;sup id=&#34;fnref1:4&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:4&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref2:5&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:5&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La première diminution importante des taux d’infection suivit l’apparition des pratiques antiseptiques (1880-1900) et la deuxième suivit l’introduction des antibiotiques (1945-1970). En 1985, le taux d’infection global était tombé à environ 5 %. Depuis lors, beaucoup de ressources ont été investies pour obtenir des gains progressifs vers une stérilité à 100 %, principalement en remplaçant les fournitures réutilisables par leur version
jetable à usage unique. &lt;sup id=&#34;fnref1:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img  vertical&#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/reuse-surgical-instruments_dithered.png&#34; alt=&#39;Une infirmière de bloc d&amp;amp;rsquo;opératoire prépare les instruments pour une chirurgie à l&amp;amp;rsquo;hôpital 3rd Station, Corée. 1951. Source: US National Library of Medicine.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Une infirmière de bloc d&#39;opératoire prépare les instruments pour une chirurgie à l&#39;hôpital 3rd Station, Corée. 1951. Source: US National Library of Medicine. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si elles sont correctement décontaminées, les fournitures réutilisables ne présentent pas de risques accrus d’infection, mais une contamination croisée entre patients peut parfois se produire par erreur. Néanmoins, certains scientifiques plaident pour un retour aux produits réutilisables, dont l’empreinte
environnementale est bien moindre dans la plupart des cas. Par exemple, l’utilisation de manches de laryngoscope réutilisables produit 16 à 25 fois moins de gaz à effet de serre que les manches jetables à usage unique. &lt;sup id=&#34;fnref:45&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:45&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les chercheurs admettent que leur approche peut augmenter le nombre de
décès dus aux infections chirurgicales, mais que la production de fournitures à usage unique est encore plus dommageable sanitairement.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Des comparaisons de plusieurs chirurgies de la cataracte ont montré que le même traitement ne produit en Inde que 5 % des émissions et 6 % des déchets solides produits au Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu’il s’agit de maximiser les rendements, les pays moins développés peuvent nous donner quelques leçons. Des comparaisons entre la chirurgie de la cataracte au Royaume-Uni et en Inde ont montré que le même traitement (phacoémulsifiassions) dans les cliniques indiennes Aravind Eye est beaucoup
moins cher et ne produit que 5 % des émissions et 6 % des déchets solides produits au Royaume-Uni. Cela s’explique principalement par le fait que les chirurgiens indiens réutilisent un maximum de fournitures, de dispositifs et de médicaments sur un maximum de patients. &lt;sup id=&#34;fnref2:26&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:26&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:46&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:46&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;46&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:47&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:47&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;47&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:48&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:48&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;48&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:49&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:49&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;49&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; De plus, ils utilisent des fournitures, des implants et des médicaments fabriqués localement et
appliquent un système à deux lits dans lequel un patient est opéré pendant qu’un autre est positionné et préparé dans le lit voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ces pratiques bafouent les réglementations en matière de contrôle des infections des pays à hauts revenus, la chirurgie de la cataracte en Inde donne des résultats similaires, voire meilleurs et ne provoque pas plus d’infections qu’au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Par conséquent, il se pourrait bien que la loi des rendements décroissants ait atteint sa limite ultime, au sens qu’une pratique médicale coûteuse et non viable ne semble pas apporter le moindre avantage pour la santé. Les cliniques ophtalmologiques indiennes démontrent qu’un modèle de soins efficace est possible sans fournitures et ressources non durables et coûteuses. L’innovation médicale est possible sans nouvelles technologies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;guidée-par-le-profit&#34;&gt;Guidée par le profit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La loi des rendements décroissants et l’accentuation de la médecine curative s’expliquent par le fait que l’innovation médicale est essentiellement motivée par le profit. &lt;sup id=&#34;fnref:50&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:50&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;50&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref:51&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:51&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;51&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les entreprises privées qui développent et vendent des équipements médicaux, des produits pharmaceutiques et d’autres produits de soins n’auraient rien à gagner si la demande de nouvelles technologies et de nouveaux produits curatifs diminuait, ou si les technologies médicales étaient jugées en fonction de leur utilisation de ressources. L’industrie médicale veut – logiquement – augmenter les ventes de ses produits et dispose d’énormes budgets de marketing et d’un pouvoir de lobbying pour le faire.&lt;sup id=&#34;fnref:52&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:52&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;52&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2021/02/how-sustainable-is-high-tech-health-care/images/dithers/healthcare-1910s_dithered.png&#34; alt=&#39;Hôpital militaire King George, salle de traitement électrique et de radiographie. 1915. Source: US National Library of Medicine.&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Hôpital militaire King George, salle de traitement électrique et de radiographie. 1915. Source: US National Library of Medicine. 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 20 à 40 % des dépenses de santé sont gaspillées et elle affirme que « le rapport coût-efficacité, le besoin réel et l’utilité probable de nombreuses technologies innovantes sont discutables ». De plus en plus de publications universitaires montrent à quel point les patients des pays riches sont « surdosés, surtraités et surdiagnostiqués ». &lt;sup id=&#34;fnref1:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;sup id=&#34;fnref1:14&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:14&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tout cela n’est inévitable. Un système de soins de santé moderne pourrait également fonctionner dans un autre contexte économique. Par exemple, certains ont suggéré le développement en « open source » d’équipements médicaux et de produits pharmaceutiques, permettant ainsi aux technologies de la santé de devenir un bien commun (NDT : « open source » dans le sens où les technologies des équipements et produits médicaux seraient en libre accès, sans couvert de confidentialité, libre à la redistribution et à la copie). Réorienter la charge fiscale pesant sur le travail vers les ressources
peut aussi faire partie de la solution. Dans les pays riches, les équipements médicaux, produits pharmaceutiques et produits jetables servent en partie à réduire le coût de la main-d’œuvre humaine dans le domaine de la santé.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;âge-et-durabilité&#34;&gt;Âge et durabilité&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur la base des données fragmentaires dont on dispose, il semble probable que l’utilisation des ressources des systèmes de soins modernes pourrait être réduite de manière significative, sans pour autant nous ramener aux barbiers-chirurgiens du Moyen-Âge. Un système de santé davantage axé sur
la médecine préventive et fonctionnant en dehors de la logique du marché pourrait réduire les émissions sans avoir d’impact négatif sur le bien-être, et pourrait même l’améliorer.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Comme les traitements médicaux sont de plus en plus gourmands en ressources, il est de plus en plus probable que les dommages causés à la santé publique par un traitement surpassent le gain individuel qu’en retire le patient, surtout à un âge avancé.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la loi des rendements décroissants met en évidence des possibilités de réduction de l’empreinte environnementale des services de soins. Par exemple, si leur empreinte environnementale était réduite de moitié, il serait très peu probable que l’espérance de vie diminue proportionnellement. Près de la moitié des dépenses de santé au cours d’une vie – et donc de
la consommation d’énergie et des émissions – sont engagées pendant la vieillesse (+65 ans). Pour les personnes âgées de 85 ans et plus, plus d’un tiers des dépenses de toute une vie s’accumuleront pendant les années restantes. &lt;sup id=&#34;fnref:53&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:53&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;53&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plaider pour un raccourcissement de l’espérance de vie moyenne, même s’il s’agit d’une diminution très modeste, parait problématique. Cependant, éviter le sujet l’est tout autant. En raison de l’énorme empreinte écologique des systèmes de soins modernes (qui ne cesse de croître), la santé et la
longévité d’aujourd’hui se font, du moins en partie, au détriment de celles des générations plus jeunes et futures, qui n’ont pas voix au chapitre dans ce débat. &lt;sup id=&#34;fnref2:44&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:44&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous guérissons une personne aujourd’hui, au prix de rendre d’autres personnes malades demain, les soins de santé deviennent contre-productifs. La santé n’est pas seulement un bien privé, mais aussi un bien public, et comme les traitements médicaux sont de plus en plus gourmands en ressources, il est
de plus en plus probable que les dommages causés à la santé publique par un traitement en particulier surpassent le gain individuel qu’en tire le patient, surtout à un âge avancé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci à Elizabeth Shove&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;footnotes&#34; role=&#34;doc-endnotes&#34;&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id=&#34;fn:1&#34;&gt;
&lt;p&gt;Pichler, Peter-Paul, et al. &amp;ldquo;International comparison of health care carbon footprints.&amp;rdquo; Environmental Research Letters 14.6 (2019): 064004. &lt;a href=&#34;https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ab19e1/pdf&#34;&gt;https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ab19e1/pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:1&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:1&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:2&#34;&gt;
&lt;p&gt;Des estimations nationales des émissions de gaz à effet de serre du secteur de la santé ont été réalisées pour le Royaume-Uni (2009), les États-Unis (2009 et 2016), la Suède (2017), l&amp;rsquo;Australie (2018), le Canada (2018), la Chine (2019) et le Japon (2020) ) et l&amp;rsquo;Autriche (2020). Pour un aperçu, voir [15]. Cependant, comme chaque étude a sa propre méthodologie, les résultats ne sont pas parfaitement comparables. C’est pourquoi je cite cette source, car elle donne des estimations comparables.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:3&#34;&gt;
&lt;p&gt;Eckelman, Matthew J., and Jodi Sherman. &amp;ldquo;Environmental impacts of the US health care system and effects on public health.&amp;rdquo; PloS one 11.6 (2016): e0157014. &lt;a href=&#34;https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0157014&#34;&gt;https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0157014&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:3&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:4&#34;&gt;
&lt;p&gt;US National Health Expenditure Data. Centers for Medicare &amp;amp; Medicaid Services. &lt;a href=&#34;https://www.cms.gov/Research-Statistics-Data-and-Systems/Statistics-Trends-and-Reports/NationalHealthExpendData/NationalHealthAccountsHistorical&#34;&gt;https://www.cms.gov/Research-Statistics-Data-and-Systems/Statistics-Trends-and-Reports/NationalHealthExpendData/NationalHealthAccountsHistorical&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:4&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:5&#34;&gt;
&lt;p&gt;Tainter, Joseph. The collapse of complex societies. Cambridge university press, 1988. Page 102 &amp;amp; 103.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:5&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:5&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:5&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:6&#34;&gt;
&lt;p&gt;Current healthcare expenditure, 2012-2017, Eurostat. Current health expenditure per capita (current US$) - European Union, World Bank. Current health expenditure per capita, PPP (current international $) - European Union, World Bank. Health spending, OECD.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:6&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:7&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dans ce qui suit j&amp;rsquo;ignore l&amp;rsquo;utilisation des ressources et les émissions causées par le transport vers et depuis les établissements de soins, ainsi que l&amp;rsquo;utilisation des ressources et les émissions causées par la construction des établissements de santé eux-mêmes.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:7&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:8&#34;&gt;
&lt;p&gt;Des recherches menées dans différents pays ont montré une consommation d&amp;rsquo;électricité de 130 à 280 kilowattheures par mètre carré et par an, ce qui représente environ 50% de la consommation énergétique totale du bâtiment sur place. [11-12] À titre de comparaison, la consommation résidentielle d&amp;rsquo;électricité dans les ménages européens est en moyenne de 70 kWh / m2 / an et la demande totale d&amp;rsquo;énergie est dominée par le chauffage (et non par l&amp;rsquo;électricité). Selon une étude de 2016, pour laquelle des scientifiques ont collecté des données de puissance sur une période de 18 mois dans un hôpital allemand, les blocs opératoires sont ceux qui consomment le plus d&amp;rsquo;électricité (438 kWh / m2 / an), suivis des unités de soins intensifs (135 kWh / m2 / an). [9]&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:8&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:9&#34;&gt;
&lt;p&gt;Christiansen, Nils, Martin Kaltschmitt, and Frank Dzukowski. &amp;ldquo;Electrical energy consumption and utilization time analysis of hospital departments and large scale medical equipment.&amp;rdquo; Energy and Buildings 131 (2016): 172-183.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:9&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:10&#34;&gt;
&lt;p&gt;Wu, Rui. &amp;ldquo;The carbon footprint of the Chinese health-care system: an environmentally extended input–output and structural path analysis study.&amp;rdquo; The Lancet Planetary Health 3.10 (2019): e413-e419. &lt;a href=&#34;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2542519619301925&#34;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2542519619301925&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:10&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:10&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:11&#34;&gt;
&lt;p&gt;Bawaneh, Khaled, et al. &amp;ldquo;Energy consumption analysis and characterization of healthcare facilities in the United States.&amp;rdquo; Energies 12.19 (2019): 3775. &lt;a href=&#34;https://www.mdpi.com/1996-1073/12/19/3775/pdf&#34;&gt;https://www.mdpi.com/1996-1073/12/19/3775/pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:11&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:12&#34;&gt;
&lt;p&gt;Rohde, Tarald, and Robert Martinez. &amp;ldquo;Equipment and energy usage in a large teaching hospital in Norway.&amp;rdquo; Journal of healthcare engineering 6 (2015). &lt;a href=&#34;http://downloads.hindawi.com/journals/jhe/2015/231507.pdf&#34;&gt;http://downloads.hindawi.com/journals/jhe/2015/231507.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:12&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:13&#34;&gt;
&lt;p&gt;Black, Douglas R., et al. &amp;ldquo;Evaluation of miscellaneous and electronic device energy use in hospitals.&amp;rdquo; World Review of Science, Technology and Sustainable Development 10.1-2-3 (2013): 113-128. &lt;a href=&#34;https://www.osti.gov/servlets/purl/1172701&#34;&gt;https://www.osti.gov/servlets/purl/1172701&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:13&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:13&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:14&#34;&gt;
&lt;p&gt;Picano, Eugenio. &amp;ldquo;Environmental sustainability of medical imaging.&amp;rdquo; Acta Cardiologica (2020): 1-5. &lt;a href=&#34;https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00015385.2020.1815985&#34;&gt;https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00015385.2020.1815985&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:14&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:14&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:15&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sherman, Jodi D., et al. &amp;ldquo;The Green Print: Advancement of Environmental Sustainability in Healthcare.&amp;rdquo; Resources, Conservation and Recycling 161 (2020): 104882. &lt;a href=&#34;https://www.researchgate.net/profile/Brett_Duane/publication/343137350_The_Green_Print_Advancement_of_Environmental_Sustainability_in_Healthcare/links/5f216962299bf134048f8960/The-Green-Print-Advancement-of-Environmental-Sustainability-in-Healthcare.pdf&#34;&gt;https://www.researchgate.net/profile/Brett_Duane/publication/343137350_The_Green_Print_Advancement_of_Environmental_Sustainability_in_Healthcare/links/5f216962299bf134048f8960/The-Green-Print-Advancement-of-Environmental-Sustainability-in-Healthcare.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref3:15&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:16&#34;&gt;
&lt;p&gt;Martin, Marisa, et al. &amp;ldquo;Environmental impacts of abdominal imaging: a pilot investigation.&amp;rdquo; Journal of the American College of Radiology 15.10 (2018): 1385-1393. &lt;a href=&#34;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1546144018308639&#34;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1546144018308639&lt;/a&gt;. The researchers write that “when production and use phases are combined, the total energy consumption of MRI (&amp;gt;309 MJ/examination, abdominal scan, 1.5 Tesla) is comparable with cooling a three-bedroom house with central air-conditioning for a day”.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:16&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:17&#34;&gt;
&lt;p&gt;Weisz, Ulli, et al. &amp;ldquo;Carbon emission trends and sustainability options in Austrian health care.&amp;rdquo; Resources, Conservation and Recycling 160 (2020): 104862.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:17&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:18&#34;&gt;
&lt;p&gt;Belkhir, Lotfi, and Ahmed Elmeligi. &amp;ldquo;Carbon footprint of the global pharmaceutical industry and relative impact of its major players.&amp;rdquo; Journal of Cleaner Production 214 (2019): 185-194. &lt;a href=&#34;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959652618336084&#34;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959652618336084&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:18&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:19&#34;&gt;
&lt;p&gt;Laufman, Harold, Luther Riley, and Barry Badner. &amp;ldquo;Use of disposable products in surgical practice.&amp;rdquo; Archives of Surgery 111.1 (1976): 20-26. &lt;a href=&#34;https://jamanetwork.com/journals/jamasurgery/article-abstract/581229&#34;&gt;https://jamanetwork.com/journals/jamasurgery/article-abstract/581229&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:19&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:20&#34;&gt;
&lt;p&gt;Gilden, Daniel J., K. N. Scissors, and J. B. Reuler. &amp;ldquo;Disposable products in the hospital waste stream.&amp;rdquo; Western journal of medicine 156.3 (1992): 269. &lt;a href=&#34;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1003232/pdf/westjmed00091-0045.pdf&#34;&gt;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1003232/pdf/westjmed00091-0045.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:20&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:21&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sherman, Jodi D., and Harriet W. Hopf. &amp;ldquo;Balancing infection control and environmental protection as a matter of patient safety: the case of laryngoscope handles.&amp;rdquo; Anesthesia &amp;amp; Analgesia 127.2 (2018): 576-579. &lt;a href=&#34;https://www.researchgate.net/profile/Jodi_Sherman/publication/322407715_Balancing_Infection_Control_and_Environmental_Protection_as_a_Matter_of_Patient_Safety_The_Case_of_Laryngoscope_Handles/links/5a82ba12a6fdcc6f3eadcfab/Balancing-Infection-Control-and-Environmental-Protection-as-a-Matter-of-Patient-Safety-The-Case-of-Laryngoscope-Handles.pdf&#34;&gt;https://www.researchgate.net/profile/Jodi_Sherman/publication/322407715_Balancing_Infection_Control_and_Environmental_Protection_as_a_Matter_of_Patient_Safety_The_Case_of_Laryngoscope_Handles/links/5a82ba12a6fdcc6f3eadcfab/Balancing-Infection-Control-and-Environmental-Protection-as-a-Matter-of-Patient-Safety-The-Case-of-Laryngoscope-Handles.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:21&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:22&#34;&gt;
&lt;p&gt;Thiel, Cassandra Lee, et al. &amp;ldquo;Life cycle assessment of medical procedures: Vaginal and cesarean section births.&amp;rdquo; 2012 IEEE International Symposium on Sustainable Systems and Technology (ISSST). IEEE, 2012.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:22&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:23&#34;&gt;
&lt;p&gt;Campion, Nicole, et al. &amp;ldquo;Sustainable healthcare and environmental life-cycle impacts of disposable supplies: a focus on disposable custom packs.&amp;rdquo; Journal of Cleaner Production 94 (2015): 46-55.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:23&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:24&#34;&gt;
&lt;p&gt;“Reusables, Disposables each play a role in preventing cross-contamination”, Elizabeth Srejic, Infection Control Today, April 2016&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:24&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:25&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sustainability roadmap for hospitals, American Association of Hospitals. &lt;a href=&#34;http://www.sustainabilityroadmap.org/topics/waste.shtml#.YCsEOXyYXWc&#34;&gt;http://www.sustainabilityroadmap.org/topics/waste.shtml#.YCsEOXyYXWc&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:25&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:26&#34;&gt;
&lt;p&gt;Thiel, Cassandra L., et al. &amp;ldquo;Cataract surgery and environmental sustainability: waste and lifecycle assessment of phacoemulsification at a private healthcare facility.&amp;rdquo; Journal of Cataract &amp;amp; Refractive Surgery 43.11 (2017): 1391-1398. &lt;a href=&#34;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5728421/&#34;&gt;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5728421/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:26&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:27&#34;&gt;
&lt;p&gt;Vollmer, Martin K., et al. &amp;ldquo;Modern inhalation anesthetics: potent greenhouse gases in the global atmosphere.&amp;rdquo; Geophysical Research Letters 42.5 (2015): 1606-1611. &lt;a href=&#34;https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2014GL062785&#34;&gt;https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2014GL062785&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:27&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:28&#34;&gt;
&lt;p&gt;Salas, Renee N., et al. &amp;ldquo;A pathway to net zero emissions for healthcare.&amp;rdquo; bmj 371 (2020).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:28&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:29&#34;&gt;
&lt;p&gt;Brown, Lawrence H., et al. &amp;ldquo;Estimating the life cycle greenhouse gas emissions of Australian ambulance services.&amp;rdquo; Journal of Cleaner Production 37 (2012): 135-141.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:29&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:30&#34;&gt;
&lt;p&gt;Connor, A., R. Lillywhite, and M. W. Cooke. &amp;ldquo;The carbon footprint of a renal service in the United Kingdom.&amp;rdquo; QJM: An International Journal of Medicine 103.12 (2010): 965-975. &lt;a href=&#34;https://academic.oup.com/qjmed/article/103/12/965/1584174&#34;&gt;https://academic.oup.com/qjmed/article/103/12/965/1584174&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:30&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:31&#34;&gt;
&lt;p&gt;Herrmann, C., and A. Rock. &amp;ldquo;Magnetic resonance equipment (MRI)–Study on the potential for environmental improvement by the aspect of energy efficiency.&amp;rdquo; PE INTERNATIONAL AG, Report (2012).&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:31&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:31&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:32&#34;&gt;
&lt;p&gt;Shove, Elizabeth. &amp;ldquo;What is wrong with energy efficiency?.&amp;rdquo; Building Research &amp;amp; Information 46.7 (2018): 779-789. &lt;a href=&#34;https://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/09613218.2017.1361746&#34;&gt;https://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/09613218.2017.1361746&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:32&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:32&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:33&#34;&gt;
&lt;p&gt;Heye, Tobias, et al. &amp;ldquo;The energy consumption of radiology: energy-and cost-saving opportunities for CT and MRI operation.&amp;rdquo; Radiology 295.3 (2020): 593-605. &lt;a href=&#34;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32208096/&#34;&gt;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32208096/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:33&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:34&#34;&gt;
&lt;p&gt;Blue, Stanley. &amp;ldquo;Reducing demand for energy in hospitals: opportunities for and limits to temporal coordination.&amp;rdquo; Demanding Energy. Palgrave Macmillan, Cham, 2018. 313-337.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:34&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:35&#34;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://www.eia.gov/tools/faqs/faq.php?id=92&amp;amp;t=4&#34;&gt;https://www.eia.gov/tools/faqs/faq.php?id=92&amp;amp;t=4&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:35&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:36&#34;&gt;
&lt;p&gt;Duffin, Jacalyn. History of medicine: a scandalously short introduction. University of Toronto Press, 2010.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:36&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:37&#34;&gt;
&lt;p&gt;WHO compendium of innovative health technologies for low-resource settings, WHO; 2016-17. WHO, 2018. &lt;a href=&#34;https://www.who.int/medical_devices/publications/compendium_2016_2017/en/&#34;&gt;https://www.who.int/medical_devices/publications/compendium_2016_2017/en/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:37&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:38&#34;&gt;
&lt;p&gt;Medical devices: managing the mismatch: an outcome of the priority medical devices project: methodology briefing paper, WHO, 2010. &lt;a href=&#34;https://apps.who.int/iris/handle/10665/70491&#34;&gt;https://apps.who.int/iris/handle/10665/70491&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:38&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:39&#34;&gt;
&lt;p&gt;Global Atlas of Medical Devices, WHO, 2017. &lt;a href=&#34;https://www.who.int/medical_devices/publications/global_atlas_meddev2017/en/&#34;&gt;https://www.who.int/medical_devices/publications/global_atlas_meddev2017/en/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:39&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:40&#34;&gt;
&lt;p&gt;Page, Brandi R., et al. &amp;ldquo;Cobalt, linac, or other: what is the best solution for radiation therapy in developing countries?.&amp;rdquo; International Journal of Radiation Oncology* Biology* Physics89.3 (2014): 476-480.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:40&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:41&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dans une enquête menée auprès de chirurgiens dans 30 pays africains, 48% ont signalé des pannes de courant au moins une fois par semaine, 29% avaient fonctionné en utilisant uniquement des lumières de téléphone portable et 19% avaient connu des résultats chirurgicaux médiocres suite de cela. [28]&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:41&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:42&#34;&gt;
&lt;p&gt;Parker, Steve. Medicine: The Definitive Illustrated History. DK Publishing, 2016.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:42&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:43&#34;&gt;
&lt;p&gt;Hall, Peter A., and Michèle Lamont, eds. Successful societies: How institutions and culture affect health. Cambridge University Press, 2009.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:43&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:44&#34;&gt;
&lt;p&gt;Borowy, Iris, and Jean-Louis Aillon. &amp;ldquo;Sustainable health and degrowth: Health, health care and society beyond the growth paradigm.&amp;rdquo; Social Theory &amp;amp; Health 15.3 (2017): 346-368.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref1:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref2:44&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:45&#34;&gt;
&lt;p&gt;Sherman, Jodi D., and Harriet W. Hopf. &amp;ldquo;Balancing infection control and environmental protection as a matter of patient safety: the case of laryngoscope handles.&amp;rdquo; Anesthesia &amp;amp; Analgesia 127.2 (2018): 576-579.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:45&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:46&#34;&gt;
&lt;p&gt;Steyn, A., et al. &amp;ldquo;Frugal innovation for global surgery: leveraging lessons from low-and middle-income countries to optimise resource use and promote value-based care.&amp;rdquo; The Bulletin of the Royal College of Surgeons of England 102.5 (2020): 198-200. &lt;a href=&#34;https://publishing.rcseng.ac.uk/doi/pdf/10.1308/rcsbull.2020.150&#34;&gt;https://publishing.rcseng.ac.uk/doi/pdf/10.1308/rcsbull.2020.150&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:46&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:47&#34;&gt;
&lt;p&gt;Haripriya, Aravind, David F. Chang, and Ravilla D. Ravindran. &amp;ldquo;Endophthalmitis reduction with intracameral moxifloxacin in eyes with and without surgical complications: Results from 2 million consecutive cataract surgeries.&amp;rdquo; Journal of Cataract &amp;amp; Refractive Surgery 45.9 (2019): 1226-1233. &lt;a href=&#34;https://www.aurolab.com/images/JCRS%202%20million.pdf&#34;&gt;https://www.aurolab.com/images/JCRS%202%20million.pdf&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:47&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:48&#34;&gt;
&lt;p&gt;Venkatesh, Rengaraj, et al. &amp;ldquo;Carbon footprint and cost–effectiveness of cataract surgery.&amp;rdquo; Current opinion in ophthalmology 27.1 (2016): 82-88.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:48&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:49&#34;&gt;
&lt;p&gt;Thiel, Cassandra L., et al. &amp;ldquo;Utilizing off-the-shelf LCA methods to develop a ‘triple bottom line’auditing tool for global cataract surgical services.&amp;rdquo; Resources, Conservation and Recycling 158 (2020): 104805.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:49&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:50&#34;&gt;
&lt;p&gt;Relman, Arnold S. &amp;ldquo;The new medical-industrial complex.&amp;rdquo; New England Journal of Medicine 303.17 (1980): 963-970. &lt;a href=&#34;https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM198010233031703&#34;&gt;https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM198010233031703&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:50&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:51&#34;&gt;
&lt;p&gt;Smith, Richard. &amp;ldquo;Limits to medicine. Medical nemesis: the expropriation of health.&amp;rdquo; Journal of Epidemiology &amp;amp; Community Health 57.12 (2003): 928-928. &lt;a href=&#34;https://jech.bmj.com/content/57/12/928&#34;&gt;https://jech.bmj.com/content/57/12/928&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:51&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:52&#34;&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine des soins de santé, il existe une ligne mince entre le marketing et la corruption, en particulier lorsque le public cible est le personnel médical qui peut tirer profit de l&amp;rsquo;utilisation ou de la prescription d&amp;rsquo;un dispositif médical ou d&amp;rsquo;un médicament, ou lorsque les régulateurs sont incités à faciliter des pratiques qui augmentent les profits. Transparancy International classe l’achat de médicaments et d’équipements médicaux au quatrième rang sur une liste de sept processus à haut risque de corruption et qualifie le problème de « généralisé dans tous les pays ». [37]&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:52&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id=&#34;fn:53&#34;&gt;
&lt;p&gt;Alemayehu, Berhanu, and Kenneth E. Warner. &amp;ldquo;The lifetime distribution of health care costs.&amp;rdquo; Health services research 39.3 (2004): 627-642. &lt;a href=&#34;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1361028/&#34;&gt;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1361028/&lt;/a&gt;&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:53&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;
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    </item>
    
    <item>
      <title>Les appareils auditifs traditionnels surpassent les dispositifs électriques modernes</title>
      <link>https://qelnixcor.cloud/fr/2017/08/non-electric-hearing-aids-outperform-modern-devices/</link>
      <enclosure url="https://qelnixcor.cloud/icons/sun.svg }}" type="image/png" length=""></enclosure><pubDate>Thu, 24 Aug 2017 00:00:00 +0000</pubDate>
      
      <guid>https://qelnixcor.cloud/fr/2017/08/non-electric-hearing-aids-outperform-modern-devices/</guid>
      <description>&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/08/non-electric-hearing-aids-outperform-modern-devices/images/dithers/oortrompet-2_dithered.png&#34; alt=&#39;Exemple de cornet acoustique. Source : Bernard Becker Medical Library Image Gallery (archives)&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Exemple de cornet acoustique. Source : [Bernard Becker Medical Library Image Gallery (archives)](https://web.archive.org/web/20121206034532/http://beckerimages.wustl.edu/cdm/search/collection/p15793coll3/searchterm/VC703!CID/field/all!all/mode/all!all/conn/or!and/order/identi) 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id=&#34;appareils-auditifs-numériques&#34;&gt;Appareils auditifs numériques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Environ 40 % de la population âgée de 55 à 74 ans souffre de troubles de l’audition. Malgré l’impact négatif de ce handicap sur leur qualité de vie et celle de leurs proches, seuls 20 % d’entre eux sont appareillés. Selon une analyse de 2013, la raison principale réside dans le manque d’efficacité des appareils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est intéressant de noter que ces résultats reflètent ceux d’études réalisées à la fin du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, ce qui implique que l’arrivée des appareils auditifs numériques n’a eu aucun effet positif sur la popularité de cette technologie. Les appareils auditifs se composent d’une pile, d’un microphone, d’un amplificateur et d’un écouteur. Les prothèses électriques plus petites comportent également une micropuce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays les plus pauvres, le coût du dispositif est l’obstacle principal, qu’il concerne l’appareil en lui-même ou les piles, qui doivent être souvent changées. Près d’un milliard de personnes dans le monde souffrent de troubles de l’audition, et pourtant, selon l’Organisation mondiale de la Santé, seul un cinquième d’entre eux est équipé d’appareils auditifs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;cornets-et-tubes-acoustiques&#34;&gt;Cornets et tubes acoustiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;À partir du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, différents types d’instruments auditifs non électriques ont été conçus, selon divers principes sonores. Parmi les dispositifs les plus notables figuraient les cornets et les tubes acoustiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/08/non-electric-hearing-aids-outperform-modern-devices/images/dithers/oortrompet-3_dithered.png&#34; alt=&#39;Exemple de cornet acoustique. Source : Bernard Becker Medical Library Image Gallery (archives)&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Exemple de cornet acoustique. Source : [Bernard Becker Medical Library Image Gallery (archives)](https://web.archive.org/web/20121206034532/http://beckerimages.wustl.edu/cdm/search/collection/p15793coll3/searchterm/VC703!CID/field/all!all/mode/all!all/conn/or!and/order/identi) 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le cornet acoustique laissait entrer le son par un tube métallique en forme d’entonnoir. Il était ensuite diffusé par une plus petite ouverture insérée dans l’oreille de l’auditeur. L’une des extrémités des cornets était souvent légèrement courbée, afin de pouvoir capter la source sonore plus facilement. Pour faciliter le transport, certains modèles étaient également démontables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tube acoustique, quant à lui, se composait d’un conduit flexible relié à un embout à forme d’entonnoir d’un côté, dans lequel le locuteur pouvait parler, tandis que l’autre côté du tube s’insérait dans l’oreille de l’auditeur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;dispositifs-auditifs-fixes&#34;&gt;Dispositifs auditifs fixes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les cornets et les tubes acoustiques étaient aussi réunis dans les dispositifs auditifs fixes, tels que le fauteuil acoustique : les grands cornets disposés de chaque côté du siège amplifiaient le son et le diffusaient dans des conduits flexibles placés dans les oreilles de l’auditeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des technologies de même nature pouvaient également se dissimuler dans des objets divers, tels que des vases, ce qui était utile lorsque plusieurs orateurs et auditeurs se trouvaient rassemblés autour d’une table. Avant l’apparition du téléphone, les tubes acoustiques étaient également utilisés par les personnes entendantes pour communiquer entre les étages d’un bâtiment ou d’un navire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;amplification-sonore&#34;&gt;Amplification sonore&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon des comparaisons effectuées à la fin du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, ces instruments sont plus efficaces que les appareils auditifs sophistiqués auxquels nous avons recours aujourd’hui. Les cornets et les tubes acoustiques ne se contentaient pas d’amplifier les sons de 10 à 25 décibels, ils atténuaient également les bruits parasites, ce qui améliorait davantage leur efficacité. En outre, le tube acoustique limitait le bruit qui aurait pu gêner l’orateur et l’auditeur.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#34;article-img &#34;&gt;
&lt;figure data-imgstate=&#34;dither&#34;&gt;
&lt;img src=&#34;https://qelnixcor.cloud/fr/2017/08/non-electric-hearing-aids-outperform-modern-devices/images/dithers/slanghoorn_dithered.png&#34; alt=&#39;Un tube acoustique&#39; loading=&#34;lazy&#34;/&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;figcaption class=&#34;caption&#34;&gt;
 Un tube acoustique 
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre point positif : les deux instruments étaient visibles et indiquaient au locuteur qu’il devait parler moins vite et de manière distincte. Cependant, cette visibilité pouvait être mal perçue. En effet, l’apparence des dispositifs auditifs non électriques est bien souvent ridicule, malgré leur efficacité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette raison explique la nouvelle tournure dans le développement des appareils auditifs à partir du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Les cornets et les tubes sont désormais beaucoup plus petits afin d’être dissimulés dans les vêtements et les accessoires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;fierté&#34;&gt;Fierté&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les modèles les plus populaires étaient ceux présentés sous la forme de serre-têtes, avec de petits cornets placés derrière les oreilles, qui se glissaient habilement sous des chapeaux, des perruques, ou se fondaient dans les barbes et les foulards. En prime, ces appareils pouvaient être utilisés sans intervention manuelle. Malheureusement, ils avaient des résultats nettement inférieurs à ceux des modèles plus anciens, et pouvaient même parfois nuire à l’audition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n’a pas empêché la nouvelle mode de s’imposer. Depuis le XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, on ne choisit plus ses appareils auditifs pour leur efficacité, mais pour leur discrétion et leur petite taille. Néanmoins, quiconque parvient à ravaler sa fierté peut revenir à une technologie qui a fait ses preuves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez une vaste collection d’images illustrant des appareils auditifs non électriques : &lt;a href=&#34;https://web.archive.org/web/20121206034532/http://beckerimages.wustl.edu/cdm/search/collection/p15793coll3/searchterm/VC703!CID/field/all!all/mode/all!all/conn/or!and/order/identi&#34;&gt;Bernard Becker Medical Library Image Gallery (archives)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&#34;sources&#34;&gt;Sources&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/6372770/&#34;&gt;&amp;ldquo;Non-electric aids to hearing: a short history&amp;rdquo;&lt;/a&gt; (&amp;ldquo;Les appareils auditifs non électriques : une brève histoire&amp;rdquo;), S.D.G. Stephens &amp;amp; J.C. Goodwin, in &lt;em&gt;Audiology&lt;/em&gt; 23: 215-240, 1984. Le document est disponible en ligne dans sa version intégrale, mais il est impossible d’y accéder par le biais d’un lien direct.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;http://beckerexhibits.wustl.edu/did/19thcent/index.htm&#34;&gt;&amp;ldquo;Conceiled hearing aids of the 19th century&amp;rdquo;&lt;/a&gt; (&amp;ldquo;Les méthodes de dissimulation des dispositifs auditifs au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&amp;rdquo;)](&lt;a href=&#34;http://beckerexhibits.wustl.edu/did/19thcent/index.htm)&#34;&gt;http://beckerexhibits.wustl.edu/did/19thcent/index.htm)&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Deafness in Disguise&lt;/em&gt;, Washington University School of Medicine.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&#34;https://www.tandfonline.com/doi/full/10.3109/14992027.2013.769066&#34;&gt;&amp;ldquo;Why do people with hearing aids do not wear them?&amp;rdquo;&lt;/a&gt; (&amp;ldquo;Pourquoi les personnes appareillées ne portent-elles pas leurs prothèses ?&amp;rdquo;) Abby McCormack &amp;amp; Heather Fortnum, &lt;em&gt;International Journal of Audiology&lt;/em&gt;, Volume 52, 5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; numéro, 2013.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
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    </item>
    
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